Mise au point sur le Nurburgring avec l’aide de grands noms de l’automobile, 1.200kg pour 207ch et un autobloquant. Clairement, on aura connu moins alléchant comme CV que celui de l’ Opel Corsa OPC. Premier entretient obtenu, la question est maintenant de savoir si on l’engage.

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Quelques présentations d’abord. La miss s’habille d’un kit carrosserie propre à l’ Opel Corsa OPC : Bouclier avant plus agressif et plus aéré, une fine écope à la base du capot comme le fait une Porsche 911 GT3, un becquet proéminent en haut de la vitre de coffre, et un diffuseur intégrant deux grandes sorties d’échappement. Le tout dans une robe Magma Red, et posé sur de grandes jantes 18 pouces. Question look extérieur c’est dans la poche, la petite en jette !

Une fois à l’intérieur on est de suite accueillis par les deux baquets Recaro recouvert de cuir. Top ! Malheureusement, une fois passé l’euphorie de cette rencontre, on est un peu déçu de ne pas retrouver plus de touches sportives que le volant à (petit) méplat, quelques imitations de carbone dans les compteurs et une fine signature OPC sur le levier de boite de vitesses. La présentation est sobre, très sobre même, mais de bonne facture malgré des plastiques abondants. On retrouve le grand écran tactile du système multimédia Intellilink entouré de quelques boutons, pas vraiment très grands. Elle aurait pu s’assumer plus cette Opel Corsa OPC pour ce qui est d’assortir l’intérieur avec l’extérieur.

Bon, passons à la question suivante. Qu’est-ce qu’elle a sous le capot ? Un petit 4 pattes 1,6l gavé au turbo, qui produit 207ch et 245Nm. Voir même 280Nm lorsque l’Overboost s’enclenche. Il n’y a pas de quoi rire d’une pareille cavalerie quand elle est montée dans une petite puce comme une Corsa. Enfin, on pourrait si elle ne passait pas au sol. Mais ils ont tout prévu chez la marque au « blitz » : le OPC Extreme Perfomance Pack.

Au menu, il y a des galettes plus grandes pour les mâchoires avant à 4 pistons signées Brembo, des jantes 18 pouces pour les loger. Ces dernières sont chaussées de ce qu’on peut appeler des bons gommards : des Michelin Pilot Super Sport. Les même que sur l’AMG GT, mais quelques pointures en dessous quand même. Toujours est-il que ça devrait coller. L’amortissement signé Koni FSD, spécifique à l’ Opel Corsa OPC, se voit ici encore raffermi. Mais la cerise sur le gâteau, c’est le différentiel autobloquant, histoire de faire passer toute la puissance au sol. Un must dont il ne faudrait pas se passer.

Si on embauche l’ Opel Corsa OPC c’est pour rouler, alors voyons ce qu’elle sait faire. Contact et le 4 cylindres s’ébroue dans une sonorité discrète. Pas tout à fait raccord avec son look ravageur, mais on verra en roulant. Mis à part un amortissement ferme, l’Opel Corsa OPC sait se fondre discrètement dans la circulation et se faire citadine normale. Jusqu’à ce qu’une Corsa normale vienne se placer à côté à un feu rouge. Bien que la couleur ne change pas, impossible de ne pas remarquer la différence de musculature avec la Corsa 1.0 Turbo essayée au printemps dernier. Avec son couple disponible de 1.900tr/min à 5.800tr/min, pas de doute elle sait aussi se la jouer tranquille. Mais nous ce qu’on veut c’est voir ce qu’elle a dans le ventre en tant que sportive.

C’est en haussant le rythme qu’on se rend compte que le pédalier alu spécifique à l’ Opel Corsa OPC est plutôt bien placé pour le talon pointe. Bon point donc ! Le guidage de la boite en revanche, est léger et nécessite de bien décomposer les mouvements pendant que la main gauche tient fermement le volant. On connait le phénomène depuis l’Abarth 695 Biposto : une traction avec autobloquant ça mord le bitume à la reprise des gaz, et autant bien tenir le volant car le train avant ne demande qu’à se rapprocher de la corde une fois que l’autobloquant rentre en action. Oui cette petite bombinette fait souffrir ses pneus avant, mais sur le sec elle ne souffre pas de pertes de motricité. Sauf si on lui shoot un gros coup de pied droit. Sur un sol gras ou mouillé ça se complique. Mieux vaut doser finement sous peine de sous-virage prononcé, jamais très agréable.

L’amortissement est ferme mais les Koni FSD se gardent bien de surprendre le conducteur, comme sur une 500 Abarth équipée chez la même enseigne. Ils savent y faire avec les petites bombes ! En revanche le train arrière de la Corsa OPC n’a pas les talents de danseurs de celui des Abarth. La rigueur allemande d’un côté, et la chaleur italienne de l’autre. Cela dit, la Mini JCW des anglais est devenue trop allemande sur ce point-là aussi.

Rigoureuse, voilà un qualificatif qui lui va à merveille à cette Opel Corsa OPC. Mais c’est aussi bien un terme positif que négatif. La Corsa OPC manque cruellement d’une âme plus fun. Une présentation intérieure plus enjouée, un échappement plus vocal et un train arrière plus joueur. Ah, et aussi une boite avec un 6ème rapport un rien plus long. Juste histoire de ne pas être à 3.000tr/min lorsqu’on est calé à 120km/h. La consommation apprécierait, et les occupants aussi.

Et si…

… on l’embauchait ? Pourquoi pas, mais en l’inscrivant à une formation qui aurait pour thème « le fun ».