A une époque où le filtre à particules s’est généralisé à la plupart des véhicules, les pannes liées à ce composant augmenteront très probablement. Mais comment remplacer un filtre à particules ?

Le filtre à particules, aussi appelé FAP, est un système de filtration visant à réduire les émissions de particules fines rejetées par les moteurs diesel, mais pas que. Utilisé désormais sur les nouvelles voitures essence.

Introduits sur le marché au début des années 2000 par le groupe PSA, ils se sont rapidement généralisés à l’ensemble de la production automobile, et s’avèrent être indispensables à l’heure actuelle pour satisfaire les nouvelles normes de pollution. Depuis 2016, les filtres à particules ont été généralisés aux moteurs essence, rejetant plus de particules fines, en raison du passage à l’injection directe pour beaucoup de nouveaux moteurs.

Installé sur la ligne d’échappement, le FAP va faire barrière aux particules fines, issues de la combustion du carburant. Néanmoins, comme tout filtre, vient le moment où il doit être nettoyé. Pour cela, il est capable de brûler son contenu. Cette méthode s’appelle la régénération. Deux procédés sont généralement utilisés : la régénération active : elle va faire monter la température des gaz d’échappements pour brûler les résidus contenus dans le filtre à particules. L’autre méthode, la passive, se régénèrera lors d’une conduite à haut régime. Autant dire que cette dernière méthode pourra se solder par un bouchage du filtre, chez les personnes ayant une conduite trop coulée, ou effectuant constamment des trajets urbains.

Suite à une accumulation de résidus non brûlés, le filtre à particules va se colmater, et finira par ralentir le rythme du moteur, voire à l’endommager. 

A partir de ce moment, changer un filtre à particules devient nécessaire. Cette opération, souvent coûteuse, doit se faire chez un professionnel. A noter que la suppression pure et dure du FAP est passible d’une saisie du véhicule et d’une amende variant entre 1000 et 2500 euros.