A l’heure où le marché de l’occasion prend son envol en raison des nouvelles normes de pollution, visant à remplacer les véhicules les plus polluants, un nombre impressionnant de véhicules se retrouvent mis en vente. Mais concrètement, comment bien estimer le prix de vente de sa voiture ?

Sur le premier trimestre 2018, très exactement 2 865 843 de véhicules ont été vendus sur le marché de l’occasion. Avec de tels chiffres, on peut donc dire que le secteur de l’occasion se porte relativement bien. Avant de mettre en vente son bien, il s’avère donc très utile de connaître la valeur exacte de son véhicule.

Afin d’y voir plus clair, voici un aperçu des critères qui auront tendance à faire varier considérablement le prix d’un véhicule d’occasion.

La marque

Le premier facteur de tenue d’une cote est la marque du véhicule. En effet, malgré des prix catalogue parfois similaires entre concurrents, certains constructeurs tirent leur épingle du jeu en profitant d’une réputation ou d’un indice de confiance supérieur. Grâce à cela, le simple fait de posséder un véhicule de telle ou telle enseigne , permet de s’assurer une bonne valeur de revente. Des marques telles que Porsche, dans le haut de gamme, confirment cette tendance. Dans le cas du constructeur de Stuttgart, un héritage impressionnant, lié à d’excellents résultats depuis des décennies en sports mécaniques, lui permet de bénéficier d’une excellente réputation, profitant directement à la bonne tenue de la cote de ses modèles.  A contrario, une marque telle que Peugeot, qui bénéficie également d’un capital historique important, aura tendance à se revendre un peu moins bien qu’un véhicule allemand de gamme équivalente. Cette perte plus conséquente se traduit par une moins grande “exclusivité”. Leurs modèles sont, pour la plupart, visibles “à tous les coins de rue”, ce qui fait inévitablement chuter la cote. Les pires élèves en matière de revente sur le marché de l’occasion restent toutefois les italiennes (Alfa Romeo et Fiat, entre autres).

Le modèle

A l’instar de la marque, certains modèles ont parfois tendance à bénéficier d’une meilleure cote que d’autres. Tout comme pour le nom du constructeur, une histoire ou une réputation peut suffir à garantir une bonne revente. A noter que le point le plus plébiscité par les acheteurs de véhicules d’occasion, demeure la fiabilité reconnue d’un modèle. A titre d’exemple, certaines voitures ayant été impactées par une campagne de rappels pour un joint de culasse défectueux, auront tendance à provoquer une certaine méfiance auprès de potentiels acheteurs. Outre la fiabilité, certains modèles ayant marqué les esprits, parviennent à dépasser la valeur argus. Prenons le cas de la légendaire Renault Alpine A110. Un exemplaire de 1977 trouvé sur un site de vente de véhicules d’occasion, est affiché à 129.000 €, pour moins de 20.000 kilomètres. C’est tout de même plus du double du prix de la toute nouvelle version du modèle, sortie il y a maintenant quelques mois.

Le kilométrage

Bien que le kilométrage ne soit pas obligatoirement synonyme d’usure (à partir du moment où l’entretien est appliqué régulièrement et correctement), il aura tendance à impacter négativement le prix de revente d’un véhicule. De plus, en approchant certains kilométrages, les 100.000 par exemple, des frais non négligeables sont souvent à prévoir afin de changer certaines pièces usées.

L’âge du véhicule

Malgré le fait que certains véhicules peuvent parfois prendre de la valeur avec l’âge, la grosse majorité des voitures perdent un pourcentage de leur valeur catalogue à chaque année passée. Néanmoins, la décote d’un véhicule neuf sera beaucoup plus importante lors de sa première année de circulation.

En effet, sur les douze premiers mois, la décote constatée est généralement située entre 20 et 25% du prix neuf. Cette perte est d’ailleurs le premier poste de dépense sur un véhicule, bien devant les entretiens. Au fur et à mesure des années, la décote va ensuite diminuer, aux alentours des 18% la seconde, 15% pour la troisième, 12% pour la quatrième et 10% ensuite. Au final, en quatre années, un véhicule a généralement perdu 50% de sa valeur.

L’état du véhicule

Après l’âge, vient l’état. Bien qu’un véhicule inapte à la circulation ne peut plus être vendu pour pièce en l’état à un particulier depuis 2009, il demeure important de s’assurer de son état général. Si des coups de gravillons sur une face avant peuvent être tolérés, une aile pliée ou un pare-chocs abimé aura systématiquement un impact sur le prix de vente.

Le carnet d’entretien

Cette partie est très importante. Bien que l’on ne puisse jamais être à l’abri d’un pépin mécanique, un carnet d’entretien complet est un plus dans la vente d’une voiture. En effet, ce dernier permet de vérifier la manière dont a été suivi le véhicule depuis sa première mise en circulation.

Le nombre de propriétaires

Généralement, un véhicule de seconde main se revendra toujours mieux qu’une voiture passée entre plusieurs mains. Il est plus rassurant pour l’acheteur potentiel d’acheter un véhicule ayant eu un nombre réduit de propriétaires. Un véhicule de seconde main a, dans la théorie, moins de chances d’avoir été “mal utilisé” qu’un véhicule ayant été possédé par trois, quatre ou cinq personnes différentes.

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