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F1: GP de Valence 2012 / Le billet de Keijo

Keijo Hyvonen le 19 juin 12 - 09:52 dans Actualité, F1

© Ferrari

F1: GP de Valence 2012 / Le billet de Keijo.

Le billet de Keijo, c’est la rubrique « pronostics » d’avant Grand Prix, ou les tenants et aboutissants sont pesés. Un travail d’analyse néanmoins rendu ardu à cause des piètres pneus Pirelli P-Zéro. Essayons malgré tout. Le GP de Valence, sera peut-être cette année un peu moins ennuyeux que celui de l’année dernière, cette fois, grâce aux Pirelli. Maintenant, le tracé est intéressant, avec plusieurs types de courbes, c’est un circuit en ville, plutôt joli, mais qui, au final, reste fade, et où l’on s’ennuie. Maintenant, qui va remporter ce GP? Pour ce billet, je ferai des analogies avec des pilotes du temps passé, montrant par là les qualités et défauts de chacun.

Mon grand favori reste Fernando Alonso. A bord d’une monoplace complètement larguée vis à vis de la concurrence, le pilote Espagnol a ravalé sa colère et s’est appliqué. Transcendé, il est un prétendant régulier à la victoire finale, pour un troisième titre de champion du monde de formule 1, lui donnant son billet pour le cercle des triples vainqueurs (Brabham Sr, Lauda, Stewart, Ayrton Senna et Piquet Sr). Pour moi, il est à l’apogée de son art, et heureusement pour ses concurrents, sa Ferrari reste un cran en dessous des autres. De par son sens de la stratégie, de la précision, et par son opiniatreté, son expérience, il me rappelle Prost, à l’aube de son 3ème titre. En plus, il court à domicile.

Le second bien placé reste pour moi Sébastian Vettel. Le « bébé » terrible possède un art inné de la course, a priori programmé à l’intérieur de son ADN. Il n’a pas à se forcer, ça vient tout seul. Certainement recadré après un début de saison… concombre, ce jeune qui apprend vite, a utilisé la méthode Alonso et Hamilton de 2012: On ferme la mouille, et on mouille le front. Efficace, bien que moins spectaculaire, il se pourrait que Seb remporte la victoire ici. Son seul défaut ? Un léger manque de ressenti technique, contrebalancé par un art de la course assez pointu. Moi, il me rappelle Emerson Fittipaldi, par ce côté justement, au sommet très vite, et par ce côté « Art » de la course.

Lewis Hamilton ? Très certainement, le pilote de cet été. Comme un plat préparé la veille et qui se retrouve meilleur le lendemain, il a percé l’abcès du manque de victoires en gagnant à Montréal. Attaquant né, il a ce petit côté Mansell en piste, mâtiné à présent, de la concentration d’un Brundle. La victoire se jouera entre ces 3 là, qui semblent bien partis pour être les favoris de 2012.

 

Protos-favoris

Sur ce billet, protos-favoris signifie ici les très bons pilotes, mais qui ne pourront jouer tout au plus qu’une seconde place.

 

© LAT / Lotus

Romain Grosjean est le parfait exemple. Au volant d’une voiture bien née (sans doute la meilleure d’ailleurs, mais atteinte de la « maladie » Renault: Des évolutions étranges et/ou stoppées rapido) il est capable du meilleur, comme au Canada, second au final, comme du pire (Tôle froissée). Par ce côté étonnant, il me rappelle l’Italien Andréa de Césaris, capable de viser le podium, voire la victoire, comme de se crasher contre un mur tout seul. Rapide, a présent un peu expérimenté, il ne lui manque que ce petit truc en plus qui font les grands champions. S’il le devient un jour, par contre, ce ne sera pas avec Lotus, pas assez stable en tant que team.

Mark Webber. C’est le Berger de chez Red Bull. Comme ce dernier qui avait à l’époque souvent devant lui les 3/4 premières places trustées par Senna,Prost,Piquet, il ramasse ensuite ce qui reste, généralement le pied du podium. Pourtant, comme ce dernier, le grand Mark est bourré de talent (on ne gagne pas Monaco comme ça), seulement comme chez RedBull on n’a de yeux que pour Vettel, et que devant Lewis et Fernando ont appuyé sur le bouton Go! ça semble dur pour lui. Un podium reste en tout cas hautement probable.

Kimi Räikkönen a lui le ressenti technique d’un Senna, à une différence prêt: Il ne sait pas s’entourer comme le faisait le Brésilien, qui était par ailleurs capable d’enfiler le bleu lorsqu’il le fallait. Kimi, lui, donne ses consignes, dis ce qui ne va pas, et part chez lui. On est pas Iceman pour rien. Lui aussi peut jouer le podium, peut être la gagne si ses « pseudos » problèmes de direction dispparaissent. Doit être plus tendre avec ses pneus. Kimi me fait penser à .. Kimi. C’est vraiment un pilote unique en son genre. Allez, va pour un podium. Au moins un top 5.

Chez MacLaren, reste Jenson Button, le chéri de ses dames. Lui, me fait directement penser à François Cevert, rien que pour l’aspect physique du truc. Bon tacticien, il semble, après la guérison subite de Massa, être affecté du même mal mélancolique: La perte de confiance en soi-même. La montée en puissance d’Hamilton n’arrange rien. Peu probable sur le podium, il peut néanmoins, si tout va mieux monter dessus. Au moins un top 6 me semble envisageable.

© Sauber

Chez Sauber, on a Sergio Pérez. A mon avis, une future perle. Quoiqu’en disent certains journalistes, ce pilote Mexicain « payant » possède un talent fou, et s’il est aidé par une grosse boîte de son pays, c’est que le Mexique est loin d’être l’eldorado français ou américain, et niveau pilotage en F1, si l’on veut faire autre chose que du Nascar, il faut un coup de main financier. Quand quelqu’un monte sa boîte, il emprunte au banquier, qui devient alors un genre de sponsor qu’il faut rembourser. Après vous faites de l’argent, avec talent. C’est le cas du Mexicain. Malgré la Sauber, moins technique que les gros teams, je verrais bien un autre podium. Hispanophone, il sera quasi à domicile, à surveiller donc. Lui, me rappelle plus un mélange de J.Cécotto, JF Gonzalez avec un soupçon d’opportunisme à la Mike Hawthorn. Jeune, mais probant.

Les autres

Je ne vois pas venir Williams, qui semble rentrer dans le rang. Mercedes tourne un peu en eau de boudin, très forts en qualifs, c’est piètre en course, malgré un Rosberg qui sauve les meubles. 2 top 10, mais j’ai du mal à voir mieux. Un qui pourrait s’en sortir, s’il apprenait à faire de bonnes qualifs, c’est JEV, Jean Eric Vergne. Phénoménal en course avec sa Minardi, il me rappelle Pierluigi Martini, qui, si Minardi (Aujourd’hui Toro Rosso) avait eu plus d’argent, aurait pu viser le podium régulièrement. Juste pour ça, je le mets, malgré sa faible monture, en bleu.

© Sutton / Force India

Un autre, en semi bleu, c’est Paul di Resta, qui, avec une Force India moyenne signe de bons top 10 et se montre de plus en plus véloce. Si une surprise arrivait, elle viendrait de l’Ecossais. Me rappelle Belloff et sa Tyrell.

Fond de grille

Caterham, HRT/De la Rosa, et Marussia/HRT/Karthikeyan, ces 3 derniers (Pic,Glöck et Narain) semblant littéralement se noyer. Offrira, si la télé le veut bien, une lutte intéressante, bien qu’éloignée de la tête de classement. Amis « Formulaunophiles », a vos paris !

 

Keijo Hyvonen

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