Prenez la base hybride d’une Prius, donnez lui quelques centimètres de garde au sol, offrez lui un look plus agressif et vous obtenez le nouveau Toyota CH-R. Et au vu du nombre que nous pouvons déjà en voir sur nos routes, la recette semble être toute bonne. Mais est-ce réellement le cas ?

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Lancé en novembre 2016, le Toyota C-HR hybride vient renforcer la gamme du constructeur Nippon, dans le but d’élargir sa clientèle partout dans le monde.

A contrario des autres voitures qui sont généralement éloignées des concept cars, le C-HR se veut assez proche de son concept, qui avait été présenté en 2015 au salon de Francfort. Avec des formes taillées au sabre, un avant très agressif et un intérieur pour le moins original, Toyota nous propose ainsi une voiture très futuriste et originale de par ses formes osées, très certainement à la base du succès engendré par ce nouveau crossover.

« Notre » version étant équipée de la motorisation hybride, à savoir, un bloc quatre cylindres 1.8 essence de 72 chevaux, couplé à un moteur électrique développant lui 50 équidés.

Même si les 122 chevaux que développent notre C-HR peuvent sembler light compte tenu de sa corpulence, il s’en sort finalement assez bien. Malgré une accélération assez molle, en grande partie due à la boîte CVT, mais nous y reviendrons plus tard, le C-HR est aussi bien à l’aise en ville que sur autoroute ou en chemin de campagne.

Vous l’aurez compris, on ne recherche pas la performance ici. Sur cette motorisation, Toyota a décidé de continuer à exploiter sa boîte CVT à variation continue, qui donne cette sensation permanente que le moteur mouline. Pour les amateurs de conduite plus soutenue, Toyota propose des motorisations classiques qui sont, elles, couplées à des boites manuelles.

Néanmoins, pas question de critiquer cette boîte de vitesses, qui sera tout simplement appréciée à sa juste valeur par une catégorie de conducteurs moins soucieuse de l’aspect dynamique que peut offrir le C-HR.

Du coup, malgré le manque de punch de notre C-HR Hybride, on apprécie le châssis, qui est capable d’encaisser une conduite plus soutenue, sans pour autant nuire au confort.

Côté habitabilité, la ligne coupée à l’arrière ne joue pas en sa faveur. Néanmoins, la place est suffisante et permettra à une personne du mètre quatre vingt de se sentir à l’aise sur des longs voyages.

A l’avant, la place est plus que suffisante et l’ambiance est pour le moins particulière. On remarque les intérieurs de portière en plastique structuré et le cuir violet qui recouvre le tableau de bord et la console centrale. Une ambiance assez futuriste mais qui ne déplaît finalement pas.

Le seul petit reproche que nous pourrions finalement faire à cet intérieur, c’est le système multimédia, qui semble revenir d’une décennie en arrière. Le principal problème étant à notre sens le manque de données propres au système hybride, telles que la distance parcourue en électrique, l’autonomie, … Seul le combiné d’instruments permettra d’afficher quelques informations à ce sujet, mais d’une manière peu ludique.

Dans le coffre, l’espace est suffisant et cube 377 litres, le plaçant dans la norme pour sa catégorie.

Et si…

Vous souhaitez un peu jouer avec le pied droit, optez pour une version non hybride à boîte manuelle. Cependant, si la conduite sportive n’est pas un critère pour vous, les avantages fiscaux et toutes les qualités de ce “petit” crossover auront largement de quoi vous satisfaire.