Nous avions déjà essayé la Talisman dans sa version berline et essence. Aujourd’hui nous prenons en main le 1.5 litres Dci de 110 chevaux au tempérament bien plus modeste. Est-il à la hauteur sous le capot de ce grand break ?

Ce moteur est donc l’entrée de gamme en diesel. Si le 1.5 dCi est bien connu au sein du groupe, c’est d’avantage grâce à des modèles bien plus modestes. Nous le retrouvons par exemple dans la Megane, le Kaptur ou encore le Dacia Duster. Est-il dès lors à la hauteur sous le capot de cette grande routière ? Et bien, il faut admettre que celui ci ne démérite pas. Essayée avec la boite manuelle, le 0 à 100 km/h est abattu en 11,9 secondes, ce qui n’en fait certainement pas la plus sportive de son segment. Une VW Passat TDI de 120ch lui colle plus d’une seconde au même exercice. Ceci dit, point de vue consommation, la française met tout le monde d’accord en s’accordant la palme de la frugalité. Les 3,7 litres annoncés sont bien entendu une utopie mais nous avons été satisfaits par la consommation réelle de 5,4 litres. Cerise sur le gâteau, le 1.5 litres dCi se révèle très discret et il ne devient vraiment audible que lors des relances un peu franches.

4Control
Comme pour la berline que nous avons essayée il y a quelques mois de cela, notre break est équipé du système 4Control. Ne traduisez pas cela par un système à 4 roues motrices mais bien directrices. Cette technologie a pour effet de dynamiser le comportement de la voiture et de vous surprendre au moment d’aborder les premiers virages. Il faut cependant admettre que le 4Control (facturé à près de 1.700€) s’apprécie d’avantage avec un moteur plus généreux. Malgré sa bonne volonté, le 1.5 Dci nous aura laissé un peu sur notre faim au vu des capacités du véhicule.

© Nathan Paternotte

La « French Touch »
Physiquement, nous devons admettre que cette Talisman Grandtour a de quoi faire tourner les têtes. Très grande (4,86 mètres) elle ne concède au Skoda Superb qu’un seul centimètre. Cette longueur lui permet d’afficher une silhouette élancée et équilibrée. La face avant elle, se reconnaît de loin grâce à ses feux de jours LED en « C », nouvelle signature de la marque. A bord, l’ambiance apparaît par contre moins « premium ». Certes, l’équipement est pléthorique avec par exemple les sièges massant sur notre version « Intens » mais la qualité des matériaux utilisés est loin de faire l’unanimité. De ce côté, la Peugeot 508, la Ford Mondeo ou encore la Skoda Superb font mieux. Le système R-Link et son grand écran tactile vertical est facile à prendre en main mais manque de fluidité. De l’espace, elle en a aussi à revendre, que cela soit aux places avant et arrière comme dans le coffre. Celui-ci dispose d’un volume de chargement pouvant aller de 572 litres à 1700 litres une fois la banquette rabattue. De plus, l’accès y est aisé grâce à un seuil de chargement assez bas et une largeur d’ouverture d’un mètre.

© Nathan Paternotte

Et si…
… Renault nous offrait là une sérieuse concurrente face à l’armada allemande? Belle, frugale, confortable et dynamique, il ne lui manque qu’une finition intérieure un peu plus léchée pour arriver aux standards allemands. Le 4Control lui est une réussite mais conviendra mieux aux dCi 130 ch et 160 ch afin d’en exploiter tout le potentiel.

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