Formule 1

Résumé de course / GP de Belgique

Hamilton impérial

A 14h tapantes, les 20 monoplaces s’élancent pour le tour de formation du Grand Prix de Belgique dans des conditions sèches et agréables. La course se joue à guichet fermé, les abords du circuit sont noirs de monde. Les supporters hollandais sont en majorité pour soutenir Verstappen, l’ambiance est garantie !

Au premier virage, il n’y a pas de souci, l’ensemble du peloton passe sans accroc et les positions restent figées pour les 6 premiers de la grille de départ. Sebastian Vettel se blotti dans l’aileron arrière de Lewis Hamilton à l’attaque du Raidillon pour porter une première estocade au britannique au virage des Combes, sans succès, le pilote Mercedes défendant sa position.

Dans le mou du peloton, la bagarre fait rage entre Fernando Alonso, septième, Nico Hulkenberg et Esteban Ocon. La passe d’arme entre les trois hommes est de toute beauté en bout de la ligne droite des Combes. La McLaren et la Renault s’échangeant les positions au jeu de l’aspiration. Un premier abandon survient au troisième tour avec la Sauber de Wehrlein qui rentre au stand et gare sa voiture dans le garage. La McLaren d’Alonso ne peut cependant pas tenir la comparaison face à la Renault et la Force India. Le déficit en puissance du moteur Honda face au Renault et au Mercedes est flagrant, Hulkenberg, Ocon et Perez se débarrassant du pilote espagnol.

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Le ralenti du départ montre un énième contact entre les pilotes Force India. Sergio Perez a tassé son équipier contre le mur dans la descente vers le Raidillon. Contact sans conséquences pour les deux pilotes heureusement mais cela risque encore d’alimenter les conflits entre les deux pilotes.

Au sixième tour, Fernando Alonso continue sa descente dans le classement. De septième au premier tour, il échoue en onzième position derrière la Haas de Romain Grosjean. Décidément le moteur Honda ne tient pas la comparaison sur ce circuit de moteur. En tête de la course Lewis Hamilton tient en respect Sebastian Vettel. Le pilote Ferrari oscille entre une et deux secondes de la Mercedes, lui-même conservant Bottas à deux secondes.

Coup de théâtre au huitième tour avec l’abandon de Max Verstappen pour une perte de puissance au niveau du moteur. La déception est énorme dans le chef du pilote néerlandais qui voulait faire une belle course devant son public. Il était alors en cinquième position et parvenait à rester au contact de Raikkonen. Au jeu des ravitaillements, il y avait peut-être une opportunité pour le pilote Red Bull.

Au onzième passage, Vettel signe le meilleur tour en course, Vandoorne continue sa remontée au classement en occupant la quatorzième place et les Force India entament la vague des premiers ravitaillements. Grosjean s’arrête également et Vettel se sent de plus en plus en confiance avec ses gommes usées. La Ferrari remonte doucement mais surement sur la Mercedes de Hamilton.

Au treizième tour, Lewis Hamilton rentre aux stands pour passer les gommes tendres laissant Vettel seul en tête avec ses ultra tendres usés. La Mercedes sort en quatrième place juste devant la Red Bull de Ricciardo. Bottas imite son chef de file au tour suivant, les deux Ferrari se retrouvent alors en tête. Vettel s’arrête au quinzième passage mais ressort derrière Hamilton qui en profite également pour se signer le meilleur tour en course et se débarrasser de Raikkonen en haut du Raidillon pour une passe d’arme de toute beauté. Le pilote finlandais s’efface alors devant son équipier en passant par les stands pour chausser des gommes neuves.

Après cette première vague de ravitaillements, chacun des pilotes de tête retrouve sa position. Au seizième tour, Hamilton emmène le peloton devant Vettel, Bottas, Raikkonen, Ricciardo, Hulkenberg, Ocon, Sainz, Perez et Grosjean. Raikkonen écope d’une pénalité de 10 secondes pour ne pas avoir assez ralenti sous drapeaux jaunes lors de l’abandon de Verstappen. Alonso peste contre son équipe en leur demandant de ne plus lui parler par radio jusqu’à la fin de la course !

Vettel pousse, pousse et pousse encore pour revenir sur Hamilton et se retrouver à moins d’une seconde et donc dans la zone DRS. Le pilote allemand ne lâche rien et réalise une course superbe.

Au rayon des pénalités, Sergio Perez écope de 5 secondes pour avoir coupé la chicane des Combes lors de sa manoeuvre de dépassement sur Romain Grosjean et Carlos Sainz dans la ligne droite des Combes. L’écart entre les deux hommes de tête, Hamilton et Vettel, se stabilise à la mi-course aux alentours de 1.2 secondes. Dans le même temps Raikkonen remonte le classement le couteau entre les dents après sa pénalité. Au 25e tour il retrouve la 5e place en se débarrassant de la Renault d’Hulkenberg.

Au 26e passage, Fernando Alonso reconduit sa monoplace dans son garage pour la énième fois cette saison pour un problème de puissance moteur, comme d’habitude… Ça commence à faire beaucoup pour le pilote espagnol qui commence à se poser de sérieuses questions sur son avenir dans le team britannique.

La tension entre les pilotes Force India est loin de s’estomper. Les deux voitures se sont accrochées à l’entame du 30e tour. Crevaison à l’arrière droit pour Perez et museau arraché pour Ocon. Perez a tassé une nouvelle fois son équipier contre le mur dans la descente vers le Raidillon. La Safety Car entre alors en piste pour dégager les débris sur la piste lançant un balais de ravitaillements pour l’ensemble des concurrents encore en piste. Cette Safety Car aura pour effet de resserrer tous les écarts entre les monoplaces offrant une fin de course splendide et un sprint final de toute beauté. Pour la fin de course, les Ferrari et Ricciardo sont en ultra tendres et les Mercedes en pneus tendres. Qui aura la meilleure stratégie ?

La course est relancée au 34e tour, Vettel est blotti dans l’aileron de la Mercedes et attaque le Raidillon à quelques centimètres d’Hamilton. Au freinage des Combes, le Britannique parvient à conserver l’avantage. Derrière les deux prétendants au titre mondial, la bagarre fait rage aussi entre Bottas, Ricciardo et Raikkonen. Le Finlandais de Mercedes se fait dépasser par ses deux adversaires où ils se sont retrouvés à 3 de front aux Combes. Ricciardo passe troisième avec Raikkonen dans son aileron arrière.

Malgré ses gommes moins performantes, Hamilton conserve un écart avec la Ferrari de Vettel et enchaine les meilleurs tours en course. Vettel a beau être en super tendre et tout donner la bataille, le pilote allemand peine à faire la jonction avec la voiture grise. Certes il ne perd pas de terrain mais remonter sur la Mercedes est très difficile. Daniel Ricciardo maintient le cap sans trop de soucis en troisième position. L’Australien conserve la Ferrari de Raikkonen et la Mercedes de Bottas derrière lui sans difficultés.

A deux tours de l’arrivée, Sergio Perez abandonne et ramène sa monoplace dans son garage. Dans le même temps, Esteban Ocon termine son 21e Grand Prix dans les points. Le jeune pilote français, qui a débuté à Francorchamps il y a un an chez Manor, n’a jamais abandonné dans sa carrière en F1. Cela prouve la fiabilité du pilote qui a terminé toutes ses courses.

Lewis Hamilton remporte donc le Grand Prix de Belgique, le 58e de sa carrière, devant Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo. Le pilote Ferrari ne sera jamais parvenu à prendre l’ascendant sur son rival  tout en étant resté dans le rythme du pilote Mercedes pendant toute la course. Les pneus tendres du pilote Mercedes n’auront pas été un handicap face aux ultra tendres de Vettel.

Au classement du championnat du monde, Hamilton revient à 7 points de Vettel. Stoffel Vandoorne termine son Grand Prix national en quatorzième position. Le pilote belge ne pouvait pas faire grand chose avec le matériel mis à sa disposition mais il a cependant réalisé une course parfaite et sans la moindre erreur.

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