Occupant le statut de vaisseau amiral chez Volkswagen, depuis la disparition de la Phaeton, le Touareg de troisième génération a récemment été présenté. Au menu, un gros coup de jeune et une technologie embarquée de pointe. Reste à voir ce que donnera ce cocktail !

Reposant sur une plateforme identique à celle des Porsche Cayenne et autres Audi Q7, Volkswagen entend bien augmenter considérablement les ventes de son SUV haut de gamme, grâce à l’arrivée de ce “petit” dernier.

Visuellement, si les allemands nous ont habitué à sans cesse jouer la carte de la conservation, on peut dire que ce nouveau Touareg trahit la règle. Fini les lignes arrondies, qui laissent place à des formes plus anguleuses, comme ce fut le cas il y a quelques années pour le Tiguan (lire notre essai ici). De l’avant, il se distingue par une calandre très imposante, agrémentée par quelques inserts noirs brillant, proposés dans le pack R Line. Chaussé de jantes 21 pouces, qui pourraient sembler petites, au vu de la hauteur du pneu, le nouveau Touareg profite sans conteste d’un look beaucoup plus “jeune”. Dans cette optique, on pourrait dire, sans trop risquer de se tromper, qu’il n’a plus grand chose à envier à ses deux cousins : L’Audi Q7 et le Porsche Cayenne.

Et il n’y a pas que sur le plan visuel que cette tendance se confirme. De la technologie de pointe, vous en trouverez partout ! Que ce soit avec les 256 LED présents dans les feux Matrix ou dans le système multimédia, s’apparentant presque à une tablette géante, les plus “geeks” d’entre vous devraient y trouver matière à s’amuser.

Plus large de 44mm et long de 77mm, tout en profitant d’un châssis rabaissé de 7mm face à la précédente génération, ce nouveau Touareg parvient à s’afficher sous un air plus imposant et sportif que son devancier. De plus, grâce à l’utilisation de matériaux légers, ce beau bébé perd 106 kg sur la balance. Un gain non négligeable, mais nous y reviendrons plus tard.

Avant de prendre la route, montons à bord pour une petite visite guidée. Si l’ancienne génération répondait parfaitement à son rôle de vaisseau amiral, la qualité de finition monte encore de quelques crans. Tous les matériaux utilisés à son bord respirent la qualité, et l’assemblage est irréprochable. Les sièges, confortables, offrent de plus un très bon maintien, qui permet de compenser les légères prises de roulis. Seul petit reproche : Le volant. S’il s’avère pratique, nous regrettons malgré tout un design semblable à celui que l’on pourrait retrouver dans une Golf. En dehors de ce petit détail, toutes les fonctions qui y sont présentes (régulateur de vitesse, multimédia, …) sont simples d’accès et très intuitives. Les passagers arrière bénéficient de plus de place que ce qu’il n’en faut. En rabattant la banquette, le coffre peut stocker jusqu’à 1800 litres.

Si nous sommes maintenant habitués aux grands écrans de systèmes multimédia, celui qui équipe ce SUV pourrait faire passer votre écran d’ordinateur portable pour un petit joueur. Entièrement tactile, il profite d’une version complètement repensée du système VW. Tout l’affichage est personnalisable et adaptable aux préférences du conducteur. En outre, ce dernier peut, par exemple, jumeler l’affichage du GPS avec sa musique, sa consommation, ou encore ses derniers appels passés. Dans la même lignée, le compteur est entièrement digitalisé, et permet de déporter une partie des informations sous les yeux du conducteur.
En descendant sous l’écran, nous retrouvons deux molettes. Celle de gauche sert à changer le mode de conduite. Il est ainsi possible d’alterner facilement entre Eco, Confort, Sport, … Celle de droite permet de modifier la hauteur de caisse, grâce à la présence d’une suspension pneumatique réglable. Le mode offroad permet ainsi à la caisse de s’élever de plusieurs centimètres, pour faciliter le passage de terrains endommagés.

Sous le capot de notre modèle d’essai, nous retrouvons le dernier V6 TDI du groupe, qui développe, ici, 286 chevaux. Ce dernier est couplé à l’excellente boîte ZF à huit rapports. La puissance est naturellement transmise aux quatre roues. Grosse nouveauté : Cette dernière bénéficie ici des quatre roues directrices. Dans les faits, les quatre roues directrices ont essentiellement un impact sur deux situations de conduite : les vitesses inférieures à 37 km/h, et celles supérieures à 37 km/h. Jusqu’à 37 km/h, les roues arrières braquent automatiquement dans l’angle opposé à celui des roues avant. Cela permet d’accroître l’agilité et la maniabilité du SUV. Les quatre roues directrices se font surtout remarquer lors du stationnement, puisque le diamètre de braquage se trouve réduit de 1 mètre, passant de 12,19 m à 11,19 m. Si la vitesse dépasse les 37 km/h, les roues arrière braquent automatiquement dans la même direction que les roues avant. Le comportement de conduite se fait dès lors nettement plus souple, car les quatre roues directrices stabilisent automatiquement le changement de bande de circulation (par exemple en cas de dépassement rapide). Il en va de même pour les manœuvres d’évitement subites.

A l’instar de la nouvelle Audi A8 (lire notre essai ici), l’amortissement est alimenté par un réseau électrique 48V. En plus de proposer un bien meilleur confort, ces suspensions pneumatiques sont équipées de stabilisateurs électromécaniques. En fonction du type de conduite adopté, ce système permettra de réduire les prises de roulis, sans pour autant perdre en confort.

Avec son 3.0 TDI de 286 chevaux, le Touareg n’a aucun mal à se mouvoir. En plus d’être performant, avec un 0 à 100 km/h abattu en 6,1 secondes, il est très peu gourmand en boisson. Comptez un peu plus de 7 litres sur autoroute, et 8 en cycle mixte. D’ici l’an prochain, VW étoffera sa gamme avec une version V8 TDI de 420 chevaux. Une version plug-in hybride devrait également voir le jour.

Malgré tout le travail effectué, le Touareg reste un gros SUV, haut et lourd. Dès lors, en conduite sportive, il aura tendance à rapidement atteindre ses limites. Quoiqu’il en soit, son rôle premier est d’assurer des trajets dans un confort royal, et, à ce niveau, il ne déroge pas à sa réputation.

Enfin, point de vue tarif, l’offre débute à partir de 61.400 €. En optant pour une version R-Line équipée comme notre modèle d’essai, il faudra débourser un peu plus de 100.000 €.

Et si…

il fallait reconnaître que ce nouveau Touareg n’a plus rien à envier à ses cousins ?

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