Nous n’attendions plus qu’elle : Après le lancement de la nouvelle Seat Ibiza et plus récemment de la nouvelle Volkswagen Polo, l’Audi A1 se refait une beauté sur une plateforme identique à celle de ses deux cousines. Reste donc à voir si cette nouvelle A1 n’est qu’une simple Polo embourgeoisée ou une Audi à part entière !

Inaugurée en 2010, la première génération de l’Audi A1 a rencontré un franc succès dans sa première génération, qui était d’ailleurs produite exclusivement en Belgique.

Avec la récente adoption de la nouvelle plateforme MQB-A0, également utilisée chez Seat et VW pour les Ibiza et Polo, le constructeur a décidé de délocaliser la production belge vers l’Espagne. Récemment, l’usine belge a donc été reconvertie pour l’assemblage des nouveaux Audi e-tron.

Quoi qu’il en soit, ce changement de pays de fabrication pouvait soulever quelques inquiétudes en terme de qualité de fabrication. Néanmoins, dès la première utilisation de la citadine, on se rend bien compte qu’Audi a mis le paquet pour conserver un très haut niveau de finition; là où Volkswagen a clairement fait un pas en arrière entre son ancienne Polo V et la nouvelle VI.

Dotée ici du pack S Line, la “petite” citadine affiche un intérieur d’une qualité impressionnante pour le segment. A l’exception des panneaux de portières un peu “cheap” par endroits, l’ensemble respire globalement la qualité et on retrouve finalement peu de pièces communes aux autres modèles partageant la plateforme. Nous sommes bel et bien à bord d’une premium !

De plus, cette A1 peut tout avoir d’une grande, comme le virtual cockpit, les avertisseurs d’angles morts, ou encore le système multimédia connecté, très pratique pour le GPS notamment. Autre point positif : la citadine est personnalisable à souhaits, surtout au niveau de la sellerie.

Déclinée uniquement en quatre portes, au grand dam des fans de trois portes, les passagers arrière profitent d’une habitabilité correcte, bien que limitée pour de longs trajets et des occupants dépassant le mètre quatre-vingt. Il faut dire qu’avec six centimètres de plus que sa devancière, il y a eu de grands progrès sur ce point. Cela se confirme une fois de plus avec le coffre, qui gagne 65 litres, pour arriver à un total de 335 litres.

D’un point de vue extérieur, la deuxième génération du modèle semble plus appartenir au segment des compactes qu’à celui des citadines. Toutefois, si nous pouvons souvent faire le reproche aux constructeurs allemands de vouloir trop conserver les lignes de leurs modèles, on peut dire que ce n’est absolument pas le cas ici. Nous aimons particulièrement le nouveau look, beaucoup plus agressif et personnalisable que sur la première génération. Petite mention à la nouvelle calandre, surplombée de trois entrées d’air situées en dessous du capot, qui rappelleront, aux nostalgiques, la bonne époque de la Sport Quattro des années 80.

Sous son capot, aucun moteur diesel, ni hybride. Trois motorisations sont donc proposées : la 25 TFSI, avec un trois-cylindres 1,0l de 95 chevaux, une 30 TFSI avec le même bloc poussé à 116 équidés, et, enfin, une 35 TFSI avec le nouveau 1,5l TFSI développant 150 chevaux. A noter que les deux dernières motorisations peuvent être couplées à une boîte S Tronic à sept rapports, moyennant un supplément d’environ 1900 €.

Notre modèle d’essai, badgé du blason 30 TSI, est donc animé par le moteur essence le plus vendu du moment chez Volkswagen Group : le 1.0l TFSI trois cylindres à injection directe. Développant ici 116 chevaux et 200 Nm de couple, le petit trois pattes s’en sort très bien dans le cadre d’une conduite quotidienne. Les relances sont correctes et la boîte est réglée aux petits-oignons pour rendre ce petit moteur extrêmement agréable et flexible. De plus, la consommation reste maîtrisée avec une moyenne stabilisée à 6l / 100 kilomètres, malgré la monte de 18 pouces.

En attendant une version plus sportive, les amateurs de sensations pourront se diriger vers le tout nouveau bloc 1,5l TFSI de 150 chevaux.

Sur route, cette A1, équipée du Pack One avec les jantes Audi Sport 18 pouces et le rabaissement de la garde au sol suite à l’adoption du pack S Line, se montre très ferme, mais jamais inconfortable. La direction est nette, précise, et le freinage est impressionnant pour une citadine. De son côté, le châssis est collé à la route et ne demande qu’à attaquer les courbes. Nous espérons vraiment l’apparition d’une version plus sportive dans le futur ! Toutefois, en fonction du type de confort recherché, il faudra donc bien analyser la chose avant d’opter pour le S Line et les jantes au diamètre important.

Venons-en maintenant à la grille tarifaire. Chez les allemands, seuls les mots “personnalisation”, “sportivité” et “technologie” vous feront comprendre qu’il faudra sortir la Mastercard pour ressortir avec une configuration similaire à celle de notre modèle d’essai. Pour une version 30 TFSI S Tronic, vous compterez un prix de base de 23.130 €, auxquels il sera très simple de quasi doubler cette mise. Pour notre modèle d’essai, équipé du pack Edition One, des sièges sport, des feux LED, de la climatisation électronique, du virtual cockpit, du système de navigation MMI Touch Plus et du sound system Bang & Olufsen, il faudra compter un peu plus de 40.000 €.

Et si…

cette nouvelle A1 était devenue le modèle le plus sportif de la gamme “standard” de la marque aux quatre anneaux ? Certes, son prix est conséquent, mais la qualité de finition de haut vol, couplée à l’habitabilité plus que correcte, lui permet de répondre à la demande de beaucoup d’automobilistes, avec un prix toujours nettement inférieur (à configuration égale) à celui d’une Audi Q2, n’étant au final qu’une A1 surélevée.