Après avoir connu un succès franc dans le domaine des petits SUV urbains avec le Captur, Renault s’attaque aujourd’hui au marché très prisé des SUV familiaux. Le Renault Kadjar entre donc en concurrence directe avec les Hyundai Tucson et autres Nissan Qashqai.

Techniquement, le nouveau Renault Kadjar est très proche de ce dernier. Ils sont même cousins puisque le Français reprend la plateforme et les motorisations du Qashqai. Coté design par contre, le Kadjar adopte un style plus en rondeur, des lignes courbées, propres au design actuel de Renault. Un seul coup d’œil suffit pour savoir qu’on a affaire à une Renault.

Même si le gabarit n’est pas le même, la ressemblance avec son petit frère Captur est frappante. La calandre noire qui se prolonge vers les phares et surplombée par l’imposant sigle Renault est propre au style du constructeur français. Les courbes généreuses procurent à l’ensemble un coté assez imposant et « lourd ».

Clé en poche, il est maintenant temps de prendre place à bord. En ouvrant la porte, on est de suite mis au courant, grâce à l’inscription sur le seuil de porte, que notre  version d’essai est le haut de gamme « Bose Edition ». De plus, notre modèle est équipé du toit panoramique et de l’intérieur en « vrai » cuir. A l’intérieur, l’ambiance est agréable et accueillante malgré un léger manque de fun. La qualité d’assemblage est correcte et la finition soignée. Les places arrières n’auront aucun mal  à recevoir les grands gabarits et le volume de chargement vous permettra de partir en week-end en famille sans aucune difficulté.

Il est maintenant temps de prendre la route au volant de notre Renault Kadjar propulsé par le 1,5l dCi 110 et de la boite EDC à double embrayage. Dès les premiers kilomètres, le Kadjar se montre confortable et silencieux. La boite est douce et les passages de rapports ne se font pas sentir. Agréable ! Kick down pour monter sur l’autoroute, il est difficile de cacher une légère déception. Les 110 chevaux et 250 Nm de couple se montrent un peu juste pour entrainer la tonne et demi de l’engin. La boîte de vitesses, qui se montrait très douce et bien gérée en conduite coulée, fait monter le moteur jusqu’à la zone rouge. Au point de se demander si le rapport suivant va finir par s’engager.

Régulateur de vitesse enclenché, et consommation stabilisée à 5,6l, les 150 kilomètres avant d’arriver à destination sont avalés sereinement avec l’aide de l’audio Bose. C’est également l’occasion de se familiariser avec l’instrumentation de bord et le système multimédia R-Link 2. Malgré un écran tactile réactif, la commande déportée située sous le commodo de droite n’est pas visible lorsque le volant est en position centrale. On se retrouver donc à tâtonner à l’aveugle les boutons cachés par le volant. Pas évident sans une certaine habitude.

Sur les petites routes de campagne, le Kadjar se montre confortable et sécurisant. La tenue de route est bonne malgré une suspension souple laissant prendre un peu de mouvements de caisse. Cependant, malgré une suspension qui gomme bien les aspérités, sur les routes les plus dégradées, de drôles de bruits de craquement provenant de la console centrale se font entendre. Chose étonnante puisque visuellement, la finition semble de bonne facture et que notre modèle d’essai n’affiche que 2.000km au compteur.

Et si…

… avec son intérieur accueillant et son vaste espace de chargement, le Renault Kadjar était une véritable alternative au leader du marché qu’est le Hyundai Tucson ?