Introduit en 2009, le plus petit des « X » de la marque à l’hélice était destiné à toucher un nouveau public, avec un modèle plus abordable. Mais pas seulement. Aujourd’hui, c’est le BMW X1 25i en version quatre roues motrices qui nous passe entre les mains.

Et il est loin le temps où les nomenclatures avaient une réelle signification… Désormais, le haut de gamme du plus petit crossover du constructeur munichois – pour la simplicité, on repassera – abandonne le 6 cylindres des 25 et 30i, et offre au 25i un tout nouveau 4 pattes turbocompressé à injection directe et développant 231 chevaux. Pour les plus attentifs d’entre vous, il s’agit bien entendu de celui retrouvé sous le capot de la Mini John Cooper Works essayée il y a quelques mois. Couplé à une boîte auto à 8 rapports et une transmission intégrale de série, le 2.0l conserve-t-il son tempérament sauvage, ou s’encroûte-t-il un peu ?

Du côté de l’esthétique, pas de grande surprise, mais du positif sur toute la ligne. S’il ne change pas drastiquement, le X1 se remet au goût du jour, en adoptant ici les feux LED, qui soulignent une face avant résolument bavaroise. Au niveau du profil, et du 3/4 arrière, on retrouve un coup de crayon qui fait penser à la récente Série 2 GranTourer, cousine partageant la même plateforme.

On retrouve donc une bouille agressive comme il faut, ce qui ne déplaira à personne. Seule déception esthétique, les jantes de 17″ montées de pneus à flancs ultra-hauts (60mm) – probablement dûs aux pneus hiver – trahissent un peu le look sportif, et déçoivent. Comme si Usain Bolt chaussait ses bottes en caoutchouc pour courir le 100m. En revanche, le bleu mediterranean qui habille notre X1 25i apporte une touche habillée, mais assez différenciée du noir classique pour éviter de se fondre dans la masse. À l’intérieur, aucun doute, nous sommes bien chez BMW, avec un recouvrement des sièges sport en cuir Dakota noir, et une finition noire et grise sobre, mais d’excellente facture.

Et parlons-en de la finition ! Bardée d’options, notre modèle d’essai commence sur la check-list avec le pack intérieur M Sport, comprenant le volant à bordure fine et les sièges électriques offrant un excellent soutien latéral et lombaire. Le toit panoramique ouvrant est évidemment un plaisir, même en hiver, et apporte une touche joyeuse à un habitacle plutôt austère. Pour amuser la galerie, l’installation sonore Harman Kardon ne décevra jamais, transformant chaque portion d’autoroute un peu ennuyeuse en concert, ou karaoké, si vous êtes comme votre serviteur… Et niveau assistances à la conduite, les options désormais habituelles telles que l’affichage tête haute, le régulateur adaptatif, l’assistance à la conduite dans les embouteillages, ainsi que la caméra de recul trouvent leur place dans la X1 25i.

Tant qu’on est sur le chapitre de la conduite, continuons. Principal sujet de discussion lors du lancement de cette nouvelle génération de X1, les roues motrices sont passées du mauvais côté, et malgré la transmission intégrale, de série sur le 25i, le SUV garde un comportement de traction, quoique dynamique. Jamais prise en défaut sur route, qu’elle soit sèche, humide ou neigeuse, cette transmission xDrive se montre extrêmement efficace, et rassurante lorsque les conditions se dégradent. La suspension, elle, s’est montrée excellente. Confortable, dynamique, et ne prenant quasiment pas de roulis, elle a également pu se montrer efficace lorsque l’on quitte les sentiers battus.

Et ce moteur, que dit-il ? Vocalement, celui-ci peut se faire discret quand il faut, et garde un tempérament souple et élastique sur toute sa plage de régimes. Turbo oblige, les relances sont tout à fait correctes à partir de 1.500tr/min, et ne dépassera jamais les 3.000tr/min en conduite coulée. Et la boîte Steptronic à 8 rapports, associée aux 350Nm de couple, favorisera ce genre de conduite, en mode EcoPro, ou Normal. Mais si vous décidez de réveiller le caractère sportif du 4 cylindres, il vous faudra rester au-dessus de 3.500tr/min. Passée cette barrière, le mode Sport fera un peu chanter le bloc de 231 chevaux, mais la puissance semble parfois absente. Bien que les relances sont exceptionnelles, et que vous pourrez laisser n’importe quel manant sur place au feu rouge, il ne semble pas y avoir le double de la puissance du modèle d’entrée de gamme. En gros, vous aurez un moteur à la poussée plus que correcte, à double face, car se montrant discret en ville, ainsi que réactif et quelque peu musical dès qu’on le brusque.

Mais abordons tout de même les chapitres qui fâchent. Le premier, encore pardonnable, est celui de la consommation. Même avec des oeufs sous les pieds, impossible de passer sous la barre des 9.5l/100km. Sur autoroute, le flux d’essence se stabilisera aux alentours de 8l/100km, mais grimpera bien au-delà de 10l sur petites routes et en ville. Mais ça ne s’arrête pas là… C’est surtout le tarif qui fait peur. Pour notre modèle d’essai, la note est très salée, et atteint des sommets qu’on n’imaginait pas pour un X1. 62.185,00€, c’est ce que vous devrez débourser pour un X1 25i xDrive bien équipé. Avec un prix de base de 48.561€, le 25i pourra en refroidir plus d’un.

Et si…

…le X1 25i n’était pas le petit SUV parfait, mais représentait une option luxueuse et dynamique s’adressant à un public aisé ? On retrouve dans ce modèle le savoir-faire de BMW, dans un véhicule compact mais généreux en habitabilité.