Six années après avoir effectué son come-back, la Mercedes Classe A a marqué l’histoire de la marque, avec des ventes records. Afin d’imposer la réputation de son entrée de gamme, le constructeur nous a dévoilé, l’an dernier, sa toute nouvelle génération, plus technologique que jamais.

Si certains constructeurs privilégient leurs vaisseaux amiraux pour implanter de nouvelles technologies de pointe, Mercedes a décidé de changer la donne, en transformant sa Clase A en un véritable modèle avant-gardiste sur le reste de la gamme. Visuellement, cette nouvelle “A” se distingue de la précédente par une face avant intégrant de nouveaux blocs optiques, par une ligne plus étirée, ainsi que par de nouveaux feux LED à l’arrière. En l’admirant de face, on s’y tromperait d’ailleurs presque avec la toute nouvelle CLS (lire notre essai ici), reprenant le même look. Nantie du pack AMG sur notre modèle d’essai, elle troque ses boucliers pour des modèles plus agressifs. Si les dimensions n’évoluent pas drastiquement, 12mm sur la longueur, l’empattement gagne 30mm, offrant une meilleure habitabilité à ses occupants. Le coffre, offrant un volume de 370 litres, a gagné quelques 29 litres face à la précédente génération.

Néanmoins, le gros du changement a été apporté à l’intérieur, et plus particulièrement au système multimédia, baptisé MBUX. Doté d’intelligence artificielle et d’une nouvelle mise en page, enfin en lien avec notre ère, ce système aura pour vocation d’assister le conducteur dans ses tâches quotidiennes. Connecté au smartphone de l’utilisateur par l’intermédiaire de l’application Mercedes Me, la voiture est capable de se connecter à des services tels que l’agenda. Très pratique pour les personnes ayant besoin de perdre un minimum de temps à configurer un GPS, par exemple. L’écran widescreen, que l’on commence à retrouver sur tous les nouveaux modèles de la marque, est décliné, sur la Classe A, en trois niveaux de finition : Deux écrans de 7 pouces, un écran de 7 pouces et l’autre de 10,25 pouces et, enfin, deux écrans de 10,25 pouces.

Pour la plus haute version, qui équipe notre modèle d’essai, la mise en page peut être adaptée sous forme de thèmes. Par exemple, le thème voyage changera les compteurs, afin d’afficher des données liées à un long trajet : Consommation, distance restante, vitesse, …). La fluidité est de mise et les habitudes sont très vite prises, notamment grâce à un pad, faisant office de souris. Ce dernier se montre bien plus facile à prendre en main que la molette, habituellement installée sur les Mercedes.

Enfin, la finition est de très bonne facture, mais au vu du montant de l’addition , nous n’en attendions pas moins. Sur notre modèle d’essai, nous retrouvons un joli mariage d’alcantara, de bois et de plastiques noir brillant. Petite remarque pratique : L’achat de câbles USB-C sera requis pour connecter des périphériques externes. Les USB classiques ont été évincés.

Sous le capot de notre A 200 de la semaine, nous retrouvons le nouveau bloc à quatre cylindres de 1,4l de cylindrée, développant ici 163 chevaux pour 250 Nm de couple. Ce dernier a été couplé à l’excellente boîte automatique à sept rapports du constructeur. Il reste toutefois possible d’opter pour une boîte mécanique à six rapports. En optant pour la boîte à double embrayage, le moteur est d’ailleurs capable de couper des cylindres, dans le but de diminuer sa consommation de carburant. A la fin de notre essai, l’ordinateur affichait un petit 7,2l / 100 km. En se déplaçant exclusivement sur autoroute et à allure modérée, il est toutefois simple de descendre sous la barre des 7l. Enfin, la marque à l’étoile a réalisé un excellent travail au niveau de l’échappement. Le “petit” quatre pattes se fait entendre et produit même quelques pétarades en actionnant le mode sport.

Nonobstant sa faible cylindrée et son gabarit, cette A ne manque pas de punch, loin de là. En conduite plus soutenue, le châssis se montre coopérant et ô combien efficace (cela laisse présager de la nouvelle A45). Avec les palettes au volant, les passages de rapports sont instantanés et saupoudrés d’une sonorité très agréable. En switchant sur le mode confort, elle reprend instantanément son rôle de compacte confortable et prête à avaler les kilomètres.

Malgré son statut d’entrée de gamme, Mercedes propose une suspension pilotée. Le confort est ainsi revu à la hausse, même en présence de jantes de 19 pouces et d’un pneu relativement fin. Sur le segment, elle prend de l’avance en se munissant d’une foule d’assistances, allant du maintien des voies au régulateur adaptatif, en passant par les détecteurs d’angles morts.

Proposée à partir de 24.805 € pour la version A 160, il faudra tabler sur un 31.000 € de base pour une A 200 équipée de la boîte automatique. Au même niveau d’équipement que celle de notre modèle d’essai, un chèque de 44.000 € sera nécessaire.

Et si…

la mettre en défaut nous semble difficile, nous attendons avec impatience la réponse des concurrents, qui devront placer la barre très haute pour tenter d’égaliser.

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