BMW

Essai : BMW Serie 4 (430i) 2020

Malgré le succès rencontré par la première génération de la Série 4, BMW a revu complètement sa recette avec un design très discuté. Pari gagnant ou flop ?

S’il est souvent reproché aux constructeurs allemands de “trop peu” faire évoluer leurs designs au fil des générations, ce constat ne pourra être appliqué à la nouvelle BMW Série 4, ne reprenant pas le moindre trait de la première mouture. 

Très controversée avec sa nouvelle calandre, qui passe ou qui casse auprès des amoureux de la marque et du grand public, cette nouvelle “4” récupère les traits de la dernière Série 8, dotée de formes plus arrondies qu’auparavant. Les arêtes coupées au sabre de la Série 4 première du nom laissent place à des lignes plus progressives, lui laissant transparaître plus d’élégance et moins d’austérité, surtout pour les finitions d’entrée de gamme. 

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L’apparition de l’énorme calandre est un pari osé, ayant principalement pour but d’émanciper la Série 4 de la Série 3, en lui conférant une approche plus haut de gamme (c’est en tout cas vendu comme ça par BMW). Sur le déclin, le segment des coupés a poussé BMW à “innover” et à tenter le tout pour le tout, de manière à essayer de lui trouver une place de choix face aux SUV et crossovers, dont les ventes ne semblent point s’essouffler.

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Outre son style particulier dont nous vous laissons juger de l’efficacité, la nouvelle BMW Série 4 s’annonce bien plus dynamique que son aînée. En plus d’être moins haute de 57mm, elle affiche un centre de gravité diminué de 21 mm et des voies élargies de 23 mm. De son côté, le châssis a bénéficié d’une rigidification bien plus poussée que sur la Série 3. Contrairement à cette dernière, bon nombre d’éléments de la carrosserie sont plus rigides et légers, toujours dans une optique de renforcement du dynamisme de conduite. 

Aux côtés du premier modèle, elle gagne 13 centimètres en longueur et 2,7 centimètres de large, hors rétroviseurs. Si les occupants gagnent un peu de place à l’avant, les passagers arrière conservent un niveau de confort équivalent au précédent modèle. Entendez par là qu’une personne du mètre quatre-vingt pourra s’y sentir à l’étroit lors de longs trajets. Au niveau de la garde au toit, elle est cependant généreuse. Le coffre, pour sa part, passe de 445 à 440 litres. Il est intéressant de constater qu’en tenant compte de sa prise de taille non négligeable, le poids de l’engin est de 1545 kg, soit presque identique à celui de la version sortante. 

A son bord, point de surprise, avec un intérieur calqué sur celui de la Série 3. L’architecture est cohérente et le tout respire la qualité, tant au niveau de la finition que des matériaux utilisés. Sur notre modèle d’essai, équipé du pack M, nous profitons de sièges “semi baquet”, proposés dans le catalogue d’options, pour un peu plus de 1000€. Ils offrent de nombreuses combinaisons de réglages ainsi qu’un excellent maintien latéral.

Le système multimédia, pilotable du bout des doigts ou via la molette de la console centrale, conserve son côté intuitif et un niveau de connectivité de haut vol. Le nouvel affichage tête haute proposé en option profite quant à lui d’une zone d’affichage impressionnante, permettant d’afficher des informations de conduite claires et lisibles. Avec les options adéquates, il est aussi possible d’utiliser un smartphone Apple récent en tant que clé. Il suffit de réaliser une manipulation avec les deux clés d’origine pour transférer leur signature dans le téléphone. Ce dernier devient donc ainsi une clé, et peut déverrouiller la voiture ou l’allumer même en étant déchargé. 

Nous étant proposée dans sa version 30i, “notre” Série 4 embarque un nouveau quatre cylindres en ligne de 2.0l, qui est d’ailleurs identique à celui celui équipant les 420i, 320i et consorts. Il dispose ici d’une généreuse puissance de 258 chevaux et d’un couple de 350 Nm, disponible dès 1450 tours/minute. Couplé à la boîte ZF à huit rapports et à deux roues motrices (à l’arrière bien entendu), il expédie le coupé à 100 km/h en 5,8 secondes. En Belgique, il échappe à l’éco-malus avec des émissions WLTP de 141 grammes au kilomètre. En France, il faudra s’acquitter d’un malus écologique de 230€.

Avec le pack M, la Série 4 profite d’une suspension spécifique, de réglages châssis un peu plus pointus et de quelques équipements spécifiques. En optant pour la suspension adaptative, la GT offre une conduite très feutrée en mode confort. L’amortissement reste rigide mais filtre avec brio les imperfections de nos routes belges. Le quatre pattes offre pour sa part une grande souplesse dans son utilisation, surtout avec la boîte automatique fournie de série sur cette motorisation. Il manque toutefois de charme en comparaison à ce que propose la 440i avec son six en ligne, en n’apportant finalement que des relances plus flatteuses qu’une 320i, équipée pour rappel du même bloc. La sonorité muselée par le filtre à particules et l’insonorisation est en partie atténuée par l’injection de son artificiel via les hauts-parleurs.

Derrière le volant, on se rend compte que BMW sait toujours mettre au point des châssis. Cette Série 4 vire à plat et ne demande qu’à s’évader dans des enfilades. La répartition des masses en 50/50 lui confère en plus une grande stabilité et un côté rassurant pour les non initiés à la propulsion. On regrettera cependant le manque de communication de la direction, qui figure pourtant dans les commandements du sacré “Freude am Fahren”. 

Niveau tarif, l’offre débute à 49.725€ avec la 420i à boîte auto. En diesel, 52.775€ avec une 420d propulsion. Pour notre modèle d’essai; une 430i plutôt bien équipée (Pack M, Pack innovation, business, …, sièges sport), la note atteint 70.000€.

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