Lancée en 2004, la CLS s’est toujours montrée comme l’une des références dans le segment des grosses berlines faites pour avaler des kilomètres. Elle a également lancé la mode des coupé quatre portes, arrivés un peu plus tard chez Audi avec la A7 et BMW avec sa Série 6 Gran Coupé. Après huit années de bons et loyaux services, la CLS Type 218 cède sa place à une toute nouvelle génération… plus technologique que jamais.

Faisant partie de la nouvelle offensive de Mercedes en matière de changement de look, cette nouvelle CLS reprend les nouveaux codes stylistiques de la marque, inaugurés par la dernière Classe A. On remarque notamment une face avant complètement retravaillée, qui se caractérise par l’arrivée d’un nouveau design pour les feux LED. L’arrière s’offre également un gros lifting avec l’apparition d’une nouvelle forme de feux et une ligne plus coupée. Dans l’ensemble cette troisième génération de la CLS se montre bien plus dynamique d’un point de vue visuel, surtout lorsque l’on opte pour le pack AMG, présent sur notre modèle d’essai.

A son bord, le changement est radical. Reposant sur la plateforme de la Classe E, nous retrouvons le désormais habituel, double écran, équipé du tout nouveau système MBUX, bien plus fluide et fonctionnel que la précédente version de la surcouche. Egalement, nous retrouvons le nouveau volant de la marque, qui embarque désormais des commandes tactiles ainsi que toute l’instrumentation liée au régulateur de vitesse adaptatif, qui était située derrière le volant à l’époque. Comme nous pouvons nous y attendre sur un modèle de cette gamme, la qualité de finition est naturellement au rendez-vous et les choix de personnalisation proposés par Mercedes pourront contenter les plus difficiles.

Question habitabilité, cette CLS peut accueillir deux personnes du mètre quatre vingt à l’arrière sans le moindre problème. Une place centrale est proposée, bien que cette dernière soit rendue peu pratique par la présence d’un tunnel de transmission relativement imposant. Le coffre offre 530 litres et il reste bien entendu possible de rabattre les sièges. Néanmoins, son ouverture ne permet pas de faire rentrer de plus gros objets. A l’avant, les passagers ne manquent pas de place et profitent de sièges très confortables et réglables à souhaits. Notre seul reproche concerne toujours le pad adjoint au système multimédia, dont l’utilisation peut s’avérer fastidieuse pour les non initiés aux dernières technologies.

Actuellement, l’offre de motorisations s’articule sur des blocs à six cylindres en ligne diesel et essence et un quatre cylindres pour l’entrée de gamme. Etant donné que le diesel continuera à générer une grosse partie des ventes sur ce modèle, l’offre débute avec la CLS 300d, équipée d’un nouveau bloc à quatre cylindres 2.0l de 245 chevaux. Viennent ensuite les CLS 350d et 400d, équipées du même bloc, un six cylindres en ligne 3.0l développant respectivement 286 et 340 chevaux. En essence, en attendant la commercialisation des versions 53 AMG et 63, Mercedes ne propose qu’une CLS 450 4Matic à hybridation légère, développant au total 389 équidés (367 permanents et un boost de 22 chevaux). Toutes les motorisations sont couplées à la nouvelle boîte 9G-Tronic Plus à neuf rapports. A l’exception de la 300d, toutes les motorisations reposent sur une transmission intégrale 4Matic.

Notre modèle d’essai, la CLS 400d, s’affiche comme la version la plus haut de gamme en diesel. Forte de 340 chevaux fournis par le tout nouveau six en ligne diesel du constructeur, la berline propose un couple titanesque de 700 Nm, disponible dès 1200 tours/minute. Couplé à l’excellente boîte à neuf vitesses de la marque à l’étoile, « notre » CLS de la semaine ne manque clairement pas de puissance. Les accélérations sont impressionnantes et la boite encaisse sans broncher. En activant le mode sport, elle génère même quelques à-coups, renforçant son caractère dynamique. En mode confort, cependant, les passages sont instantanés et imperceptibles. Un pur régal en terme de confort. Du côté des consommations, sur un trajet autoroutier à vitesse autorisée, vous n’aurez aucun mal à passer sous la barre des 6l / 100 km. En alliant à cela des trajets sur routes nationales et chemins de campagne, notre essai s’est conclu sur une consommation de 7,8l / 100 km. Plutôt bluffant compte tenu du gabarit de la voiture et de la présence d’une transmission intégrale, en principe reconnue pour faire grimper les consommations.

En option, Mercedes propose une excellente suspension pneumatique, dont la rigidité pourra varier en fonction du mode de conduite adopté par le conducteur. En clair, cette option vient s’inscrire dans la liste des indispensables. Elle permet à la CLS d’afficher deux visages diamétralement opposés : Celui d’une berline ultra confortable et celui d’une berline dynamique avec un grand D. Malgré ses quasi deux tonnes sur la balance, elle n’a aucun mal à s’enfiler dans une suite de virages, bien au contraire. Le châssis est rivé au sol et le freinage se montre endurant et efficace.

Côté tarif, il faudra tout de même compter un bon 66.300 € de base pour la version 300d. En optant pour la 400d 4Matic, la note grimpe directement à 78.650 €, à laquelle il faudra ajouter quelques dizaines de milliers d’euros pour se rapprocher de notre modèle d’essai. Comme le veut la coutume chez les allemands, la liste d’options est très fournie et permet à cette CLS de rapidement dépasser la barre des 100.000 €. A titre d’exemple, pour notre modèle d’essai, équipé du Pack AMG, de toutes les assistances à la conduite, du soundsystem Burmester ou encore de l’affichage tête haute, il faudra s’acquitter d’un chèque d’environ 108.500 €.  

Et si…

Nous avions un peu de mal à nous faire au look de cette troisième génération de la CLS sur les photos officielles, il en est tout autrement dans la réalité. Cette berline routière jouit de qualités exceptionnelles en matière de dynamisme et de confort. Que demander de plus ?