Toyota

Essai : Toyota Yaris Hybrid 2020

Alors que la plupart des constructeurs commencent seulement à électrifier leurs compactes et citadines, Toyota a mis récemment sur le marché la seconde génération de sa Yaris fonctionnant en partie à l’électricité. De quoi lui permettre de prendre de l’avance face à la concurrence ?

Après neuf années de bons et loyaux services, la troisième génération de la Toyota Yaris a pris sa retraite, pour laisser place à une nouvelle génération plus dynamique et technologique que jamais. Toujours produite en France, la citadine repose sur la plateforme GA-B, issue de l’architecture TNGA. L’occasion pour elle de sortir des villes en proposant des motorisations plus puissantes et des assistances à la conduite de pointe. 

Elle devient ainsi le premier modèle compact à exploiter cette architecture. Elle lui permet notamment d’évoluer sur le plan du dynamisme de conduite, de la technologie embarquée et de la sécurité de ses occupants. La Yaris dispose également d’un centre de gravité abaissé et d’une rigidité de caisse en nette progression. 

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Ce nouveau modèle est de plus en mesure de recevoir la dernière transmission hybride en date du fabricant nippon. Cette dernière s’articule autour d’un bloc à trois cylindres de 1,5l de cylindrée, couplé à un bloc moteur électrique. Au cumul, cette association délivre 116 chevaux et un couple de 162 Nm, pour des émissions de CO2 contenues à 85 grammes par kilomètre parcouru, selon les normes WLTP. Côté consommation, le fabricant annonce 3,7l par cent kilomètres. Cette motorisation haut de gamme est livrée avec l’habituelle CVT. En entrée de gamme, Toyota propos un bloc 1.0l à trois cylindres développant 70 chevaux. Il est aussi possible d’opter pour le 1500 de la version hybride, sans le système électrique, avec une puissance de 120 chevaux. Dans tous les cas, les moteurs se passent de turbocompresseur. 

Pour cette quatrième mouture du modèle, Toyota a voulu rendre son modèle bien plus charismatique, en lui intégrant des boucliers plus agressifs et une ligne de toit plus plongeante à l’arrière. On peut dire que c’est plutôt réussi. Dans le cas de notre modèle d’essai, configuré avec la finition “Première”, elle reçoit un toit noir brillant, contrastant avec un joli rouge “Tokyo Fusion” et des jantes de 17 pouces. 

Malgré ses 3,94m de longueur, qui en font, au passage, la plus petite voiture de sa catégorie, l’habitacle réserve quelques surprises. A l’avant, le conducteur et son passager profitent d’une architecture totalement repensée. Elle intègre de grands espaces de rangement dans les portières, sous l’écran du système multimédia et dans la console centrale. Le système multimédia tactile, reposant sur un écran placé à bonne hauteur, supporte le logiciel Toyota Touch 2, plutôt bien fourni en matière de connectivité. Il est par exemple possible de communiquer avec le véhicule via son smartphone ou de profiter des données de circulation en temps réel. 

Derrière le volant, le conducteur ne manque de rien. Sur notre version d’essai, l’équipement standard embarque l’afficheur tête haute, le régulateur adaptatif, le volant chauffant, les feux de route automatiques et un compteur numérique, personnalisable facilement via les commandes au volant. Côté finition, belle surprise également, avec l’utilisation intensive de plastiques moussés et de matériaux de bonne facture. De quoi donner des leçons à certaines concurrentes…

A l’arrière, il faut composer avec un espace relativement réduit au niveau des genoux, notamment pour les grands gabarits. Pour le coffre, en revanche, il cube 284 litres, malgré la présence des batteries. Un bon point en comparant son volume à celui d’une Clio hybride, n’affichant que 254 litres. En revanche, sa compatriote qu’est la Honda Jazz Hybride fait mieux avec 304 litres de volume de stockage.

En ville, la Yaris de quatrième génération séduit avec ses mensurations très compactes et son rayon de braquage réduit (4,9m). C’est finalement en dehors de la ville qu’elle nous épate le plus, avec un confort et une aisance digne du segment supérieur. La motorisation, très douce, permet toutefois d’offrir des relances plutôt sympathiques, à condition d’apprécier cette sensation typique de moulinage que fournit la CVT lors des grosses accélérations. 

Equipée d’un compteur orienté sur le rendement et l’utilisation de l’électricité, rouler « intelligemment » devient presque un jeu. Avec son frein moteur prononcé, rechargeant les batteries, on s’amuse presque à anticiper les freinages pour ne pas manquer la moindre occasion de réinjecter de l’électricité dans le système. Dans cette optique, il devient dès lors assez simple de se rapprocher des 3,7l de consommation annoncés par le constructeur. 

Si le design a évolué pour faire paraître cette Yaris plus sportive que sa devancière, notre essai nous a prouvé que les améliorations apportées au châssis lui offrent un comportement bien plus fun. 

Preuve en est avec l’apparition de la GR Yaris, qui officie comme la version la plus délirante du modèle. Dans ce cas, point d’électrification. La petite bombe embarque un impressionnant bloc à trois cylindres disposant de 261 (vous avez bien lu) chevaux et de 360 Nm de couple. La puissance est transmise à une transmission intégrale, lui permettant d’abattre un 0 à 100 km/h en 5,5 secondes. Il nous tarde déjà de mettre la main sur ce petit karting !

Côté tarif, l’offre débute à partir de 17.760€ avec une version 1.0l essence, intégrant déjà les feux automatiques, le cruise control adaptatif ou encore la détection de piétons et cyclistes. “Notre” version “Première”, uniquement proposée en version hybride, voit quant à elle son prix débuter à 28.890€. A ce prix, les seules options restantes sont l’attelage amovible et le pack chrome. Cette version peut recevoir quelques signes distinctifs à la carte, tels qu’une garniture de bouclier avant en rouge et des coques de rétroviseur de la même couleur.

Et si…

Il est vrai que la précédente génération de la Yaris ne s’affichait pas comme la citadine la plus “sexy” du segment, les choses ont bien changé depuis.

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