Avec l’arrivée de sa nouvelle Arteon, Volkswagen entend bien reprendre des parts de marché sur le segment des berlines premium. Alors, une simple remplaçante de la Passat CC ou une véritable révolution ?

Visuellement, il est clair que les designers du constructeur de Wolfsburg se sont lâchés. Cette nouvelle Arteon attire le regard et vient véritablement bouleverser les codes stylistiques de la marque, à commencer par une énorme calandre abritant de nouveaux feux LED dont la signature est prolongée dans les baguettes de cette dernière. Dans notre finition “Elegance”, nous n’avons pas droit à l’exubérance et au look sportif de la version R-Line, mais c’est au profit d’un style plus discret, raffiné, qui se veut tout autant agréable à contempler.

À son bord,  nous avons affaire à une ambiance beaucoup plus austère et qui se conforme ici au reste de la gamme Volkswagen. Articulée autour de la plateforme MQB, qu’elle partage avec la Golf, “notre” Arteon profite des toutes dernières technologies en matière d’aides à la conduite. Premièrement, le régulateur de vitesse automatique (ACC) prend désormais en compte les limitations de vitesse et les données du trajet pour adapter la vitesse de manière automatique. Deuxièmement, le nouvel éclairage dynamique dans les virages avec fonction d’anticipation exploite les données GPS et géographiques du système de navigation pour anticiper les virages et les éclairer avant même que le conducteur ne tourne le volant. Troisièmement, l’Emergency Assist de deuxième génération renforce davantage la sécurité. Par exemple, si le conducteur rencontre un problème de santé, l’assistant déporte la voiture sur la voie de droite (si le trafic à l’arrière le permet), en plus de l’immobiliser. Heureusement, nous n’avons pas eu à tester cette nouvelle fonction !

Volkswagen propose sept motorisations développant entre 150 et 280 chevaux, toutes en quatre cylindres. Côté essence, le catalogue débute avec un bloc 2.0 TSI de 190 chevaux couplé à la boîte automatique DSG à sept rapports, et se termine avec le même bloc dont la puissance a été poussée à 280 chevaux, et déployée sur les quatre roues grâce à la transmission intégrale 4Motion. En diesel, l’entrée de gamme débute avec un bloc 2.0 TDI de 150 chevaux en boîte manuelle. Le reste de l’offre propose des versions déclinées de ce même moteur avec une fourchette de puissance allant de 150 à 240 chevaux, toutes équipées de la boîte DSG 7.

Nous testons ici la version 150 chevaux 2.0 TDI associée à l’excellente boîte DSG. À l’instar de l’Audi A5 Sportback que nous avons pu découvrir il y a de cela quelques semaines (lire l’essai ici), cette motorisation permet à l’Arteon de profiter de flatteuses relances et d’une consommation en cycle mixte exemplaire ; de l’ordre de 5.0 l/100 km. Malgré les quelque 1.650 kilos à tirer, la cavalerie se montre suffisante et conviendra parfaitement à la plupart des utilisations. Toutefois, si nous vantons ses capacités de grande routière, nous restons mitigés sur son comportement dès que l’on souhaite l’exploiter sur routes sinueuses. Moteur transversal oblige, l’Arteon manque de dynamisme dans les courbes, où l’avant  laisse une sensation de lourdeur, pas forcément agréable lorsque l’on souhaite s’amuser un peu.

Justement, en parlant de coupé, quid de l’habitabilité ? Et bien il y a de la place, on pourrait même dire qu’il y en aurait presque à revendre. À l’avant, les occupants sont choyés avec de grands espaces de rangement bien positionnés et une qualité de finition qui se veut à la hauteur du prix du véhicule. À l’arrière, la place au niveau des genoux est généreuse, au même titre que la garde au toit, permettant à une personne d’un mètre quatre-vingt de se sentir à son aise, même pour de longs trajets. Grâce à son hayon à ouverture électrique, le coffre s’avère très facile d’accès et généreux avec un volume de 563 litres, pouvant être porté à 1557 litres en rabattant les sièges arrière.

Proposée au prix de 37.720 € TTC de base, il vous faudra débourser près de 16.500 euros supplémentaires pour vous offrir une configuration similaire à celle de notre modèle d’essai. Entendez par là la boîte automatique, la finition Elegance, le dispositif d’attelage rabattable, les packs Ambiente, Easy Open, Drive et le GPS Discover Media.

Et si…

Au final, cette Arteon a presque tout pour plaire. Une gueule bien a elle, une finition remarquable… Il ne lui manquerait plus que l’apparition de motorisations plus “nobles” pour venir concurrencer les Audi S5 Sportback, BMW 440i Gran Coupé et autres. Mais qui sait, Volkswagen nous prépare peut-être quelques surprises !  

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