La Wallonie étudie actuellement de nouvelles possibilités pour taxer les véhicules, sur base de critères liés à l'environnement.

Très récemment, le gouvernement Wallon a demandé à l’ULB et à l’ULg d’avancer des scénarios pour pénaliser les véhicules les plus polluants, dans le but de favoriser les ventes de véhicules plus propres vis-à-vis de l’environnement.

Si la Flandre et Bruxelles possèdent déjà un modèle de taxation prenant en compte des critères environnementaux dans le leurs calculs, la région Wallonne devrait prochainement en faire de même.

Ainsi, trois scénarios ont été proposés. Un système de malus, un bonus-malus et un malus avec garantie.

Malus

Ce modèle a pour but de pénaliser tous les véhicules émettant plus de 125 grammes de CO2 au kilomètre. Il se montrera au passage moins conciliant à l’égard des gros moteurs diesel. Selon les études, ce modèle impacterait directement 45% des immatriculations de 2015. Pour réduire l’impact, les experts préconisent un allègement de la taxe de circulation pour les ménages ayant plus de trois enfants à charge. Enfin, le montant de la taxe de mise en circulation est maintenant systématiquement plus élevé que la taxe de circulation.

Bonus-Malus

Reprenant le même objectif que le premier modèle, celui-ci inclut un bonus pour les véhicules émettant moins de 95 grammes de co2 au kilomètre. Dans la plupart des cas, ce bonus serait de l’ordre de 100 euros.

Malus avec garantie

Dans ce dernier cas de figure, chaque gramme de CO2 au dessus de 125 grammes au kilomètre est facturé 10 euros, avec une limite fixée à 3.000 euros et 195 grammes.

En fonction des véhicules, ces trois méthodes de calculs pourraient faire exploser les taxes de certains modèles. En nous fiant à une infographie fournie par nos confrères de l’Echo, une BMW 525d Euro 4 pourrait se retrouver à plus de 2.400 € de taxe de circulation annuelle, contre un peu plus de 700 € actuellement. En revanche, une Audi A3 diesel de 81 kW pourrait diminuer sa taxe annuelle de plus de 50%.

Et maintenant, il reste à annoncer le profit que pourrait faire la région sur le dos d’une telle réforme. Le premier scénario permettrait d’engranger un bénéfice de 137 millions d’euros, 136 millions pour le second et 103 millions pour le dernier.