Période chargée en nouveautés pour BMW. Entre l’arrivée de la nouvelle Série 8, de la Z4, du nouveau X5, le constructeur bavarois nous a présenté la septième génération de sa Série 3. Plus grande plus luxueuse, plus confortable… Reste à voir si l’ADN sportif du modèle a été conservé aussi bien que sur la précédente version.

Malgré une montée toujours fulgurante des ventes de SUV compacts et haut de gamme, la Série 3, chez BMW, a toujours tenu une place de coeur auprès de la marque et des passionnés. C’est d’ailleurs pour cette raison que la “3” représente d’ailleurs toujours une part importante des ventes réalisées par le constructeur, et ce à l’international.

Présentée lors du dernier Salon de Paris 2018, cette septième génération de la Série 3 se montre globalement plus “haut de gamme”, avec un design moins austère, surtout sur les versions vendues sans pack (Luxury, Sport, M Sport). Au niveau des dimensions, nous constatons une évolution de 7,6 centimètres sur la longueur et de 16mm sur la largeur. Malgré cette prise de taille conséquente, la bonne nouvelle est que BMW est parvenu à réduire copieusement le poids de la berline, de l’ordre de 55 kg, pour un poids total de 1545 kg. Nous notons également l’arrivée d’un châssis rigidifié de 50%, ainsi que de voies élargies de 43 mm à l’avant et de 21 mm à l’arrière. Cette nouvelle Série 3 est donc mieux assise et plus basse d’un centimètre, ce qui promet pour son caractère dynamique.

A bord, l’augmentation de ses mensurations se traduit par une habitabilité revue à la hausse, surtout au niveau de l’espace disponible pour les passagers arrière. Si une partie de la clientèle et des amateurs se lassait d’une architecture intérieure qui n’évoluait pas de manière drastique depuis le début de ce nouveau millénaire, cette nouvelle Série 3 devrait en faire changer beaucoup d’avis. En se calquant sur les derniers modèles de la marque, la berline reçoit un design entièrement repensé. Nous remarquons une planche de bord redessinée et embarquant de nouveaux matériaux – plus qualitatifs – ainsi que de nombreuses évolutions technologiques. Désormais, le système multimédia se concentre sur le conducteur. Si ce dernier peut toujours être piloté par la molette présente sur la console centrale, son écran se situe plus près du conducteur, qui peut également interagir grâce à un écran tactile, plus facile à utiliser que sur la précédente génération, qui trônait au milieu de l’habitacle.

Dans le même temps, bien après Audi et Mercedes, le constructeur bavarois a enfin généralisé son compteur numérique. Celui-ci peut-être personnalisé à souhait et s’adapte au mode de conduite sélectionné, de façon à toujours afficher des informations cohérentes.

Parmi les autres nouveautés présentes à son bord : les sièges. Sur ceux qui équipent “notre” 330i pack M, ils offrent un excellent maintien et, comme d’habitude chez BMW, une foule de réglages. A propos de ceux-ci, nous constatons malgré tout une position de conduite sensiblement plus haute que sur la précédente génération. Pour conclure sur le poste de conduite, le nouveau volant, issu des derniers modèles, se montre un peu plus épais, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Sur la route, cette 330i, qui a troqué son six cylindres depuis plusieurs années, au profit d’un tout nouveau quatre pattes 2.0l de cylindrée, développant 258 chevaux pour 400 Nm de couple, se montre autant à l’aise en conduite posée qu’en rythme plus soutenu.
Si la direction offre beaucoup moins de feedback que “l’ancienne” F30, le nouveau châssis se montre exemplaire. La cavalerie, exclusivement envoyée sur les roues arrière, pour notre modèle d’essai, n’a aucun mal à passer au sol, principalement grâce à des pneus larges et à une boîte de vitesses étagée aux petits oignons pour les différents modes de conduite.

En virages, la caisse ne laisse pas échapper le moindre tangage, pour notre plus grand plaisir. Les ingénieurs ne mentaient vraiment pas en annonçant un plaisir de conduite accru, malgré l’embourgeoisement conséquent du modèle. Presque impossible à mettre en défaut, le train avant se montre docile et collé au bitume. Même constat pour le train arrière, qui n’autorisera les dérives qu’ à la condition de désactiver toutes les assistances de conduite. En mode sport, la boîte et le moteur offrent une réactivité impressionnantes, ainsi que des passages de rapports très rapides. Avec une telle agilité sur une version standard, on ne peut que se réjouir de voir arriver les M340i et M3, toutes deux animées par des six cylindres en ligne.

Chaussée de jantes 19 pouces dans notre cas, nous avons toutefois constaté un amortissement trop dur pour la circulation sur routes secondaires et accidentées. En revanche, sur un bon revêtement, cette Série 3 offre un confort quasi royal, ainsi qu’une excellente insonorisation. Côté consommation, notre semaine à bord de la 330i berline sDrive s’est soldée sur un bon 8l / 100 km.

Enfin, niveau tarif, cette nouvelle Série 3 n’échappe pas à la règle généralisée des montées de prix. Pour une version de base en 318d, comptez 35.950 €. En optant pour une 330i, le ticket d’entrée débute à 44.500 €. En optant pour le pack M, les jantes 19 pouces, la peinture “Individual”, le business pack plus et l’innovation pack, on arrive finalement à un prix de 70.890 € hors remises.

Et si…

BMW était parvenu à changer radicalement son best-seller sans pour autant en sacrifier son âme ? Une chose est certaine; le constructeur a pris un gros risque en changeant sa Série 3 si radicalement, mais après notre essai, ce choix nous semble tout à fait cohérent.

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