Ne dites plus Citroën DS4, mais DS4 tout court ! Si vous n’étiez pas encore au courant, sachez que depuis l’année dernière, la marque au chevron s’est dissociée de la gamme DS devenue totalement indépendante. C’est aussi l’occasion pour DS de lifter sa DS4 et de la décliner dans une version baroudeuse, la DS4 Crossback.

On se souvient des critiques faites à la DS4 sous l’ère Citroën qui se vantait d’une garde au sol plus élevée que la concurrence. Effet marketing peu convaincant, DS revoit le tir et abaisse la nouvelle DS4 de 30mm, de quoi la rendre plus dynamique ! Et la Crossback dans ce cas? Et bien elle reprend tout simplement la même garde au sol que l’ancienne DS4 en lui ajoutant quelques artifices tels que les contours de roues en plastique, des rails de toit ou encore des éléments de carrosserie peints en noir. Une supercherie ? A vrai dire non. La DS4, à l’époque encore chevronnée, était plutôt bien née et ce dédoublement de la DS4 dans la gamme permet de mieux segmenter l’offre… et peut-être de remonter les chiffres de vente assez décevants pour le moment. La Crossback permet aussi de combler le vide causé par l’absence d’un vrai SUV dans la gamme.

Avec une calandre chromée et redessinée, dite DS Wings, des phares avants intégrant la technologie LED ou encore des clignotants défilant, la DS4 joue clairement la carte tendance. Esthétiquement, la Crossback se démarque donc de la DS4 par une garde au sol plus élevée, mais aussi différents éléments (jantes, rétroviseurs, becquet) peints en noir. Le tout lui confère plus de personnalité. A bord, peu de changements si ce n’est l’intégration de l’écran tactile de 7 pouces délestant la console de quelques boutons disgracieux. On retrouve toujours le pare-brise panoramique conférant à l’habitacle une grande luminosité. La DS4 signe également l’arrivée du MirrorLink qui consolera les amateurs d’Android. Les possesseurs du téléphone flanqué d’une pomme seront quant à eux, ravis de pouvoir bénéficier de l’Apple CarPlay. Si les places assises se montrent confortables à l’avant, on regrettera tout de même une garde au toit plus limitée à l’arrière en raison d’un pavillon plus incliné. Les plus claustrophobes maudiront même les vitres arrières fixes, renforçant l’effet de confinement.

Sous le capot, point de mazout ! Notre choix s’est porté sur le 1,2l essence Pure Tech. Ce petit 3 pattes avec une puissance de 130ch et un couple de 230 Nm disponible dès 1.750 tr/min, se montre souple à bas régime et vigoureux en relance. Il profite des qualités de son petit moteur pour offrir une excellente polyvalence ville et route. En plus d’un caractère volontaire, le 1,2l PureTech, associé à une excellente boite manuelle à 6 rapports, s’est montré assez sobre avec une consommation moyenne durant notre essai de 6,5 litres. Au volant, la DS4 Crossback fait preuve d’un comportement sain et dynamique souffrant uniquement d’un léger roulis en phase d’appui plus prononcé. Lors des relances, on apprécie tellement le son du 3 cylindres si typique qu’on le trouverait presque trop discret. Mais là n’est pas la vocation de notre modèle qui se veut plus bourgeois et confortable.

Et si…

…La DS4 Crossback pouvait délaisser quelques effets de style au bénéfice de la fonctionnalité ? Ses qualités intrinsèques ne sont pas à mettre en cause mais ce ne sont pas quelques éléments de décoration en plus qui pourront convaincre les potentiels acheteurs de ce modèle, dont les chiffres de vente avant lifting se sont montrés décevants.