Après le lancement de sa nouvelle Giulia en juin 2015, Alfa Romeo entend bien effectuer son retour aux avants-postes dans le secteur des véhicules premium. Pour y parvenir, le constructeur nous revient de plus belle avec son tout premier SUV, le Stelvio. Reste à voir ce qu’il a dans le ventre !

Avec un nom tiré d’un des plus beaux cols montagneux du monde (le Col du Stelvio, en Italie), Alfa Romeo annonce directement la couleur quant au caractère et aux ambitions affichées par son arrivée sur le segment des SUV, en vogue depuis plusieurs années maintenant.

A l’instar de la Giulia, que vous pourrez découvrir dans notre essai, ici, le Stelvio surprend directement par la précision de sa direction et la sensation de légèreté qu’elle laisse transparaître. Jamais trop dure, jamais trop molle, on peut dire que Alfa a plutôt bien réussi son coup ! Mais ce n’est pas qu’une sensation; avec un poids porté à 1.660 kg, comprenant la transmission Q4 et la boîte automatique, elle n’affiche “que” 130 kg de plus sur la balance que la Giulia Veloce de motorisation équivalente. Elle se veut cependant plus légère de 110 kg qu’un Porsche Macan, par exemple.

Même si nous n’avons pas encore eu la chance de partir à l’assaut du col du Stelvio avec “notre” SUV du week-end, une petite escapade en Ardenne n’a pas pu nous résister. Pour s’y rendre, pas le choix que de passer par l’autoroute, où le Stelvio s’en sort finalement très bien. Le quatre pattes 2.0l de 280 chevaux associé à la boîte automatique à huit rapports, au demeurant, très efficace, lui permet d’afficher une consommation de l’ordre de 7,3 l / 100 km. Pas si mal compte tenu de sa taille et de la cavalerie disponible sous le pied droit. En prenant la bretelle de sortie pour s’engouffrer en forêt, le palace roulant se montre tout autant à son aise, même si nous regrettons des sièges manquant de maintien latéral, surtout au niveau de l’assise. Avec le rouli généré par la caisse lors de virages serrés, l’atmosphère sportive en est malheureusement impactée, mais pas de quoi se retrouver à la traîne face à certains de ses homologues. En attendant l’arrivée du modèle extrême équipé du V6 Quadrifoglio de 510 chevaux, notre Stelvio assure d’impressionnantes accélérations, et même si il ne bénéficie pas du même toucher de route que la Giulia, centre de gravité plus haut oblige, il peut toujours se targuer de faire partie des SUV les plus dynamiques que nous avons pu tester. Grâce à son “petit” moteur, il gagne également en stabilité au freinage, et n’a donc pas tendance à plonger vers l’avant en cas d’usage intensif de la pédale de gauche.

En contrepartie de ce comportement digne d’une GT, le constructeur transalpin a dû opter pour un amortissement relativement dur, à l’opposé de ses concurrents qui proposent généralement des suspensions pilotées, assurant un meilleur confort. Cependant, rassurez-vous, le Stelvio est loin d’être inconfortable.

Pour exploiter la cavalerie, comme nous l’indiquions plus haut, le Stelvio repose sur une transmission Q4 pourvue d’un arbre de transmission en carbone. La plupart du temps, le SUV officiera comme une propulsion, avec l’entièreté de la puissance acheminée sur les roues arrière. Si besoin est, l’avant peut en récupérer 50% pour rattraper un maximum d’adhérence.

Le moteur se veut coupleux et débordant de puissance à tous les régimes. Couplé à la boîte huit signée ZF, à l’instar de BMW, sa prise en main est rapide et promet un niveau de confort de haut standing. A son bord, on ne manque pas de place. Même si nous avions déjà été conquis par la Giulia, le Stelvio propose un intérieur, certes de moins bonne qualité qu’une allemande de gamme équivalente, mais malgré tout de bonne facture et agréable à regarder. Côté habitabilité, les passagers arrière profitent d’un espace suffisant au niveau des jambes et de la garde au toit. Le volume de stockage se situe dans la moyenne du segment avec 525 litres.

Côté tarifs, Alfa Romeo attaque de front les références du segment, avec un prix de base affiché à 57.700 €, là où un Porsche Macan V6 de 252 chevaux débutera à 58.780 €. Heureusement, l’italienne garde l’avantage d’embarquer la quasi totalité des options dans sa dotation de base (pour le First Edition).

Et si…

Ce stelvio permettait de faire coller les mots SUV et sportivité ensemble ? Il nous tarde déjà de tester sa prochaine version dans quelques années.

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