Le Taureau des Asturies cessera ses activités en Formule 1 au terme de la saison 2018. Si on ne peut parler de séisme, l'onde de choc ne sera pas négligeable, venant relancer totalement un jeu de chaises musicales dans la valse des transferts. Pilote atypique, pugnace et ô combien compétitif, le politique Espagnol laissera un vide dans le microcosme du F1 Circus, du haut de ses deux titres mondiaux et de ses exploits, coups d'éclat et coups de gueule.

Au bout d’une carrière débutée en 2001, Alonso a donc annoncé son futur retrait : « Après 17 merveilleuses années dans ce sport, il est temps pour moi de changer d’air et d’avancer. J’ai adoré chaque minute de ces saisons incroyables et je ne peux pas suffisamment remercier les personnes qui ont aidé à rendre cette période si spéciale. »

Une décision murement réfléchie, malgré l’insistance des dirigeants de la F1 qui voient là partir l’une des – très – fortes personnalités du paddock.

Compétiteur avant tout, le double champion du Monde ibérique ne cache pas – depuis quelques années – sa volonté d’inscrire son nom au cercle très fermé des vainqueurs de la Triple Couronne GP de F1 de Monaco (et titre de champion du Monde) – 500 Miles d’Indianapolis – 24 Heures du Mans. Si le premier et le troisième objectifs sont atteints, l’épisode américain manque encore à son palmarès.

Toujours actif – et en galère – au sein de McLaren depuis de nombreuses saisons, Fernando Alonso ne ferme pas totalement la porte à la catégorie reine du sport automobile mondial, se disant prêt à des retrouvailles ultérieures : « Je sais que McLaren va revenir encore plus fort à l’avenir et ce serait peut-être le bon moment de revenir en F1. Cela me ferait très plaisir. 

Toujours est-il qu’avant d’aborder la rentrée à Spa pour le Grand Prix de Belgique, l’Espagnol compte deux titres mondiaux en F1, 97 podiums dont 32 victoires et 22 pole positions à son actif. S’il semble évident qu’il tentera d’ajouter un deuxième sacre dans la Sarthe et un titre mondial d’Endurance au bénéfice de la Super-Saison FIA WEC avec Toyota, seules des rumeurs le voient s’aligner en Indycar dès 2019 avec Indianapolis en ligne de mire.