Skoda

Essai : Skoda Octavia Combi 2.0l TDI 115

Depuis quelques années, Skoda étend son offre de SUV afin de répondre à la demande grandissante. Toutefois, le fabricant ne laisse pas de côté son Octavia, qui occupe toujours une place de choix dans la gamme. De quoi permettre à cette nouvelle génération, plus habitable, plus confortable et plus connectée de conserver son succès auprès des familles ?

Skoda a profité de l’arrivée de la Volkswagen Golf 8 pour présenter la quatrième génération de son Octavia. L’occasion pour elle de gagner en habitabilité et de se doter des toutes dernières technologies du groupe Volkswagen.

Visuellement, le modèle évolue avec l’apparition d’une face avant remodelée, pour un rendu plus “premium”. L’arrière change également avec de nouveaux feux et des lignes plus arrondies. Malgré des dimensions quasi similaires, le break dispose d’un coffre atteignant 640 litres, soit 30 de plus qu’auparavant.

Comme toujours, Skoda ne se contente pas que de récupérer la plateforme de la Golf. Le constructeur a veillé à intégrer tout un tas de fonctions visant à rendre la familiale la plus pratique possible. Mention spéciale aux sièges intégrant des pochettes de rangement pour smartphone ou encore une brosse à neige, logée dans l’intérieur de portière. Nous apprécions également les nombreux (grands) espaces de rangements, placés à des endroits stratégiques (console centrale, intérieurs de portes, …).

Côté design, pas mal de changement, avec une planche de bord complètement repensée et simplifiée. En comparaison à la précédente génération, nous constatons également une bonne montée en gamme en termes de qualité de finition et des matériaux utilisés.

C’est surtout sur le plan technologique que l’Octavia marque des points. Le cockpit, entièrement digital, est désormais couplé à un système multimédia repensé et proposé en quatre versions, réparties sur des écrans allant de 8,25 à 10 pouces. Sur la version la plus haut de gamme, le système de gestion mécanique de la climatisation est déporté dans le système multimédia, laissant ainsi la place à un grand espace de stockage, permettant au passage de charger les smartphones équipés d’un module de charge à induction. Dans ce cas, notre seul reproche vise la gestion de la climatisation via l’écran, demandant un trop grand effort de concentration (et de distraction) pour son utilisation.

Pour pallier cela, la Skoda Octavia embarque un passager invisible : Laura. Elle se charge, via la voix, de gérer la plupart des fonctions du véhicule. Sièges chauffants, GPS, téléphone, rien ne lui échappe. Si cette solution demande un temps d’adaptation, elle devient rapidement incontournable pour conserver ses yeux sur la route.

Les plus exigeants pourront s’accommoder d’un affichage tête haute, de sièges massants et d’une climatisation tri-zone. Des options généralement réservées aux luxueuses berlines. La liste des options est clôturée par des vitres acoustiques, permettant une insonorisation quasi parfaite.

Comme d’habitude, l’offre Skoda débarque sur le marché avec une large palette de motorisations, allant de 1500 TSI à des blocs essence/diesel de 2l de cylindrée. Des versions plug-in hybrides sont également proposées. Dans notre cas, le break est animé par un 2.0l TDI de 115 chevaux, couplé à une boîte mécanique à six rapports. Une motorisation sobre permettant de mouvoir dynamiquement cette Octavia, grâce à son couple et à son excellente boîte mécanique, bien étagée.

 

Au final, le seul gros reproche pouvant être fait à cette Octavia concerne la flopée d’assistances que l’on retrouve sur la plupart des dernières productions automobiles. Les alertes qui pullulent sur l’écran et dans les haut parleurs peuvent rapidement agacer : “Gardez les mains sur volant”, “Restez au milieu des lignes”, “Virage dangereux en approche”, … Heureusement, la plupart des ces assistances sont (encore) désactivables via le système.

Le châssis, de son côté, se montre moins rigide qu’auparavant, du moins en sensation. L’amortissement d’origine (il est possible d’opter pour un amortissement piloté) offre un excellent toucher de route et un comportement sain, même dans les courbes. Les personnes à la recherche de sensations plus fun pourront s’orienter vers la version RS, profitant d’une hauteur de caisse amoindrie et de réglages plus affutés pour une conduite engagée.

Avec un prix de base de 34.000€ dans sa version combi 2.0l TDI 115, l’Octavia se montre moins abordable que la précédente génération. Plutôt bien équipé, notre modèle d’essai est proposé à un prix TTC de 39.850€. Pour ce prix, il s’équipe du toit ouvrant panoramique, du coffre à ouverture électrique, du pare-brise chauffant, de l’attache remorque électrique ou encore du régulateur adaptatif.

Et si…

L’Octavia Combi n’est qu’une énième déclinaison de la Volkswagen Golf, elle parvient une fois de plus à tirer son épingle du jeu en venant titiller les références du segment supérieur, que ce soit au niveau de l’habitabilité et maintenant au niveau de la qualité de finition. Longue vie à la quatrième Skoda Octavia !

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