Dans le domaine des voitures de sport, un budget de 30.000 peut vite devenir une limite à notre plaisir. Cependant, il existe bel et bien encore quelques pépites à déterrer avant qu'il ne soit trop tard. Petit tour d'horizon de ces voitures d'exception parfois oubliées.

  1. Fiat Barchetta (1994 – 2005) : 3.000/7000 €
    C’est en 1994 que Fiat nous présente son nouveau petit spider, la Barchetta. Produite dans les anciens ateliers Lancia de Civasso, elle se présente 10 ans plus tard comme la digne héritière de la Fiat 124 Spider. Belle à regarder et tout aussi agréable à conduire, la Barchetta est munie d’un 4 cylindres 1.8 essence de 130 chevaux dérivé du 5 cylindre de la Lancia Kappa. Le moteur distille une sonorité suggestive et les performances sont acceptables avec un 0 à 100 km/h en 8.9 secondes. Le maniement de la boite à 5 vitesse est net et sans bavures. Le moteur est réputé fiable et les entretiens peu couteux tout comme son utilisation avec une consommation moyenne de 9 litres au 100 km. La Barchetta en offre donc beaucoup pour très peu. Certainement l’une des bonnes affaires du moment.
  2. Mazda MX-5 (1989-1995): 4.000/9.000 €
    Si vous ne connaissez pas encore la MX5, c’est que vous n’êtes à priori pas un amateur de voiture. Légère, abordable et mettant en avant le plaisir de conduire, le roadster nippon arpente nos routes depuis 1989 et en est aujourd’hui à sa 4e génération. Avec une telle longévité, la MX5 est même parvenue à devenir le roadster le plus vendu au monde avec plus d’un million d’exemplaires au travers des 4 générations. Le cahier des charges est simple, Mazda veut produire un cabriolet fiable, sportif, amusant à conduire et à un coût abordable. La MX5, première du nom apporte alors un vent de fraicheur dans le parc automobile de l’époque et le succès est immédiat. Motorisée dans nos contrées par un 1.6 litres allant de 90 à 115ch, le petit roadster ne trouve aucun mal à se déplacer étant donné son poids avoisinant les 940 kg. Attention tout de même car si elle se révèle être un plaisir sur petite route, elle devient vite fatigante sur autoroute en raison d’un niveau sonore élevé et une boite 5 inadaptée.
  3. Porsche Boxster 986 (1996 – 2004) : 7.000/20.000 €
    Apparue en 1994, la Porsche Boxster a ni plus ni moins pour ambition que de sortir le constructeur de la zone rouge. Rapidement, elle fut décriée par les “puristes” convertis à la 911 et ne voyant en elle qu’une voiture pour dandy des villes. Pourtant la 986 a bien des arguments pour plaire et légitimer sa place au sein de la famille Porsche. A commencer par son Flat 6 en position central arrière. Si la version 2.5 litres connait quelques soucis de fiabilité des performances un peu juste pour le blason, la 2.7 litres aura su corriger le tir. Si votre finance le permet n’hésitez pas et foncez sur une S au 3.2 litres de 250 chevaux (260 sur la phase 2) bien rempli. Attention à l’historique de ces véhicules car une voiture mal suivie aura vite fait de vous coûter le yeux de la tête tant le prix des pièces Porsche est élevé. La phase 2 aura notre faveur en raison de l’apparition d’une vitre en verre à la place du plastique devenant jaune et opaque au fil du temps. La boite Tiptronic n’est pas recommandée à moins que la conduite détendue soit votre tasse de thé. Selon nous, préférez la boite manuelle plus en phase avec l’esprit de cette voiture. Enfin, si vous parvenez à dénicher une rare version “50 years 550 Spyder” foncez, elles tournent autour des 30.000 euros.
  4. Porsche 968 (1991 – 1995)  : 17.000/25.000 €
    Si il est bien une Porsche méconnue dans l’histoire du constructeur, c’est bien elle. Souvent confondue avec sa grande soeur la 928 (équipée du V8) la 968 est la remplaçante de la 944 et donc équipée d’un 4 cylindres. Malgré un image longtemps négative, les 4 cylindres Porsche commencent – enfin – à susciter de l’intérêt auprès des collectionneurs. La flambée des prix des 911 n’y est certainement pas étrangère.
    Les PMA (Porsche à Moteur Avant) présentent pourtant bien des avantages, à commencer par une répartition des masses idéale. Avec un moteur avant et une boite placée sur le train arrière, les PMA offrent un comportement précis et efficace. La 968, évolution de la 944 S2, dispose donc du 4 cylindres 3 litres de cette dernière. Elle y ajoute un système variocam, permettant de gérer la levée des soupapes. Le 3 litres délivre ainsi 240 chevaux et se permet même de devenir le 4 cylindres atmosphérique le plus puissant du monde… jusqu’à l’arrivée d la Honda S2000. Attention aux coûts d’entretien assez onéreux. Même si la 968 est réputée très fiable, le prix des pièces aura vite fait d’en refroidir certains. C’est ça aussi le prix de la rareté car avec moins de 10.000 exemplaires produits (tous modèles confondus), la 968 ne se croise pas à tous les coins de rue. Préférez la boite manuelle à 6 rapports et si possible avec l’autobloquant (en option M220) et toit targa. La Club Sport est un must mais déjà rare à trouver sous la barre des 30.000 euros.
  5. Porsche 996 (1998-2004): 15.000/30.000 €
    Probablement la 911 la moins aimée. La 996 a néanmoins, en partie, permis à Porsche de se redresser. Les phares avant en forme d’omelette ont toujours du mal à plaire et le flat 6 refroidis par eau était un blasphème au yeux des puristes. Pourtant les succès était au rendez-vous. La raison? La 996 apportait un réel coup de jeune à la 911 en brisant quelques codes, n’en déplaise à certains. Plus facile à prendre en main, plus performante, plus confortable, la 996 devient encore plus polyvalente et utilisable au quotidien. Aujourd’hui, pour moins de 30.000 € vous pouvez encore vous retrouver au volant de la sportive la plus mythique au monde. Apparue premièrement avec la 3.4 litres de 300 chevaux, notre choix se portera plus volontiers vers le 3.6 de 320 chevaux associé à une boite manuelle. Dépêchez vous tout de même car les beaux exemplaires se font rare.
  6. Ford Focus RS MK1 (2002-2003) : 10.000/18.000€
    Depuis les années 60, l’appellation RS chez Ford caractérise les modèles les plus exacerbés. En 2002, Ford renoue avec la tradition en posant ce badge sur sa Focus. L’ambition de Ford est tout simplement de se hisser au niveau des WRC de route que sont les Impreza WRX et Lancer Evo. Pas de 4 roues motrices pour la Focus RS cependant. Contrairement à l’Escort Cosworth, c’est une simple traction ! Mais rien à voir non plus avec la Focus de série. Elle n’en conserve que le capot, les portes, vitres, le toit et le hayon. Coté look, la RS dispose de jantes OZ, d’étriers Brembo, d’ailes et de voies élargies avec un bouclier avant spécifique ainsi qu’un poiler inédit. A bord l’ambiance est sportive surtout avec les baquets Recaro. Sous le capot, on retrouve un 4 cylindres 2.0 litres gavé par un turbo Garrett développant au total 215 chevaux à 5500 très/min. Même si on lui trouve une voix un poil trop discrète, le 4 pattes fait preuve de belles performances avec un 0 à 100 km/h abattu en 6,7 secondes. Un futur collector… A condition d’en trouver une dans son état d’origine.
  7. Jaguar XK-R (1998-2006) : 15.000/30.000 €
    Les beaux coupés sportifs chez Jaguar, c’est une grande tradition. De la sculpturale XK120 et en passant par la légendaire Type-E, c’est très naturellement que Jaguar dévoille en 1996 la nouvelle XK-8. Dessinée par Geoff Lawson à qui nous devons aussi la supercar XJ220, cette nouvelle bourgeoise anglaise partage sa plateforme avec l’Aston-Martin DB7. En 1998 apparait une version plus musclée, le XK-R, au V8 suralimenté par un compresseur. La puissance grimpe à 375 chevaux sur la 4.0 litres et ensuite à 406 chevaux avec, en 2002, l’arrivée du 4.2 litres. En bourgeoise bien éduquée, la XK-R offre de série la boite automatique s’accouplant parfaitement à l’esprit de cette grosse GT. Car oui, il s’agit bien d’une grande tourisme. N’espérez pas suivre le train à une 911, la Jaguar est lourde et affiche une tenue de route assez molle. Son truc à elle c’est plutôt la croisette en été ou les grandes lignes droites. Du coup, notre choix se portera plus volontiers à une version cabriolet, pour filer parfaitement à l’anglaise. Attention tout de même au budget car si le prix d’achat est alléchant, la facture peut très vite grimper et la XK-R réclame un entretien couteux.

  8. BMW M3 E46 (2001-2006) : 20.000/30.000€
    Il s’agit probablement de l’une des M3 les plus apprécié et qui s’offre aujourd’hui à presque toutes le bourses. Si les premiers exemplaires tournent autour des 15.000 euros, il faut admettre que ceux-ci sont bien souvent rincés. Prévoyez donc un budget plus conséquent tournant aux alentours des 25.000 €. Sous le capot, le 6 en ligne béhème chante d’une voix métallique à s’en hérisser le poil. Ce moteur atmosphérique se montre plein jusqu’à son régime maximal de 8000 trs/min et offre des performances encore très actuelles. Du 100% bio! Le châssis lui est excellent et la qualité de fabrication évidemment au rendez-vous. Préférez une version à boite mécanique. La SMG apparait aujourd’hui dépassée et fait aussi l’objet de quelques faiblesse hydrauliques. Assurément l’un de nos coups de coeur !
     
  9. Honda S2000 (1999-2009) : 15.000/25.000 €
    On ne pouvait ignorer la S2000 ! Honda a réussi à offrir une sportive de légende avec ce bolide apparu en 1999. Une ligne élégante et sans artifice. Du premier regard, on comprend déjà que la S2000 est un engin voué au plaisir. Son atout vient principalement de son moteur atmosphérique. Un 4 cylindres 2.0 litres de 240ch hurlant jusqu’à 9.000trs/min ! Mais les motoristes ne sont pas le seuls à avoir fait du bon boulot. La boite 6 au débattement court et précis est un régal, les trains roulants d’une rigueur sans faille, le châssis raide comme une planche en bois et les freins toujours présents ! Tout ici est voué au plaisir de conduire. Pourtant la S2000 aura été un échec commercial et Honda n’aura malheureusement pas atteint ses objectifs de vente. Le bon point, c’est qu’elle est finalement assez rare. Un bon conseil, si vous en trouvez une belle, n’hésitez plus !
  10. Lotus Elise s1 (1996-2000) : 15.000/25.000€
    Light is right comme le disait si bien Colin Chapman. C’est grâce à Romano Artioli, un riche homme d’affaire italien qui reprend Lotus Group à GM, que nait la Lotus Elise. La marque en difficulté n’avait alors au catalogue que la Lotus Elan au moteur Isuzu et l’Esprit qui accusait le poids des années. Il fallait créer une nouvelle sportive avec un cahier des charges simple. Elle doit être légère, efficace et vouée au simple plaisir de conduire. L’héritage est sauf! La présentation de l’Elise est une onde de choc! Alors que les autres marques embourgeoisent leurs sportives afin de répondre à la demande des clients, Lotus part à contrecourant.  Le succès est immédiat et Lotus peine à suivre la demande. Sous le capot on retrouve le moteur de grande série Rover 1.8 litres délivrant la modeste puissance de 118 chevaux. Oui mais la belle Elise ne pèse pas plus de 750kg ! Le petit 1800 s’exprime parfaitement dans cette petite barquette et ne demande qu’à être cravaché. Prendre le volant d’une Elise est prendre le volant d’un proto de course. La direction est précise, le châssis affuté et les freins indestructibles. Cerise sur le gâteau, les coûts d’utilisations et d’entretient ne vous assommeront pas. Un beau pied de nez aux sportives bourgeoises. Sacré Chapman…      

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