Après le six cylindres en ligne à triple turbo des versions « m50d », BMW passe désormais au quadruple turbo dans la BMW 750xd. C’est le six cylindres diesel le plus puissant à ce jour. 

La BMW 750xd a l’honneur d’inaugurer le nouveau moteur de la Munich. Les 381ch et 740Nm du précédent six-en-ligne diesel le plus puissant chez BMW ne devaient sans doute pas contenter les ingénieurs. Toujours avec la technologie TwinPower Turbo, mais avec un turbo de plus, voici que le 3,0l passe à 400ch et 760Nm. À 1.000tr./min. ce sont déjà 450Nm qui sont disponibles. On plaint la boite auto ZF à huit rapports, et la transmission intégrale xDrive de série. Déjà que la 730d essayée dernièrement ne manquait pas vraiment de puissance avec ses 265ch et 620Nm, la BMW 750xd va martyriser la transmission et les pneumatiques !

Pas étonnant que le chrono lui rende un verdict favorable : 4,6s pour le 0 à 100km/h. C’est un temps de GT pour cette limousine au mazout. En parlant de mazout, ainsi parée, la BMW 750xd serait bonne pour n’en boire que 5,9l/100km, et 154g de CO2/km. On demande à voir ! Car avec la 730d il n’a pas été possible de descendre sous les 6,8l/100km durant l’essai, en pneu hiver faut-il préciser.

Disponible en juillet, pas avant. Uniquement en transmission intégrale, et en version courte et longue.

BMW_750xd_moteurPourquoi tant de trubos ?

BMW ne s’amuse pas à ajouter des turbos uniquement pour le plaisir de le dire (même si …). Avoir plusieurs turbos permet d’en faire fonctionner à plusieurs « étages » de la plage d’utilisation du moteur. Ainsi, là où les anciens turbos, d’une Ferrari F40 par exemple, n’entraient en service qu’à partir d’un certain régime de rotation élevé (le temps d’être à pression), les nouveaux moteurs turbos utilisent des turbos répartis sur plusieurs plages de régimes de rotation. L’avantage est, outre de fournir plus de puissance, de permettre une réponse à l’accélérateur plus naturelle et proche de ce qu’on peut retrouver dans des moteurs sans suralimentation. Autrement dit, cela permet de supprimer le « turbo-lag » qui a fait la réputation d’une F40.