Opel

Essai : Opel Grandland X Hybrid4

Dans sa quête d’expansion vers l’électrification, c’est tout naturellement que Opel a décidé de proposer deux versions hybrides de son Grandland X : l’une est équipée d’une transmission intégrale et l’autre de deux roues motrices.

D’ici très peu de temps, l’Union Européenne imposera aux constructeurs de disposer d’un parc automobile aux émissions de CO2 inférieures à 94 gr/km, sans quoi de lourdes sanctions financières tomberont. A moyen terme, l’électrification, sous de multiples formes, permettra aux constructeurs de contenter ces nouveaux quotas. Chez Opel, la machine est déjà bien en route, avec les Corsa-e, Mokka-E, Zafira-E-Life, et enfin, celui qui nous intéresse ici, le Grandland X Hybride.

Dans le cas du Grandland X, il repose sur la plateforme EMP2 de PSA. Cette dernière permet à Opel de produire les variantes hybrides du modèle sans avoir à modifier la chaîne de production pour ces dernières.

Pour son modèle haut de gamme, la marque au blitz le décline en deux versions hybrides. La première, qui est aussi la plus attrayante financièrement, repose sur une architecture à deux roues motrices. De quoi permettre au modèle de s’afficher avec un prix d’appel de 37700 €. Il est également possible, moyennant un supplément de 4750 €, d’opter pour une transmission intégrale. Notre modèle d’essai, basé sur la version Hybrid4, s’affiche à un prix catalogue de 47.040€. Il embarque le pack technologique (feux LED automatiques, capteurs de pluie, …), le système key-less, un régulateur adaptatif et un chargeur monophasé 6,6 kW. Un prix « tout-équipé » qui lui permet de venir se placer juste au dessus d’une dotation de série d’une BMW X1 25e, par exemple.

“Notre” Grandland X Hybrid4 intègre donc à l’avant son bloc moteur thermique de 1,6l de cylindrée, associé à une boîte de vitesses automatique, elle même motorisée par un moteur électrique délivrant 110 chevaux et un couple de 320 Nm. Un second moteur électrique se charge d’alimenter l’essieu arrière, avec une puissance de 113 chevaux et 166 Nm. De quoi permettre à l’engin d’afficher une puissance disponible de 300 chevaux, pour 520 Nm de couple. Toute la section électrique est alimentée en électricité par une batterie de 13,2 kWh, lui donnant environ 50 kilomètres d’autonomie sur le papier.  Cette batterie récupère sa pleine charge en environ 8 heures sur prise domestique et en deux heures sur une borne de 7,4 kW. Ce package lui permet d’annoncer des émissions de CO2 de 59 grammes par kilomètre parcouru. Dans le cas du modèle à roues avant motrices, il se déleste simplement du moteur arrière. Il dispose ainsi de 224 chevaux et de 360 Nm de couple. Les prestations en termes d’autonomie sont semblables d’après le fabricant. Dans les faits, durant notre essai qui s’est déroulé pendant une semaine en décembre, l’autonomie électrique moyenne a tourné aux alentours des 35/40 kilomètres. Opel propose un mode « B » sur son sélecteur de vitesses, permettant d’accentuer l’effet du frein moteur, pour recharger les batteries. En dehors de l’économie (à définir sur le long terme) réalisée sur les freinages (disques, plaquettes, …), remplacés par l’utilisation du frein moteur, la batterie n’a jamais repris le moindre kilomètre d’autonomie sur le cadran grâce à cette fonction.

Opel a mis au point ce SUV afin de lui faire privilégier la motricité électrique. Bien qu’il soit possible d’utiliser l’option “eSave”, permettant de conserver un pourcentage d’autonomie à utiliser quand on le souhaite, tant qu’il y a de l’électricité dans les batteries, le système veillera à s’en servir. Globalement, ces deux moteurs électriques permettent à eux seuls de mouvoir le Grandland X dans un silence royal, le tout avec beaucoup d’aisance. En cas de besoin, sur autoroute par exemple, une pression plus franche sur la pédale de droite permet de lancer le bloc thermique, pour de fulgurantes relances. Malgré ses performances loin d’être ridicules, avec un 0 à 100 km/h abattu en 6,1 secondes, on l’appréciera plutôt pour son confort et pour le filet de sécurité qu’offre toute cette puissance disponible. 

Si le châssis PSA ne déçoit pas, loin de là, ses prises de roulis sont conséquentes et ne donnent qu’une envie : rouler zen. Est-ce réellement un point fable ? Pas vraiment.C’est après tout le but recherché pour ce type de véhicule.

A son bord, la qualité Opel demeure présente. Les matériaux utilisés respirent la qualité et l’habitabilité répondra sans soucis aux besoins des familles. Rappelons que cette version hybride affiche des volumes de stockage équivalents aux modèles thermiques. 

Côté connectivité, le système multimédia embarque les traditionnelles surcouches Apple CarPlay et Android Auto, ainsi qu’une application maison, très utile pour suivre l’état de charge ou la quantité d’essence présente dans le réservoir. Nous apprécions aussi la section de l’application pour smartphone, permettant d’assigner chaque trajet à une utilisation privée ou professionnelle, pour les personnes ayant besoin de ce genre de statistiques.

Et si…

Le Grandland X ne nous a pas vraiment conquis par ses prestations dynamiques, sa motorisation hybride en fait un véhicule relativement économique à l’usage, à condition de le charger aussi souvent que possible et de jouer le jeu en optant pour une conduite prévoyante et intelligente. La puissance disponible, associée à des assistances efficaces et peu intrusives en font une voiture très rassurante.

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