Nathalie Maillet, directrice du circuit de Spa-Francorchamps, a donné une interview à nos confrères de la DH où elle a évoqué son envie de voir la MotoGP rouler sur le tracé Belge.

Un souhait qu’énormément de fans de vitesse pure aimeraient voir se concrétiser. Admirer les Rossi, Marquez, Lorenzo ou encore notre Xavier Siméon national entrer à toute allure dans le fameux raidillon de Spa-Francorchamps, un rêve.

C’est ce que veut en tout cas la directrice du circuit Nathalie Maillet « Je veux récupérer quelques gros événements comme la MotoGP. J’ai passé récemment une journée à Madrid à discuter avec les organisateurs de la MotoGP. Bradley Smith a roulé l’été dernier à Spa en 500 cc. Les aménagements nécessaires pour accueillir à nouveau la moto ne sont pas irréalisables. D’ailleurs, il existe déjà neuf circuits bi , organisant à la fois la Formule 1 et la MotoGP. Je vais étudier le sujet plus profondément cette année, notamment au niveau de la rentabilité, du retour économique pour la région. Ce ne serait pas avant 2020. Mais je vise le long terme. Je suis là pour longtemps, sereine et bien entourée. »

La dernière fois qu’on a eu l’occasion de voir le Championnat du Monde Moto venir en Belgique, c’était en 1990. Cette année là, c’était l’Américain Wayne Rainey qui avait remporté le Grand Prix 500cm³.

Vainqueur du Grand Prix 250cm³ en 1983, Didier De Radigues est enthousiaste de peut-être retrouver un jour les stars du MotoGP en Ardennes. « Si le projet aboutit, ce serait tout simplement fantastique ! Le tracé spadois tranche avec les autres anneaux quelque peu aseptisés d’aujourd’hui, imaginés pour la grande majorité par le même ingénieur. Pour un pilote moto, c’est l’un des circuits sur lesquels on prend le plus de plaisir. Ce rendez-vous se forgerait très vite une place à part dans le calendrier et deviendrait aussi mythique que pour la Formule 1. »

Celui qui travaille maintenant comme consultant MotoGP pour la RTBF est confiant mais ne se voile pas la face pour autant. « Oui, cela me semble tout à fait envisageable. Dans la ligne droite qui suit le Raidillon, les pilotes atteindraient sans doute une vitesse maximale frôlant les 350 km/h, comme au Mugello ou à Sepang par exemple, mais plus que cette pointe vitesse, ce sont les longs virages rapides qui feraient le sel de cette manche du Mondial. Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais l’horizon 2020 me paraît toutefois très optimiste… »

Il n’y a plus qu’à croiser les doigts et faire confiance à toutes les personnes en charge de ce futur projet. Un Grand Prix MotoGP à Spa-Francorchamps ça claquerait non ?