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Essai : BMW 218i Gran Coupé

Au vu du succès rencontré avec la Série 4 Gran Coupé et en constatant les volumes de vente des Mercedes CLA, BMW a décliné la formule sur la nouvelle génération de sa Série 2. Carton en vue ?

Après avoir sérieusement étoffé son catalogue “X”, BMW se concentre sur ses modèles d’entrée de gamme. Quelques mois après le lancement de la nouvelle génération de la Série 1, le constructeur à l’hélice nous propose sa Série 2 Gran Coupé.

Sans grande surprise, elle hérite donc de ses traits visuels et de sa plateforme à roues motrices avant (voire xDrive pour les versions sportives). Profitant du même empattement de 2,67m, sa carrosserie s’étire pour atteindre les 4,53m. Elle ne loupe pas l’occasion pour écraser sa garde au toit à l’arrière et pour proposer un coffre au volume gonflé de 50 litres face à la Série 1. Elle fait toutefois moins que sa principale rivale avec ses 430 litres, la Mercedes CLA cubant 460 litres.

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Si le coffre se montre plus généreux dans la théorie que celui de la Série 1, son accès est bien moins pratique, et contraint rapidement les possibilités de chargement de pièces encombrantes. De par sa forme coupée, la Série 2, au même titre que la CLA, ne favorise pas le confort des grandes tailles à l’arrière. On y manque d’espace aux genoux et la tête vient facilement prendre contact avec le ciel de toit.

A l’avant, cependant, le conducteur et son passager ne manquent pas de place. Point positif pour la “BM”, sa qualité de finition : Elle se montre bien plus convaincante que celle de la CLA, aussi bien en terme de qualité d’assemblage que des matériaux utilisés. En mettant le prix, il est également possible d’apporter quelques touches bling-bling avec des LED aux couleurs personnalisables et des décorations micro-perforées, laissant transparaître une couleur identique à celle des LED.

Comme d’habitude chez BMW, le système multimédia se montre très ergonomique et bien fourni en fonctions connectées. Les sièges offrent toujours une foule de réglages. La dotation de série embarque un combiné semi numérique, faisant encore appel à des aiguilles analogiques. Un cockpit virtuel est naturellement proposé, moyennant l’achat d’un pack de connectivité.

A la conduite, le tempérament karting de la nouvelle Série 1 se retrouve rapidement. Malgré le passage à l’architecture à roues avant motrices, “notre” 218i Gran Coupé, mue par un trois cylindres, se montre vraiment fun. La boîte, signée ZF, demeure exemplaire, bien que plus typée confort que sport sur la configuration que nous découvrons. La direction, nette et précise, s’associe à un train avant tout aussi affûté. Côté consommation, le trois pattes se montre relativement peu gourmand, avec environ 6/7l consommés par 100 kilomètres. Pour les personnes à la recherche de sensations plus poussées, BMW propose sa 235i, motorisée par un quatre cylindres délivrant 306 chevaux. La transmission intégrale est ici proposée de série. Quoiqu’il en soit, la « petite » 18i, avec ses 140 chevaux, peut déjà se targuer de performances honorables. Le trois pattes, à la sonorité sympathique, se montre souple et très agréable à rouler.

Point de vue tarif, il faut s’acquitter d’un supplément de 2750€ par rapport à la Série 1, sur un modèle standard. En optant pour quelques options telles que le pack sport et le pack business, notre modèle d’essai atteint un prix catalogue de 35.600€.

Si aucune information n’a encore été directement annoncée par BMW, la future Série 2 Coupé conservera une plateforme permettant l’intégration de roues arrière motrices et de blocs à six cylindres. Wait and see !

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