Il y a certaines voitures qui se veulent irréprochables et qui n’ont fait que se bonifier avec le temps. La cause? Une concurrence toujours plus accrue et prête à en découdre. C’est ainsi que la Volkswagen Passat Variant 8e du nom, nous arrive encore plus aboutie et luxueuse. A tel point, qu’elle prend des airs de Phaeton si ce n’est que c’est un break.

Visuellement, le style VW demeure encore et toujours et on se saurait s’y tromper. On reconnait bien là, dès le premier regard, le style de la Passat. Oui, mais celui-ci se veut plus bourgeois et plus imposant tout en mêlant une certaine discrétion à des lignes tendues et sportives. La très large calandre avant, dont le jonc supérieur se prolonge dans les phares, semble directement inspirée de sa grande sœur, la défunte Phaeton. Le capot se veut plus plongeant pour d’avantage d’agressivité.

De profil, on remarque que cette Volkswagen Passat Variant gagne en empattement (+7,9cm) au détriment des porte-à-faux avant et arrière. Evidemment, cela profite au coffre et à l’habitacle pourtant déjà vastes sur le précédent modèle. C’est l’adoption de la nouvelle plateforme modulaire MQB déjà inaugurée il y a 2 ans sur la Golf  7, qui a rendu possible ce gain d’habitabilité. Cette nouvelle plateforme plus légère, permet aussi un gain de masse pouvant aller jusqu’à 85kg selon les versions. Le coffre lui devient gigantesque avec un volume pouvant aller de 650 jusqu’à 1780 litres. Sur ce point, la cousine Skoda Superb fait mieux que la Passat, avec un volume variant entre 660 à 1950 litres.

À bord de la Passat Variant, la finition est exemplaire dans le plus pur style germanique. Le tableau de bord est sans aucun doute le plus flatteur de sa catégorie avec ses ouïes d’aération intégrées dans une ligne horizontale parcourant toute la largeur de l’habitacle. En son centre, on retrouve une petite horloge à aiguille, tellement plus chic. Un effet de style emprunté là encore à sa grande sœur.

Derrière le volant de la Volkswagen Passat Variant on retrouve, à l’instar des dernières Audi, un écran de 12,3 pouces totalement digital. En plus des deux compteurs, vous pourrez y afficher en son centre la carte du GPS, votre musique ou encore les différentes statistiques du véhicule. Coté technologie, la Passat Variant n’est donc pas en reste mais offre aussi, aux possesseurs d’Iphone, la fonction Mirror Link. Celle-ci permet en effet de projeter sur l’écran quelques-unes des applications de votre téléphone. Seul bémol, il vous faudra obligatoirement brancher votre appareil car cette fonction n’est pas disponible en Bluetooth. Pour ce faire, VW a prévu un petit rangement spécifique avec prise USB.

Sous le capot de notre modèle d’essai prend place le 2.0 TDI de 190 chevaux. Il est associé à la boite DSG à 6 rapports et la transmission intégrale 4Motion. Si le 4 cylindres se montre plutôt sonore à chaud comme à froid, il fait également preuve de bonne volonté sur les relances. Malgré l’embonpoint occasionné par les 4 roues motrices, les 190 chevaux ne peinent aucunement à déplacer les plus de 1800 kg de ce gros break. Le 0 à 100 est abattu en 7,8 secondes ce qui est plus qu’honorable avec une consommation moyenne de 6,8 litres lors de notre essai. Petit bémol tout de même, la boite DSG à 6 rapports présente, comme pour la Skoda Superb, quelques à-coups lors de son utilisation.

Au volant, impossible de mettre en défaut l’adhérence de cette Passat Variant, grâce justement à la transmission intégrale 4Motion. L’essai ayant eu principalement lieu par temps humide, nous n’aurons pu qu’apprécier l’aide de cette transmission intégrale quand on connait les difficultés à passer la puissance au sol, par exemple, d’une Skoda Octavia RS reposant sur la même plateforme. Malgré un poids annoncé à un peu plus de 1800 kg, il faut avouer que sur la route cette masse ne se ressent pas tellement. Le comportement sain et équilibré de cette nouvelle Passat Variant y est pour quelque chose, mais aussi l’adoption de cette nouvelle plateforme MQB réduisant les porte-à-faux. Notre modèle d’essai était en outre équipe de l’amortissement piloté DCC. A vous de choisir entre 5 modes de conduite en fonction de vos envies et humeurs. Sport, Normal, Eco, Confort ou encore Personnalisé, vous devriez y trouver votre compte.

Le mode qui nous a le plus particulièrement convaincu est sans aucun doute le mode Confort. Celui-ci correspond parfaitement au caractère de grande routière de la Passat. Les imperfections de la route sont parfaitement filtrées. On peut juste regretter une insonorisation encore perfectible, mais pas de quoi crier au scandale pour autant. Enfin, avec une autonomie de près de 1000km, cette Volkswagen Passat est réellement taillée pour les long trajets.

Et si…

… il fallait élire LA référence ce serait bien elle qu’il faudrait choisir. Plus chère mais mieux finie que sa cousine Superb, la Passat s’adresse au plus exigeants.