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Tesla bloque l’écran d’une Model 3 suite à une modification non autorisée du logiciel

A l'instar de toutes les voitures thermiques, les préparateurs sont en mesure d'optimiser les performances des véhicules électriques, en jouant sur une multitude de facteurs électroniques. Tesla n'entend toutefois pas confier l'amélioration de ses véhicules à des entreprises externes.

Il y a quelques semaines, une entreprise québécoise présentait un pack d’optimisation électronique, permettant à la Tesla Model 3 de gagner en puissance, et donc en performances. Rendue possible par des manipulations informatiques, cette opération a aujourd’hui été découverte par Tesla, qui n’a pas tardé à faire connaitre sa position sur le sujet. Rappelons que Tesla propose une option équivalente (mais un rien moins efficace) à cette préparation.

Comme l’image en atteste, le fabriquant a décelé des fichiers modifiés dans le véhicule. Cela s’est traduit par l’apparition d’un message indicatif : « Modification incompatible avec le véhicule. Risques potentiels de dommages ou de panne ». Afin d’enfoncer le clou, Tesla a configuré ce pop-up pour qu’il demeure actif en permanence. Une manière d’obliger le propriétaire du modèle en question à revenir sur un logiciel 100% d’origine.

De son côté, l’entreprise Ingenext, à l’origine de la préparation, assure que les clients s’engagent à ne plus mettre à jour leur véhicule via les canaux de Tesla. Le client impacté par ce « problème » a quant à lui effectué une mise à jour, qui a été en mesure de détecter les manipulations effectuées dans le logiciel.

Cette situation nous montre bel et bien que si le véhicule est possédé par le client, il n’en est pas tout à fait de même pour les logiciels et outils intégrés au véhicule. Ces derniers, bien souvent « cloudés » sur des serveurs externes, demeurent la propriété du constructeur. De nombreux clients se sont notamment étonnés de remarquer la disparition d’options présentes sur un véhicule d’occasion juste après leur acquisition, les obligeant à repasser à la caisse pour en bénéficier. Cette pratique, initiée par Tesla, commence à se retrouver chez des fabricants généralistes. BMW, par exemple, peut proposer l’activation de la suspension adaptative ou des feux directionnels (entre autres) via son portail ConnectedDrive, moyennant finance.

Il s’agit donc d’une manière pour Tesla de s’assurer le monopole des ventes en matière d’ajout d’options après achat. Dans le même temps, cette méthode assure aux clients un suivi de mises à jour régulier, permettant au véhicule de s’adapter à son temps tout au long de sa durée de vie, tout en se prémunissant des failles de sécurité, constamment patchées.

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