Véritable succès commercial depuis son lancement en 2008, Audi a offert à l’un de ses best seller, qui n’est nul autre que le Q5, une mise à jour bien méritée. Bien que d'apparence, cette dernière se veuille plutôt discrète, ce Q5 est-t-il plus à voir comme un face-lift que comme une nouvelle génération ?

En faisant abstraction de la nouvelle face avant et de quelques petits détails qui le différencient au final assez bien de son prédécesseur, il est vrai que ce nouveau millésime demandera un oeil assez affûté au premier regard pour faire la comparaison.

En revanche, une fois monté à son bord, le sentiment de nouveauté est bien présent. Pour faire simple, rien de l’ancien modèle n’a été conservé. La planche de bord, la console centrale, le volant, … Tout. Tout a été revu de fond en comble, et ça se ressent. Comme d’habitude chez Audi, rien à redire sur la qualité des matériaux utilisés et sur l’assemblage irréprochable.

“Notre” Q5 embarque ici une configuration répondant à la plupart des besoins rencontrés. Présenté ici sans kit S Line ni kit Sport, il profite néanmoins d’un look agressif, surtout de l’avant, mais également d’une ligne très élégante. A l’intérieur, même constat. Sans avoir dû cocher toute la liste des options, nous retrouvons un véhicule superbement fini et utilisant des matériaux tels que du cuir et de l’alcantara.

La seule chose qui fait réellement monter la facture, c’est le choix du pack de connectivité, comprenant entre autres le Virtual Cockpit et le système MMI Navigation Plus. Comptez tout de même un peu plus de 4.000,00 €. Il donne la possibilité aux passagers et au conducteur de profiter d’une connexion internet permanente dans la voiture grâce à l’intégration d’une carte SIM installée dans la boîte à gants. Il est ainsi possible, à la même manière que chez BMW et Mercedes, d’interagir avec sa voiture à distance. Vérifier par exemple qu’elle est bien verrouillée, d’allumer ou d’éteindre la climatisation, … Nous n’aurons qu’un seul petit reproche à faire sur le système : l’intégration peu optimisée de Spotify. Seul l’Apple Carplay permet de profiter correctement de la plateforme musicale.

Le dernier petit reproche que nous lui ferons pour l’intérieur est axé sur l’optimisation de l’espace de la console centrale, surtout pour ceux qui utilisent leur téléphone comme GPS annexe ou comme avertisseur de radars. Il est très difficile de ne pas faire tomber son téléphone à chaque virage. Un espace lui est cependant réservé juste devant l’accoudoir, mais celui-ci n’est pas fort pratique dans le cas de l’utilisation précédemment citée.

Alors, sur la route, ça donne quoi ? Avec près de 100 kg gagnés par rapport à l’ancienne génération, notre Q5 semble avoir gagné quelques points en dynamisme et en confort. Motorisé par le dernier bloc quatre cylindres 2.0 TDI développant ici 190 chevaux, il est également couplé à la transmission Quattro Ultra et à la boite S Tronic à 7 rapports de la marque aux anneaux.

Grâce à l’apparition du système Quattro Ultra dit “intelligent”, le véhicule fonctionne de manière plus prédictive, à l’aide d’une multitude de capteurs disséminés un peu partout à son bord. Analysant en permanence l’état de la route et les données de conduite, il sera en mesure de transférer jusqu’à 100% de la puissance sur le train avant ou sur le train arrière. Grâce à cela, la consommation en cycle mixte diminue, et nous permet même de passer en dessous de la barre des 6l aux 100 kilomètres.

Avec la boîte de vitesses S Tronic et à la puissance disponible, le SUV de presque 1,9 tonne officie correctement dans toutes les circonstances. Les relances sont flatteuses sur toute la plage de régime et le châssis encaisse sans broncher les virages rapides et plus lents, même sans le kit S Line, qui durcit et rabaisse la suspension. Pas au point d’une berline non plus, mais pour un SUV, son dynamisme surprend. Le freinage se veut quant à lui suffisant et endurant lorsqu’il est sollicité. Bref, une voiture très sécurisante de par sa taille, ses reprises efficaces et ses capacités de freinage.

Le grosse nouveauté, pour ne pas dire la plus importante, c’est l’arrivée du fameux mode “Offroad”, qui permet à cette seconde génération du Q5 de s’attaquer à des chemins qui étaient inaccessibles pour l’ancienne version. En effet, en optant pour la suspension pneumatique disponible en option, il est possible de relever le véhicule de 4,5 centimètres. De quoi faciliter l’accès à certains chemins peu praticables.

Niveau confort, bien que équipé en jantes d’une généreuse taille de 19 pouces, ce Q5 se veut très confortable. De plus, il procure un niveau d’insonorisation plus que satisfaisant. Grâce à l’allongement de son empattement, nous grappillons quelques centimètres qui offrent aux passagers arrière un petit centimètre supplémentaire au niveau des genoux. A l’arrière, le coffre gagne ainsi dix litres, histoire de porter le volume de chargement à 550 litres, afin de s’aligner sur son concurrent direct, le Mercedes GLC.

Et si…

… Finalement, la stratégie de conservation était la bonne solution ? Avec plus de 1,6 millions de clients satisfaits depuis son lancement, le Q5 semble avoir encore quelques années de succès devant lui.

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