Du coffre à revendre! Sortie il y a bientôt 2 ans de cela, l’Octavia 3e du nom s’est fait une belle place sur notre marché. Il faut avouer que la ligne de cette dernière génération est plus flatteuse que sa devancière, et que sa finition ne cesse de s’améliorer au point de se demander pourquoi il faudrait encore choisir pour une VW. Et c’est encore plus vrai avec cette Octavia RS !

Jeudi, à peine sorti de chez l’importateur, le break bleu était déjà parti jouer la diva avec notre photographe. Destination ? Spa-Francorchamps, rien de moins ! Pas question d’y prendre la piste, mais bien la pose. Et même, pourquoi pas, d’y faire une petite réunion de famille avec quelques cousines Audi RS6. Malgré les écarts qu’on peut leur trouver, la philosophie de la voiture est la même en Allemagne et en République Tchèque.

Oh la belle bleue !

Vendredi, impatient et surtout curieux d’enfin savoir ce que cache cette sportive Tchèque, je découvre l’Octavia RS dans une livrée « Race Blue Metallic » peu habituelle, avec des jantes Gemini grises anthracite de 18 pouces mettant en valeurs des étriers rouges. Déjà bien de quoi la différencier d’une banale Octavia.
Coté esthétique, on retrouve une face avant plus agressive en avec des grilles en nid d’abeilles et une sortie rectangulaire de part et d’autre du parechoc arrière. Le coffre se voit surplombé d’un élégant spoiler de toit histoire d’affirmer encore un peu plus le caractère sportif de cette déménageuse.

Déverrouillage de la RS, les rétroviseurs électriques reprennent leur position et une fine bande LED, signature des nouvelles Skoda, vient souligner les phares avant. « Bienvenue dans l’Octavia »Je m’installe confortablement dans le siège baquet recouvert de cuir et de tissu. Première sensation plutôt positive, on est bien dans une voiture allemande, euh pardon… Une voiture tchèque !
Premier coup d’œil sur la planche de bord. On retrouve vite nos marques par rapport aux cousines VW et Audi dont l’ergonomie reste fort semblable.

Evidemment, la finition n’est pas encore à la hauteur de ces dernières avec ci et là quelques plastiques durs mais d’aspect général la présentation est plutôt flatteuse et Skoda a tout de même fait des efforts sur ce point.

J’apprécie le volant à méplat qui affirme le caractère de la voiture, mais les inserts en faux carbone, d’aspect plutôt « cheap », sont pour ma part une faute de gout.
Gros plus par contre pour l’interface multimédia/GPS tactile, facile d’utilisation et surtout rapide.

Le système audio proposé en option, qui équipait ce véhicule, est lui aussi d’excellente facture.

L’habitabilité, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, est sans aucun doute un des points fort de cette voiture. Et le coffre de 610l pourra sans peine accueillir les bagages de 5 occupants. Banquette rabattue, on dispose même de 1740 litres d’espace de chargement. Tout simplement impressionnant pour la catégorie. En plus d’un espace aux jambes plus que suffisant, les passagers arrière pourront profiter de l’agréable toit ouvrant panoramique.

Bonne surprise, notre modèle d’essai est équipé de l’excellente boite DSG avec palettes au volant. La couleur est annoncée et il me tarde de vérifier si son ramage est à la hauteur de son plumage.

Ici, pas de bouton « Start » mais une classique clé à tourner. (le démarrage sans clé est toutefois proposé en option). Contact mis, le moteur nous rappelle qu’il s’agit ici d’un bloc diesel et ce, malgré la rampe commune. Un peu bruyant à froid et bas régime, il devient plus discret par la suite… pour mieux surprendre quiconque voudrait s’y piquer ?

RS pour Rennsport ?

Premiers tours de roue, le confort s’avère ferme et empêchera vos passagers de s’endormir sur longs trajets contrairement à la boite DSG à 6 rapports, qui s’avère être douce à l’utilisation. De quoi ravir ceux qui ont l’habitude de circuler en centre ville.

Échappons nous du trafic urbain et des badauds, sans doute peu habitués à croiser une Octavia à l’allure aussi sportive, et haussons un peu le rythme afin de découvrir ce que ce break de 184 ch nous réserve.

Le ciel est dégagé, la route sèche et le soleil illumine les feuilles d’automnes.
Le tableau paraît presque parfait et j’en profite. Sélecteur de vitesse en mode sport, pression sur la palette, je tombe une vitesse et me lance à l’assaut du premier virage.
L’équilibre du véhicule est impressionnant et la direction communicative. En mode manuel, la boite DSG se montre plus rapide et réactive que la boite 7G-Tronic de Mercedes.
Ce 4 pattes ne manque pas de coffre et les sièges baquets se montrent rapidement utiles pour vous maintenir en place.

À 1500 tr/min ça pousse déjà bien, 3000 tr/min ça pousse encore un peu mieux.
Diesel oblige, inutile de s’aventurer trop aux alentours des 5000 tours / min, au risque de perdre quelques précieuses secondes au chrono.

Au menu, routes sinueuses et enchainement de virages – oui il est encore possible d’en trouver en Brabant Wallon. La voiture change d’appui avec une réelle facilité et il vous vient alors rapidement l’envie de la pousser encore plus loin. Les 184 ch suffisent à se faire plaisir mais risquent vite d’être un peu juste si vous souhaitez emmener votre jolie tchèque sur circuit les weekends. Autre ombre au tableau, la motricité de cette RS.
La Skoda peine en effet à transmettre toute la cavalerie sur le train avant et c’est encore plus marqué sur route humide. Une version 4 roues motrices serait bien plus efficace, mais ne boudons pas notre plaisir car dans l’ensemble cette Octavia est dans l’ensemble une bonne surprise.

Elle aurait cependant pu être un peu plus « Rennsport » selon nous. Cette Octavia RS est certes, plus réactive et vive mais pas au point d’être une pistarde.

Coté budget, ce 2.0 litres se montre plutôt raisonnable avec une conso moyenne en dessous des 6 litres. En conduite plus soutenue on monte rapidement au delà des 7,6 litres, ce qui reste raisonnable pour une conduite sportive mais durant l’essai notre moyenne tournait à 6,5 litres avec en majorité des trajets sur petites routes.

L’équipement de base se montre déjà très complet et en passant par la case d’option, il est possible d’opter en plus pour un toit ouvrant panoramique et une interface audio/GPS de meilleure qualité.
Seul bémol, l’absence d’assistance de parking à l’avant du véhicule sur notre modèle d’essai. Il est néanmoins pourvu d’éléments de sécurité tel que l’Intelligent Light Assistant, le Lane Assistant ou encore le Trafic Signe Recognition, tous 3 disponibles dans le pack Traveler Assistant à 2700€.

Et si …

…Elle convenait parfaitement à quiconque souhaiterait se faire plaisir au quotidien sans sacrifier ni son portefeuille, ni le côté pratique pour emmener la petite famille en weekend.