Dans la famille VW, le chassis de la Golf sert à plusieurs modèles. On connaît déjà la Seat Leon, mais également l’Octavia que l’on retrouve de nouveau avec l’excellent 2.0l diesel, cette fois-ci en version 4 roues motrices.

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Après la Leon X-Perience, dont l’essai est à lire ici, voici sa cousine Octavia Scout, dont la recette ne change pas ou peu, mais offre quelques menus changements. Comme toujours, la version Offroad utilise une technique simple mais efficace : relever la suspension, greffer deux roues motrices et des plastiques qui contribuent à offrir un look sympa à un break somme toute classique.

En faisant le tour de la voiture, on remarque surtout le travail effectué depuis la première Skoda Octavia. Tout en comparant aux standards de l’époque, le design est de manière unanime beaucoup plus élaboré et plus plaisant, même si l’on a affaire à une voiture qui la joue sobre, avec une robe grise et des plastiques gris et noir pour accentuer les lignes de baroudeuse de la Tchéquoslovaque.

À l’intérieur, pas de mauvaise surprise puisque la finition est quasiment identique à celle de la Golf, qui est un standard pour la catégorie. GPS (option à 1300€, à l’allemande), volant multifonction, sièges réglables en hauteur et soutien lombaire, mais surtout un habitacle et un coffre au volume plus qu’impressionnant ! 610 litres de chargement, et jusqu’à 1740 si l’on rabat la banquette arrière, voilà un déménageur de première classe. Pour seulement 4,68m de long, on ne peut que se réjouir de l’habitabilité exemplaire du modèle, bien supérieure à sa cousine Leon. Au niveau des finitions, rien d’exceptionnel mais les plastiques sont de bonne facture et seuls quelques petits craquements au niveau de la console centrale peuvent se faire ressentir sur route accidentée.

 Car routes accidentées, il en est question avec ce modèle précis. Différents modes de conduite – baptisés Eco, Normal, Sport et 4×4 – font varier la répartition du couple entre les 4 roues motrices, via la boîte 6 rapports à double embrayage. Par défaut, la répartition est de 90% à l’avant et 10% à l’arrière mais elle peut varier pour envoyer jusqu’à 80% des 380Nm du 2.0l diesel sur les roues arrières. Ce qui permet à la Scout des bois de se propulser plus vite que la RS jusqu’à 100km/h, et d’éviter quelques reprises douteuses en sortie de courbe. La motricité n’est pour ainsi dire jamais prise en défaut, et le comportement est très sain, sans toutefois vouloir limer le bitume à des vitesses faramineuses.

Le bloc de 1968cc offre un couple très généreux et ses reprises vous aideront à dépasser les bétaillères assez aisément. Avec 184cv sous le capot pour seulement 1,6t tous pleins faits, pas étonnant. Le seul reproche à adresser au groupe propulseur se trouve au niveau de la gestion de la boîte DSG6. Alors que celle-ci nous avait ravis sur l’Octavia RS, on est dans la Scout confrontés à une gestion de rapports parfois déroutante. Et le mode Sport n’arrange rien. Ce dernier tire les rapports jusqu’au rupteur (4500tr/min), alors que le diesel s’essoufle sensiblement à 4000tr/min, et vous vous retrouverez parfois en quatrième vitesse à 120 km/h sur l’autoroute alors que vous effleurez la pédale. Un conseil : gardez la boîte en mode Eco, ce qui est possible grâce au mode personnalisable Individual et vous bénéficierez alors d’un mode roue libre dès que vous lâchez la pédale d’accélérateur. Un véritable plaisir pour se balader sur petites routes, et surtout une aide à la consommation. En dehors de ces petits couacs, la DSG6 reste tout de même une boîte confortable, dont la douceur aide dans le traffic, au même titre que le Start/Stop.

Niveau consommation, pas de miracles, la transmission intégrale n’aide pas à la sobriété et on retrouve donc une moyenne à 6.8l/100km. Pas mauvais du tout pour un véhicule de ce segment, mais loin des 5.0l annoncés. Petit bémol à ce niveau, on s’attend à un réservoir plus grand que celui présent, qui ne fait « que » 55l, alors que l’on retrouve des tankers tels que le Tiguan et ses 65l au sein du groupe Volkswagen.

Passons ensuite à l’étape du tarif, souvent salvatrice sur les Skoda par rapport à leurs cousines allemandes. Malheureusement, à 37.392,00€, on ne joue pas tout à fait dans la gamme de prix habituelle du constructeur tchèque. Rassurons-nous en se disant que 5000€ d’options sont passés par là, mais il s’avère que ces options, telles que le régulateur de vitesse, le GPS et les sièges chauffants sont presque indispensables de nos jours, et on ne retrouve pas ici de feux au xénon.

Et si…

…Skoda poussait le vice jusqu’au bout et bénéficiait de le dernière boîte DSG du groupe Volkswagen, afin de baisser la consommation et améliorer la gestion des rapports ?