Écoulé à plus de 1,5 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2003, le BMW X3 s’est offert l’an passé une troisième génération afin de se remettre d’équerre avec la concurrence. Il faut dire qu’avec le renouvellement récent de l’Audi Q5, du Volvo XC60 et du Mercedes GLC, le X3 commençait tout doucement à se faire vieux.

Visuellement, ce nouveau X3 hérite directement des codes stylistiques de son petit frère le X1 et des technologies de la dernière Série 5, histoire de repartir sur une base solide.

Commençons par ce qui change de la précédente génération. Ce qui choque avant tout, c’est sa taille, puisqu’il s’avère être plus long de cinq centimètres, pour un total de 4,71m. Pour la petite histoire, c’est tout de même 4 centimètres de plus que le X5 de première génération. Grâce à cela, l’habitabilité du X3, troisième du nom, évolue considérablement. Les places arrière offrent suffisamment d’espace pour deux personnes d’un bon mètre quatre vingt. Dans le coffre, pas de changement : il bénéficie toujours d’un espace de stockage pouvant aller de 550 à 1600 litres. Comme pour les autres modèles Touring/X, le hayon électrique est proposé de série.

A l’avant, le SUV Premium reçoit une toute nouvelle planche de bord, toujours surplombée par l’écran du système multimédia, tactile à partir du moment où il s’agit de la version pro. A l’instar de la “5”, il est possible d’opter pour les commandes gestuelles moyennant l’achat d’une option de l’ordre de 250 €. Point de vue finition, la qualité est à la hauteur du segment et les matériaux utilisés respirent la qualité. Seules les grilles d’aération latérales à l’avant nous ont laissé perplexe au niveau de leur design…

A l’extérieur, les changements s’articulent autour de nouveaux feux, de pare-chocs revisités et d’une calandre plus imposante. Au final, les évolutions sont relativement mineures. Mais bon, pourquoi changer une recette qui fonctionne ?

Actuellement, l’offre de motorisations s’articule sur des moteurs à quatre et six cylindres en essence et diesel. Côté essence, la gamme s’ouvre avec le xDrive 20i, proposant 184 chevaux fournis par un 4 cylindres 2.0l. La version xDrive 30i est animée par le même bloc dont la puissance a été portée à 252 chevaux. En attendant une hypothétique version M du SUV, la version la plus sportive demeure la M40i, proposant un six cylindres en ligne 3.0l de 340 chevaux.

En diesel, nous retrouvons la sDrive18d de 150 chevaux en entrée de gamme, pouvant être couplée à une boîte manuelle ou automatique. Bien entendu, c’est la version que nous testons, la xDrive20d, qui continuera à générer une grosse partie des ventes. Toujours en 2.0l quatre cylindres, elle propose 184 chevaux et peut-être gonflée à 231 chevaux par l’intermédiaire de la xDrive 25d. Le seul six en ligne proposé en diesel est le xDrive30d. Il délivre 265 chevaux pour 620 Nm de couple.

Sur la route, notre X3 xDrive20d ne faillit pas à la réputation du constructeur à l’hélice. En plus de se montrer très généreux avec la boisson – comptez grand maximum 7,5l/100km – le quatre pattes ne manque pas de punch et est géré à la perfection par l’habituelle boîte ZF à huit rapports.

Côté performance, grâce à ses 55 kg perdus sur la balance, le X3 se montre bien plus dynamique qu’auparavant, même sans opter pour le coûteux Pack M. Les prises de roulis sont maîtrisées et l’amortissement, sans jamais être souple, garantit un excellent niveau de confort.

Niveau budget, ce nouvel X3 débute à partir de 41.900 € en version sDrive18d en boîte manuelle. En optant pour une configuration similaire à celle de notre modèle d’essai, incluant le xDrive, la boîte automatique, le pack xLine,  la navigation pro, le toit panoramique et quelques autres options, nous arrivons sans difficultés à un bon 63.000 €. Ce nouvel X3 vient donc se positionner au même niveau que ses homologues.

Et si…

ce X3 est finalement une suite logique de l’évolution du modèle, il nous a surpris par ses prestations en matière de dynamisme, d’efficience et de technologie. Le X5 n’a qu’à bien se tenir !