Brièvement essayée en juillet dernier lors de la présentation du modèle restylé à Turin, il est maintenant temps de voir ce que la Fiat 500 vaut sur nos routes. On change juste la couleur saumon de la carrosserie par un noir, les routes italiennes par celles de Belgique et la météo qui va avec.

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Vous vous souvenez de ce qui a changé depuis le restylage ? La plus grande des révolutions est sans doute l’arrivée de la boite à gants. Accessoire indispensable pour qui vit en ville. Certes, on apprend à faire sans. Mais dès qu’on y goute à nouveau on se demande comment on a pu s’en passer. Autre petite révolution : la Fiat 500 a enfin un système multimédia moins hors du temps. Certes l’écran n’est pas grand, et pas assez vertical ce qui le rend peu lisible dès qu’un peu de soleil se pose dessus. Mais clairement, un GPS ça n’a jamais fait de mal à personne sur une citadine. La finition intérieure est toujours aussi plastique, mais le design des boutons est clairement moins sinistre.

Best-seller dans nos contrées, le 1,2l essence de 69ch épate toujours autant par son silence et sa souplesse d’utilisation en ville. Toute la Fiat 500 ravit en ville. Sa boite de vitesse bien guidée mais douce au levier qui tombe sous la main, son mode « City » qui allège la direction et puis sa petite taille en font une citadine hors pair.

Mais un cabriolet on a envie d’en profiter au grand air, à l’occasion d’une petite balade à la campagne par exemple. C’est ici que ça se corse. Citadine oblige, la Fiat 500 n’est pas vraiment la voiture faite pour avaler des kilomètres d’autoroute. Son moteur est un peu juste de puissance pour la maintenir à 120km/h sans devoir le cravacher, et par la même occasion faire exploser la consommation. Et n’essayez pas de dépasser sur le couple, il n’y en a pas. Enfin si, mais seulement 102Nm à 3.000tr./min. C’est-à-dire pas grand-chose. Heureusement qu’avec ses 905kg à vide la Fiat 500 n’a pas versé dans l’obésité.

Et comme son châssis est plutôt du genre efficace et fun, on s’amuse beaucoup à essayer de perdre le moins de vitesse possible dans les bretelles d’autoroutes sinueuses. C’est primordial si on ne veut pas se faire emboutir par un camion en essayant de s’insérer dans le trafic, mais c’est surtout la preuve qu’avec un peu de bonne volonté on peut s’amuser avec une voiture très peu puissante. Pour peu qu’elle soit correctement réglée. Mais à nos yeux rien ne remplacera la brute Abarth 695 Biposto et sa puissance débordante.

Toujours est-il que la Fiat 500 1,2l est bien plus abordable que la Biposto, tant sur le plan financier que sur celui de l’utilisation. Même si elle n’a pas un coffre aussi grand que cette dernière, et que la visibilité arrière est entaché par la capote. Cabriolet oblige, le hayon a donc disparu, et bien que le coffre ne soit pas ridicule, il sera parfois difficile d’y faire rentrer des objets volumineux à cause de son ouverture plutôt petite. Mais on sait en achetant une Fiat 500 qu’on n’achète pas un van. Personne n’a encore réussi le coup de la voiture qui change de taille en fonction des besoins de son propriétaire. En attendant ce coup de génie, la Fiat 500 a bien de beaux jours devant elle au milieu des villes et des quartiers branchés.

Et si…

… on comprenait mieux le succès de la petite 500 au près des citadins ? Les autres peuvent se tourner vers des versions TwinAir ou diesel, plus puissantes.