Depuis son lancement en 1976, la Ford Fiesta n’a cessé d’évoluer et s’est toujours distinguée parmi les références de son segment. Ses chiffres de ventes en attestent. Reste à voir si cette nouvelle génération perpétuera la tradition.

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Présentée fin 2016 et disponible depuis seulement quelques mois, la Ford Fiesta septième du nom s’assimile plus à une grosse mise à jour de la version MkVI qu’à une réelle nouveauté, du moins, sur le plan de l’esthétique extérieure. En effet, en dehors des nouveaux feux avant et arrière, d’une calandre raccourcie et d’un capot moins nervuré, la Fiesta se calque sur la philosophie allemande et joue la carte de la conservation. Après tout, pourquoi changer une recette qui marche ?

À son bord, par contre, le changement est radical, notamment grâce à l’arrivée du tout nouveau système multimédia SYNC 3, fort d’un écran tactile de 6,5 pouces, bien plus ergonomique et fonctionnel que dans la génération précédente. Mention spéciale pour sa fluidité et sa stabilité, qui pourrait mettre à plat bien des systèmes multimédia de véhicules plus “haut de gamme”. Notre modèle d’essai est pour sa part équipé de la version 8 pouces, comprenant le récepteur DAB et les hauts parleurs B&O.

Mais ce n’est pas tout ; la qualité de finition globale monte d’un cran et a le mérite de dégager une ambiance moins austère que sa concurrente teutonne, la Polo.

Dans sa dotation standard, “nôtre” Fiesta Titanium est pourvue du Lane Keeping, du système My Key (clef programmable avec commande à distance), des phares automatiques, du régulateur de vitesse, des feux diurnes LED, du volant multifonction en cuir et le système multimédia SYNC3.

Point de vue habitabilité, la Fiesta de septième génération figure désormais parmi les rares citadines à toujours être déclinées en versions trois et cinq portes, à contrario des nouvelles Volkswagen Polo et Seat Ibiza, par exemple. Plus longue de sept centimètres que sa devancière, elle ne bénéficie cependant pas d’un réel gain d’espace dans son habitacle, en raison d’un empattement allongé de… 4 mm. Son coffre reçoit 13 litres supplémentaires, portant son volume total à 303 litres, soit 48 de moins que la nouvelle Polo, à qui elle ne rend qu’un petit centimètre.

Truffée de capteurs et d’assistances en tous genres, la “petite” ricaine embarque des technologies habituellement réservées à des segments supérieurs. Nous retrouvons ainsi le système de lecture des panneaux de signalisation, qui indiquent en permanence la limite de vitesse en vigueur sur l’axe emprunté, la surveillance de vigilance du conducteur, les détecteurs d’angles morts, le régulateur de vitesse adaptatif ou encore le contrôle automatique des feux de route.

Sous son capot, et c’est dans l’air du temps, le constructeur se focalise, à une exception près, sur ses motorisations essence, articulées sur un bloc 1.0 l EcoBoost décliné en trois puissances ; 100 chevaux, à l’instar de notre modèle d’essai – 125 et 140 chevaux. Seule la version 100 chevaux pourra être couplée à une boîte de vitesses automatique à six rapports. Pour les puissances réduites, Ford propose un bloc 1.1 l atmosphérique allant de 70 à 85 chevaux, associé par défaut à une boîte manuelle à cinq rapports. En diesel, l’offre comprend deux plages de puissance de 85 et 120 chevaux, fournies par un moteur à quatre cylindres d’une cylindrée de 1498 cm3.

Sur la route, le châssis tant réputé de la Fiesta ne fait pas défaut à la septième génération, qui profite au passage d’un élargissement des voies avant, d’un essieu arrière repensé ou encore des freins à disques arrière remplaçant les tambours pour les versions dont la puissance dépasse les 100 chevaux. Côté consommation, notre semaine d’essai se sera conclue sur un 6 litres aux 100 kilomètres, pour des trajets composés en grande partie d’autoroutes et de routes de campagne. La présence d’un sixième rapport sur notre version 1.0 l essence 100 chevaux nous permet de maintenir cette dernière lors des trajets autoroutiers. Même si un peu plus de cavalerie n’aurait pas été de trop, les accélérations sont correctes et permettent à la citadine d’être exploitable pour la plupart des utilisations.

Proposée à partir de 14.151 € en Belgique, la Fiesta se positionne à quelques centaines d’euros en dessous de la nouvelle Polo, et à plus de 2.500 € d’une Peugeot 208. Pour une configuration semblable à notre modèle d’essai, équipée des jantes 17 pouces, du gros système multimédia, de l’audio B&O et de la finition intérieure la plus haute, il vous faudra compter un budget d’environs 21.000 euros.

Et si…

Cette nouvelle Fiesta s’avérait être la suite logique du précédent modèle ? Une meilleure finition, des assistances efficaces et rassurantes, un prix relativement contenu par rapport à l’équipement fourni et un châssis du tonnerre ? Une chose est certaine, nous allons compter les jours en attendant de pouvoir tester la version ST !