Chez Porsche, l’appellation GTS trouve ses origines en 1963 avec l’arrivée de la 904 GTS, pour Grand Tourisme Sport. Depuis, le suffixe s’est créé une véritable réputation au sein de la marque et est devenu le trait d’union entre les modèles standards et les versions plus extrêmes du constructeur. Reste à voir le résultat obtenu sur le nouveau 718 Cayman !

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Prenez beaucoup d’alcantara pour l’intérieur, greffez lui des jantes 20 pouces et de nouveaux boucliers et vous obtenez ainsi un tout beau 718 Cayman GTS. Bon, d’accord, en réalité, la liste des changements est bien plus longue !

Le “flat-four” 2,5l turbocompressé, toujours placé en position centrale arrière, bénéficie d’un gain de puissance de 15 chevaux par rapport à la version S, de quoi porter la cavalerie à 365 chevaux pour 430 Nm de couple. En comparaison à l’ancienne génération du Cayman GTS, il y a 35 équidés d’écart. Couplé à la boîte PDK, disponible en option, le coupé biplace est capable de s’adjuger le 0 à 100 km/h en 4,3 secondes. La vitesse est bridée électroniquement à 290 km/h.

Qui dit version haut de gamme dit également liste d’équipement standard allongée. En plus de bénéficier du pack sport design et des jantes 20 pouces, l’intérieur reçoit d’office le Pack Sport Chrono, incluant également le sélecteur de modes de conduite sur le volant. Comme indiqué plus haut, nous retrouvons de l’alcantara à profusion… sur le volant, les sièges, l’accoudoir central, le ciel de toit et même sur le sélecteur de la boîte PDK. Equipé du pack carbone et des surpiqûres rouges pour toute la sellerie, l’ambiance à bord est très typée “Racing” et ce n’est bien sur pas pour nous déplaire. Naturellement, comme toujours chez Porsche, rien à redire sur la qualité de finition et sur les matériaux employés.

En dehors des éléments purement visuels, le 718 Cayman GTS se dote de série d’un amortissement piloté et d’une hauteur de caisse rabaissée de 10mm  par rapport au S. Moyennant un petit effort financier, il est possible d’opter pour un rabaissement de 10mm supplémentaires, comme c’est le cas pour notre modèle d’essai. Attention toutefois qu’avec les 2 centimètres de moins, il faut se montrer très vigilant à chaque passage de dos d’âne ou de cassures trop importante dans les pentes. Pour terminer, la présence de l’ESP se remarque moins et autorise d’ailleurs quelques dérives toujours bien contrôlées.

Côté moteur, le 718 Cayman GTS bénéficie d’une nouvelle admission et de réglages de turbo spécifiques. Couplé à l’échappement sport installé de série sur cette version, cela se traduit par une sonorité plus prononcée dès l’activation du mode sport. A chaque décélération – même à bas régime – le coupé se fait remarquer par des pétarades. Sur simple désactivation du mode sport, il repassera néanmoins dans la plus grande discrétion.

En partant à la conquête des belles routes ardennaises, le coupé fait preuve d’une agilité presque déconcertante. La suspension PASM veille au grain à la stabilité et le Cayman est soudé au bitume. Quasi impossible à mettre en défaut, le train avant se positionne où on veut avec une précision chirurgicale. Sans pour autant nuire au confort, la direction est communicative et rend un excellent feedback, mettant rapidement en confiance le conducteur. La boîte PDK à 7 rapports se montre une fois de plus exemplaire avec des passages de rapports quasi instantanés. Avec les 365 chevaux disponibles sous le pied droit, on ne manque jamais de patate. Avec l’échappement sport ouvert, la sonorité du quatre pattes est plaisante, bien que nous ne pouvons nous empêcher de garder une certaine nostalgie pour le flat-six qui équipait encore son prédécesseur. Les 430 Nm sont rendus disponibles entre 1900 et 5000 tours/min, mais le moteur n’aura aucun mal à attaquer jusqu’à la zone rouge, fixée à 7500 tours/min.

Sur autoroute et nationale, on repasse en mode confort et, une fois de plus, la polyvalence propre aux Porsche prend tout son sens. Malgré nos appréhensions à l’égard des jantes 20 pouces et de la hauteur de caisse rabaissée de 20 mm, le Cayman GTS se montre très confortable, pour peu que l’on switche en mode confort. En outre, les sièges offrent un excellent maintien et sont suffisamment rembourrés pour envisager plusieurs heures de roulage sans avoir à s’arrêter pour s’étirer.

Sur le plan de la consommation, notre essai s’est conclu sur une moyenne de 11,5l / 100 kilomètres. Dans le cadre d’une conduite en bon père de famille, vous n’aurez cependant aucun mal à descendre sous la barre des 10l. En revanche, en attaquant un peu, les 13/14l seront vite atteints.

Proposé à partir de 79.100 €, il faudra tout de même compter une bonne majoration de 11.000 € en comparaison au Cayman S. Pour se rapprocher d’une configuration semblable à celle de notre modèle d’essai, il sera nécessaire de débourser un peu plus de 20.000 € d’option. Nous y trouvons entre autres les sièges sport réglables électriquement, les phares LED Dynamic, les radars de recul plus la caméra, la boîte PDK et quelques autres assistances.

Et si…

Cette version GTS s’avérait être une meilleure solution que la S ? Malgré la différence de budget à la base, à équipement égal, ce sera plutôt “kif-kif” à l’addition…

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