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Fiction (EP.21) / Une météorite à Silverstone

Keijo Hyvonen le 8 juil 12 - 07:48 dans F1, Le come-back inattendu

© LAT / Williams

On distingue les météorites que l’on a vu choir et que l’on a retrouvées peu après leur « atterrissage » : on les appelle des « chutes observées » ou plus simplement des « chutes », par opposition à celles que l’on a découvertes par hasard et que l’on appelle des « trouvailles ». La Meteoritical Society attribue un nom ou un numéro à chaque météorite. Il s’agit en général d’un nom géographique d’un lieu proche de l’endroit de la découverte. On n’a pas de preuve que certaines d’entre elles puissent être du matériel interplanétaire originel primaire. On pense plutôt généralement que les météorites sont des fragments libérés par impact entre des corps plus gros : les astéroïdes (certaines semblent même, à n’en pas douter, résulter d’impacts violents sur la Lune et sur Mars) ou encore libérés par désagrégation gravitationnelle des comètes lors de leur passage près du Soleil. Dixit Wikipedia.

Des météorites que l’on a vu choir ou s’écraser, il y en eut également chez les pilotes. La valse des « crushers » a débuté avec le neveu, Bruno Senna, et ce, dès le vendredi. Les fragments libérés par l’impact entre la FW et le mur semblaient libérés comme par désagrégation gravitationnelle du talent de Bruno, pourtant fortiche sous la pluie.

Ayrton, lui, a semblé transpercé l’atmosphère Silverstonienne, signant sous la dense ondée britannique les meilleurs temps des 3 séances d’essais et signant Samedi une pôle position phénoménale devant le jeune Sebastian Vettel, relégué à plus d’une seconde, au volant pourtant d’une Red Bull sauvagement, et diablement efficace sous le crachin Anglais.

« Les « météorites différenciées », celles qui proviennent de corps parents beaucoup plus gros (de diamètres de plusieurs centaines de kilomètres) qui se sont différenciés, c’est-à-dire dont les corps parents ont eu une activité tectonique, comme notreTerre. Sous l’effet d’un réchauffement provoqué par la désintégration d’éléments instables, ces « embryons » de planètes naines ont fondu intérieurement et la matière qui les constitue s’est réorganisée : les éléments les plus lourds sont allés constituer des noyaux métalliques (comme sur Terre le Ni Fe) alors que les éléments les plus légers ont formé un manteau et une croûte rocheuse. Cette classe de météorites renferme les achondrites (8 %) (ayant pour origine la croûte des corps parents), les Fers (5 %) (ayant pour origine les noyaux des corps parents), et les pallasites formées. Ces dernières sont les plus visuelles. » rajoute Wiki.

© Luna04 at fr.wikipedia // Creative Commons

Comme ce qui a pu arriver à Massa en début de saison, et assez récemment aussi d’ailleurs, du même que son voisin Vénézuelien, Maldonado, qui a, à Valence réorganisée la matière de la MP4 de Lewis Hamilton, qui du coup a transformé le mur du bord de la piste non pas en achondrite mais d’un alliage béton/MacLaren. Ce même Lewis Hamilton qui partira troisième, échappant de peu à la seconde place pour seulement 1 millième de secondes.

Quand à Ayrton, une fois de plus, il nous montre que le dieu ultime sous la pluie, c’est lui, et pas un autre..

Une course qui va être passionnante…

(A suivre)

 

 

Keijo Hyvonen

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