Quatre années se sont écoulées depuis le lancement de la BMW i8, qui reste, sans conteste, le modèle actuel le plus exclusif de la gamme. En début d’année et 13.600 exemplaires vendus plus tard, le constructeur bavarois a décidé de lui enlever le haut, tout en optimisant son autonomie électrique.

En pensant à la BMW i8, beaucoup imaginent une véritable concept-car homologuée, aux allures de supercar. Initialement dévoilée en 2014, uniquement sous forme de coupé, BMW a décidé de diversifier son offre en proposant, fin 2017, une variante roadster de l’une des supercar la plus “downsizée” au monde.

En effet, sous ses airs d’impressionnant coupé, cette i8 s’anime par un petit trois cylindres essence de 1,5l de cylindrée, situé en position centrale-arrière. Ce dernier est épaulé par un moteur électrique développant 143 chevaux. Au total, elle affiche une puissance cumulée de quelques 374 équidés.

Ainsi, avec un réservoir d’essence de 42 litres et une capacité de stockage électrique de 11,6 kWh, cette nouvelle i8 Roadster peut grimper jusqu’à 600 kilomètres d’autonomie. A l’instar de la phase 1, le temps de charge des batteries reste inchangé : 2 heures pour remonter à 80% de la capacité sur une borne de recharge rapide et environ 5 heures sur une prise domestique 220v. A l’instar des autres modèles iPerformance du constructeur, il est possible de suivre, programmer, ou mettre en pause la charge, directement sur son smartphone.  

Malgré le gros travail d’optimisation réalisé sur l’intégration du mécanisme de rétractation du toit, les deux “fausses” places arrière du coupé sont ici condamnées, mais tout de même remplacées par un espace de rangement qui permettra de stocker deux sacs souples et quelques babioles. Malgré cela, le coffre passe de 154 à 88 litres pour le roadster.  Ce fameux toit rétractable exécute une ouverture/fermeture en 15 secondes, et ce jusqu’à une vitesse de 50 km/h. A noter que la version roadster profite également des sensationnelles portières papillon.

Chargée et prête à prendre la route, nous nous hissons à son bord. Si le look extérieur impressionne, l’habitué BMW trouvera très rapidement ses repères à l’intérieur. En dehors d’un volant spécifique au modèle, nous retrouvons un levier de vitesses, des commandes et un système d’info-divertissement très semblable à une BMW plus conventionnelle. On démarre la bête… silencieuse. On enclenche le levier en position “D” et c’est sous un élan très silencieux et apaisant que nous entamons notre virée à bord de l’i8 Roadster. Grâce au GPS connecté, le trois cylindres s’allume rapidement afin d’économiser la batterie pour des zones jugées plus intéressantes pour son utilisation.

Grâce à un échappement sport et à un retour sonore à bord, grâce aussi à des hauts-parleur, l’immersion est totale. On aurait presque du mal à imaginer être à bord d’une voiture animée par un si petit bloc. En optant pour le mode sport, activable en donnant une légère impulsion vers la gauche du levier de vitesses, ce dernier est assisté par le moteur électrique. A partir de ce moment, les accélérations sont impressionnantes et presque dignes des modèles sportifs du constructeur. Le 0 à 100 km/h abattu en 4,6 secondes pourra en attester. A titre de comparaison, une M4, avec son six en ligne 3,0l bi-turbo, fait à peine mieux (4,3 secondes).

En quittant l’autoroute, au profit de routes plus sinueuses, cette i8 se montre également très à l’aise, malgré les 60kg de surplus face au coupé. Avec son centre de gravité très bas et à sa répartition des masses quasi parfaite, la i8 Roadster vire à plat, même si ses pneus étroits (195/50 R20 à l’avant) pourront avoir tendance à modérément assumer les gros appuis en virage. Au final, sans jamais être brutale, cette i8 Roadster prendra tout son sens dans le cadre d’une conduite coulée/dynamique, le tout avec les cheveux au vent. Autre point positif : en optant pour une conduite calme et en effectuant les recharges en temps et en heure, la consommation peut-être maintenue en dessous des 6l /100 km. En conduite musclée, elle ne passera que rarement au dessus des 10l / 100km.

Côté tarif, la i8 Roadster est proposée à partir de 166.500 €. Parmi les options de notre modèle d’essai, nous retrouverons les jantes 20 pouces Frozen Grey, la finition intérieure en fibre de carbone, les feux laser ou encore les services connectés. Au final, pour une configuration semblable à celle que nous avons eu la chance de découvrir durant trois journées, il faudra débourser un peu plus de 183.200 €.

Seule sur son segment, la i8 Roadster affiche un prix conséquent, mais plutôt intéressant dans le cadre d’un véhicule de société, grâce à une motorisation qui permet une déduction fiscale très avantageuse, de l’ordre de 100% (en Belgique).

Et si…

La i8 Roadster ne sera pas forcément notre premier choix sur un tel budget, elle a le mérite de mettre en avant tout le savoir-faire de la marque en matière de technologie embarquée et de motorisation écologique/économique, le tout dans une voiture qui ne manquera pas de faire sensation auprès des passants.

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