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Essai : Ford Kuga 2.5l PHEV 2020

Ford a profité du lancement de la nouvelle génération de son Kuga pour y greffer une motorisation plug-in hybride. Que vaut-elle ?

Inauguré en 2008, le Ford Kuga s’est offert sa troisième génération il y a quelques mois, avec, pour la première fois, des motorisations hybrides au menu. Au sommet de la gamme, nous retrouvons un modèle plug-in, articulé autour d’un quatre cylindres de 2,5l de cylindrée et d’un bloc électrique, permettant de porter la puissance totale à 225 chevaux.

Sa batterie de 14,4 kWh lui permet ainsi de profiter d’une autonomie d’une cinquantaine de kilomètres en tout électrique, de manière à réduire ses émissions de CO2 dans la plupart des trajets quotidiens.

Avec le rôle du SUV le plus vendu chez Ford en Europe, le Kuga occupe une place de choix dans la gamme du fabriquant américain. Rien qu’en 2018, le modèle comptait quelques 153.800 exemplaires vendus sur le territoire européen. A l’occasion de la sortie de sa troisième génération, le modèle a considérablement évolué, tant sur le plan esthétique que technologique. Si les deux premières générations conservaient des traits facilement reconnaissables, ce nouveau Kuga change radicalement.

En d’autres termes, il se distingue par l’apparition de boucliers complètement repensés, et intégrant la calandre typique des derniers modèles Ford. Les feux profitent d’une nouvelle signature lumineuse et l’ensemble du véhicule devient plus arrondi. D’un point de vue technique, la nouvelle plateforme permet une réduction de poids d’environ 90kg sur la balance, tout en permettant une rigidification de 10% du châssis, pour un comportement plus sportif.

Malgré sa perte de poids, le tout nouveau Kuga est 44 mm plus large et 89 mm plus long, tandis que l’empattement a été augmenté de 20 mm. À l’intérieur, le dégagement est ainsi augmenté de 43 mm aux épaules et de 57 mm aux hanches pour les sièges avant par rapport à la précédente génération, tandis que les passagers arrière bénéficient de 20 mm supplémentaires aux épaules et de 36 mm supplémentaires aux hanches. Malgré une hauteur totale réduite de 20 mm, le Kuga offre une hauteur sous pavillon augmentée de 13 mm à l’avant et de 35 mm à l’arrière. Un point qui plaira tout particulièrement aux grands gabarits !

Depuis les sièges avant, les occupants peuvent constater l’apparition d’un nouveau système multimédia, issu des derniers modèles Ford. Il est assorti de l’application FordPass pour smartphones, permettant d’établir une liaison permanente avec la voiture. Les surcouches Android Auto et Apple CarPlay sont également proposées de série pour les amateurs de ces systèmes. Globalement, le Kuga offre une finition de très bonne facture, surtout sur la version Vignale, annoncée comme la plus luxueuse de la gamme.

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Autre nouveauté ; l’apparition d’un cockpit virtuel, adapté dans notre cas à la motorisation plug-in hybride. A la différence de certains autres cockpit, celui-ci a pour avantage d’être personnalisable à souhaits.

Depuis plusieurs mois, certains constructeurs semblent faire machine arrière vis-à-vis du downsizing. C’est le cas de Ford, qui propose une version plug-in hybride axée autour d’un quatre cylindres 2,5l atmosphérique et d’un bloc électrique. Avec ses 225 chevaux et son autonomie électrique de 55 kilomètres, ce SUV se montrera parfait pour les trajets quotidiens. Sur autoroute, hybride oblige, le Kuga réclamera environ 8l de sans plomb par cent kilomètres. En optant pour une conduite calme sur le réseau secondaire, il est facilement possible de passer sous la barre des 5l, à condition de charger la batterie. Au final, lors de notre semaine d’essai, assortie d’une seule charge (pas de borne de recharge à proximité de la rédaction), notre moyenne s’est figée sur une honorable consommation de 6,3l.

En terme de comportement, notre Kuga Vignale se montre globalement satisfaisant, malgré un amortissement parfois trop rigide pour ce type d’engin. La régénération active de la batterie en roue libre et au freinage n’est quant à elle pas trop présente, malgré la facilité à récupérer de l’autonomie électrique à l’aide de l’inertie. Si la transmission CVT simule des passages de rapports comme chez Toyota ou Lexus, les franches accélérations auront tendance à calmer les ardeurs du conducteur, qui constatera une sensation de “moulinage” très prononcée. En dehors de ce comportement inhérent à la transmission, les performances de ce Kuga sont plutôt honorables.

En tarification, le Kuga Vignale se négocie à un prix de base de 47.350€. Pour ce budget, le modèle s’équipe de sièges en cuir, du cockpit virtuel, du système multimédia et de la climatisation bi-zone. Quelques options, telles que le toit panoramique ou encore les jantes de 19 pouces lui feront frôler la barre des 50.000€, hors remises.

Et si…

Ce nouveau Kuga ne se montrera pas aussi plaisant à conduire que les dernières Focus ou Puma, il dispose de sérieux atouts face à une concurrence généralement plus gourmande sur les tarifs. De plus, l’adaptation des batteries est presque totalement imperceptible au niveau de l’habitabilité !

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