À l’heure où l’essence redevient populaire, BMW renouvelle son best-seller Série 3 et y place un nouveau bloc essence trois cylindres. Dans nos colonnes aujourd’hui, c’est la BMW 318i qui officie en tant qu’illustration même du downsizing.

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Mais si la BMW 318i n’est pas la seule de la gamme Série 3 à perdre des cylindres suite au restylage, ce moteur 1,5l essence suralimenté n’est pas pour autant sorti de nulle part. Il s’agit purement et simplement du moteur qui officie sous le capot des nouvelles générations de Mini, et de la dernière Série 1. Même sans avoir pris le volant de la BMW, uniquement après l’essai de la Mini Clubman Cooper, on peut déjà vous dire que son agrément n’est pas sujet à la critique. Du moins dans une Mini. Voyons dans une BMW de taille moyenne ce qu’il vaut.

Mis à part ce qui se trouve sous le capot de cette BMW 318i, les autres nouveautés ne sont que mineures. On observe par exemple une nouvelle signature lumineuse des phares avant, des feux arrière entièrement à LED, et quelques euros en plus sur la facture. BMW ampute donc le moteur, mais pas le tarif, et bien que trois cylindres représentent la moitié du mythique « straight-six » de Munich, la pilule n’est pas forcément facile à avaler pour les fans de l’hélice.

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La bonne nouvelle réside par contre sur le plan fiscal. Grâce au downsizing, la taxe de circulation diminue et passe de 405,11 euros à 226,12 euros. Merci le nouveau bloc trois cylindres pour le coup ! La Série 3 devient ainsi encore plus avantageuse qu’auparavant pour les sociétés. Et personne n’est sans savoir que le succès de ce modèle chez nous est étroitement lié à l’abondance de véhicules de sociétés. Un peu comme les embouteillages, les véhicules de sociétés et donc la BMW 318i, c’est quelque chose que l’on affectionne beaucoup en Belgique.

En finition Luxury et équipée de la plupart des options du « Connected Drive », notre modèle d’essai est clairement typé pour une utilisation professionnelle. Et oui, quatre Série 3  sur cinq sont vendues à des professionnels. Les différents outils mis à disposition permettent, à condition de posséder un iPhone ou de faire partie des chanceux ayant un téléphone plus ou moins compatible sur Android, de complètement importer son smartphone dans l’ordinateur de bord de la voiture. On peut ainsi facilement recevoir ses mails, lire ses sms, lier son compte Spotify (pour notre part, impossible avec Android) ainsi que profiter de son agenda. Assez pratique pour les personnes qui passent une grande partie de leur temps au volant. Pour revenir à la compatibilité avec Android, on ne peut que déplorer le manque d’intérêt de la marque à l’hélice pour ses utilisateurs. D’autant plus que, malgré que le ConnectedDrive ne représente « que » 730€, il est d’office couplé à des options qui comptent parmi les plus onéreuses, puisque sans système de navigation il ne serait pas possible d’utiliser un ConnectedDrive.

Enfin, en général on achète une Béhème surtout pour son plaisir de conduite. Qu’est-ce que la BMW 318i vaut sur ce plan ? La nostalgie s’installe lorsqu’on commence à jouer du pied droit. Bien que plus étouffée, la sonorité du trois cylindres ne peut que rappeler la sonorité de l’i8. Oui elle aussi a un moteur de Mini, enfin la BMW 318i a le même moteur que l’hyrbide superstar de la marque. C’est plus flatteur dans ce sens, même si dans la 318i il ne fait que 136ch et pas 231 comme dans l’i8.

Aïe, c’est ici que ça se corse. 136 chevaux et 220Nm de couple sont-ils suffisants pour une BMW Série 3 berline ? On ne va pas s’en cacher, à nos yeux c’est assez pour se déplacer. D’autant plus que le nouveau bloc de la BMW 318i est silencieux dès qu’on ne le sollicite plus. La boite est elle aussi souple, et bénéficie de la fonction « rev-match » pour descendre les rapports sans aucun à-coups. Parfait pour le confort ! Car au final c’est ça le domaine de cette 318i : rouler en tout confort. Celui qui veut s’amuser passera son chemin, et ira directement voir les 320i et 330i, voir même 340i puisqu’il faut désormais monter si haut dans les chiffres pour retrouver le mythique « straight-six ». Il est loin le temps où les 320i avaient 6 gamelles à faire chanter…

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Vous l’aurez compris, la 318i manque de puissance dans les reprises. Lorsqu’on veut doubler, il faut souvent descendre d’un ou deux rapports pour rattraper un peu de couple. L’équilibre de propulsion est toujours présent, mais n’espérez pas retrouver le plaisir d’une BMW puissante. Impossible de prendre le train arrière en défaut, par manque de puissance. Et puis, elle a beau avoir un châssis plus rigides que sa devancière, la BMW 318i reste typée confort. Sportifs passez votre chemin. En revanche, le sage père de famille qui va recevoir sa voiture de société d’ici peu a de forte chance de retrouver le dernier opus de la BMW Série 3 sur son chemin.

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Et si…

… malgré son downsizing qui ne plait pas à tout le monde, mais qui n’a pas que des défauts, la BMW 318i n’avait pas perdu sa crédibilité ? Elle demeure sans nuls doutes une excellente voiture, confortable, dynamique et abordable par rapport à ses concurrentes.