Comme souvent, nos chers (dans tous les sens du terme) édiles politiques européens ont trouvé le moyen d'empêcher l'automobile de tourner en rond. Cette fois, c'est la compétition qui est visée. En proposant un projet de loi visant à imposer une assurance responsabilité civile illimitée couvrant les dommages corporels entre les concurrents du sport automobile et les voitures, quelles que soient les catégories, nationales ou internationales.

Non, vous n’avez pas mal compris, l’Europe a bel et bien trouvé un moyen de tuer le sport auto ! L’information nous est parvenue par l’intermédiaire de notre confrère de speedactiontv, il s’agit d’une directive sur l’assurance automobile qui imposerait à tous les pays membres de l’Union Européenne d’inclure dans leur droit national une assurance RC illimitée qui couvrirait les dommages matériels et corporels entre acteurs et véhicules du sport automobile. Une mesure qui concernerait tous les étages de la pyramide, du karting amateur à la Formule 1.

Que cela signifie-t-il ?

L’idée est de rendre obligatoire aux concurrents la prise d’une assurance comme tiers entre eux dans le cadre des épreuves disputées sur circuit et portant tant sur les dégâts corporels que sur les dommages matériels. Autant dire que cela se traduirait par une explosion exponentielle des primes d’assurance qui atteindraient des sommes astronomiques dans le cas d’un accrochage en F1 ou en LMP1 par exemple, dont les montures sont hors de prix. Que dire, même à moindre échelle ‘sportive » d’un carambolage comme il en arrive souvent en coupes monotype par exemple.

Si la directive était actée, cela aurait également pour conséquence que chaque « accident » intervenant sur un circuit entrainerait un suivi conforme à ce qui prévaut sur route ouverte, avec déclaration, constat, intervention des services de Police, jugement, etc.

Des complications administratives qui s’ajouteraient au frein financier que représenterait une telle obligation légale et signifieraient, sans le moindre doute, la fin du sport automobile.

Bien entendu, Commission Européenne oblige, une consultation est obligatoire et permettra à toute personne impliquée de près ou de loin en sport automobile de faire part de son point de vue et de signifier sa désapprobation. Malins les membres du parlement ont rendu cette information publique très peu de temps avant l’échéance de la consultation qui tombera le 20 octobre prochain.

Nous vous invitons donc à partager cette information au plus grand nombre grâce en cliquant sur le lien suivant : Sauvons le sport auto !

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