Depuis son lancement, en 1979, le Classe G de Mercedes s’est forgé une solide réputation sur un segment totalement dépourvu de concurrence. Pour cette nouvelle mise à jour (bien méritée), Mercedes a conservé son look atypique, tout en améliorant considérablement la polyvalence de l’engin.

Le design du Classe G n’a presque pas évolué depuis le lancement du type 463 en 1993, du moins, sur le plan visuel. En effet, cette version 2018 évolue de 121 mm en largeur, de 53 mm sur la longueur et sa garde au sol est augmentée de 6 mm. Cela se traduit par une évolution de l’espace disponible aux jambes de 150 mm à l’arrière et de 38 mm à l’avant. En parallèle, le “G” s’embourgeoise nettement dans le cadre d’une utilisation sur route. En plus d’avoir perdu 170kg sur la balance, il bénéficie désormais de trains indépendants à l’avant et d’un pont rigide à quatre bras.

Dans la pratique, ces améliorations se ressentent dès les premiers tours de roue, avec un comportement nettement moins typé « char d’assaut ». Ce Classe G se conduirait presque comme un GLE, en faisant abstraction de ses mensurations complètement démesurées.

Parmi les autres changements, nous notons également l’apparition de la nouvelle boîte 9G-Tronic, qui remplace l’ancienne boîte automatique à sept rapports. Cette dernière profite d’un meilleur étagement, d’une réactivité accrue et de deux rapports supplémentaires, très utiles pour diminuer sensiblement la consommation de carburant.

Enfin, la nouvelle mouture du 4X4 de luxe s’équipe d’une direction électromécanique à crémaillère. Dans la pratique, cela lui permet de recevoir des systèmes d’aide à la conduite, tels que l’aide au stationnement. En fonction du mode de conduite choisi par le conducteur (Sport, Confort, …), celle-ci fournira une sensibilité spécifique.

Sur route, les progrès sont donc immédiatement ressentis. Toutefois, il faudra s’habituer à des prises de roulis conséquentes (mais maîtrisées compte tenu de la hauteur et du poids) et du comportement incertain du pont arrière. Pour gagner en sportivité et en dynamisme, il faudra se pencher sur la version G 63 de Mercedes-AMG, qui propose une barre anti-roulis, une direction retravaillée et un amortissement plus rigide (entre autres).

A son bord, pas mal de changement en revanche. A commencer par le système multimédia, hérité des plus récents modèles de la marque à l’étoile. Nous apprécions tout particulièrement le nouveau volant, incluant désormais les commandes de régulateur de vitesse, tellement plus pratiques que sur le comodo placé en dessous des clignotants, comme à l’époque. Sans surprises, la qualité de finition et des matériaux est au rendez-vous.

Mais malgré le gain non négligeable en matière de confort sur le bitume, ce Classe G demeure un véritable franchisseur. Si nous vous avouons que l’idée d’utiliser un 4X4 chaussé de jantes 20 pouces et affichant un prix de base de plus de 110.000 € nous a un peu effrayé, il n’aura toutefois aucun mal à s’engager dans les chemins les plus accidentés, même avec les pneus de série.

Sous le capot de notre modèle d’essai, le G500, nous retrouvons un V8 4.0l biturbo développant une généreuse puissance de 422 chevaux pour 610 Nm de couple. Un travail tout particulier a été réalisé sur l’échappement, qui fournit une sonorité presque jouissive, et qui joue pour beaucoup dans l’attachement que porte le public à ce Classe G. C’est certain, Mercedes sait faire chanter des V8 turbocompressés ! Niveau consommation, il vous faudra compter environ 17/18l aux 100 kilomètres pour un usage quotidien. De quoi effectuer entre 500 et 550 kilomètres avec un plein de presque 100 litres !

Il est également possible d’opter pour une version 350d, embarquant un six en ligne 2,9l diesel, développant 286 équidés pour 600 Nm de couple.

Côté tarif, l’offre débute à partir de 101.000 euros pour le G 350d et 113.861 € pour le G 500. Pour une configuration similaire à celle que nous vous présentons, il faudra débourser, au total, 152.769 €, hors remises.

Et si…

Ce nouveau Classe G était parvenu à devenir une véritable routière sans pour autant sacrifier ses prestations en hors piste, qui ont fait sa réputation ?