LMP1 : Lutte épique entre Audi et Porsche
Au départ, Bernhard plongeait au premier freinage pour placer la Porsche #1 en deuxième position entre les deux Audi #18, tandis que la #2 suivait, emmenant les Toyota dans son sillage. Chez les privés, la CLM avait pris le dessus sur les deux Rebellion.

Comme souvent cette saison, les Audi et Porsche se tenaient de près tandis que les Toyota semblaient légèrement moins rapides sans pour autant être larguées. Loin de là, même si l’homme le plus rapide était Fässler avec l’Audi #7 de tête, les LMP1 d’usine rattrapant les premiers « retardataires » au sixième tour, faisant rentrer la gestion du trafic dans l’équation de la performance globale.

Problème pour la R-One #12 après 20 minutes de course qui tournait au ralenti après une coupure moteur. Mais le spectacle était en tête avec les quatre premiers dans la même image sur les écrans et offrant une lutte de haut niveau. Seul Jani avec la 919 Hybrid #2 partait en toupie après un freinage optimiste au premier virage en touchant légèrement la Ford de Mücke, perdant 9″ au passage et voyant la TS050 de Nakajima revenir dans ses échappements.

Chez les privés, Pierre Kaffer – CLM #4 – offrait un récital, résistant aux assauts de Imperatori avec la Rebellion #13.

La clé de la course pouvait dès lors résider dans la gestion des pneus. Avec 6 trains alloués pour le weekend, Porsche partait avec un désavantage en ayant utilisé 3 sets en qualifications contre 2 pour Audi et 1 pour Toyota qui pouvait jouer de cet argument au fur et à mesure de la course.

L’Audi #8 ravitaillait après 27 tours, la #7 suivant un tour plus tard, Fässler cédant le volant à Lotterer qui repartait juste devant Jarvis. Lieb prenait  le relais de Jani dans la Porsche #2 au terme du 30ème tour, le reste des LMP1 d’usine stoppant une boucle plus tard alors que la #8 dépassait la #7 dans ligne droite des stands. La #1 repartait avec quelques secondes d’avance sur les deux Audi. Souffrant avec son train arrière, il ne tardait pas à voir revenir les R18 dans son sillage, Jarvis prenant la tête après 1h20, Lotterer mettant la pression sur Hartley, plaçant la #7 en deuxième position.

Restant à moins de 30″ des leaders, les Toyota n’étaient pas hors-jeu, prêtes à profiter d’une stratégie plus osée ou d’une erreur de leurs adversaires. Il apparaissait que la Porsche #1 souffrait d’une crevaison lente, expliquant ses problèmes et précipitant son deuxième arrêt. Quelques tours plus tard, Lotterer observait le deuxième pit-stop de la #7 qui repartait après un full service (carburant + pneus). Jarvis faisait de même au tour suivant, cédant le volant à Di Grassi, la #8 repartant avec des pneus neufs à gauche et rodés à droite. Cela dit, les deux R18 ressortaient derrière la Porsche #1, tandis que les Toyota commençaient à tourner dans les même temps que leurs adversaires et commençant à dévoiler une stratégie différente avec des relais plus longs.

1 > Porsche 919 Hybrid #1 – Porsche Team
2 > Audi R18 #7 – Audi Sport Team Joest
3 > Audi R18 #8 – Audi Sport Team Joest

LMP2 : G-Drive maîtrise
Envol parfait pour l’Oreca #26 G-Drive qui devançait l’Alpine #36 et la Gibson #42 de Strakka, cette dernière sentant le souffle des Oreca Manor dans son dos. Aucun incident à signaler au départ pour le LMP2 qui voyait les Ligier ESM tenter de se frayer un chemin dans le peloton.

Certes, les dépassements ne piste étaient rares, mais la lutte pour chaque position n’en restait pas moins serrée. Nelson Panciatici était le premier à stopper, cédant le volant après 43 minutes de course. Il était imité trois tours plus tard par les deux leaders de la catégorie. Cette première salve de ravitaillements souriait à Strakka dont la Gibson ressortait devant l’Oreca #26 G-Drive et les deux Manor, suivies par l’Alpine #36 et les deux BR01 SMP, la première Ligier étant la #43 RGR au huitième rang.

Brundle au volant de la G-Drive reprenait les commandes devant Kane et la Gibson #42, l’Oreca étant chaussée de neuf. Derrière, la Strakka rétrogradait et les Oreca Manor intégraient le top 4, séparées par l’Alpine #36 tandis que la Ligier #43 pointait au cinquième rang.

La deuxième phase de ravitaillement voyait la hiérarchie se modifier encore un peu, la G-Drive conservant la tête devant la Gibson #42, l’Alpine #36 et la Ligier RGR #43 qui trouvait un terrain plus à sa mesure au fil des tours, la piste se couvrant de gomme et le grip augmentant.

1 > Oreca 05-Nissan #26 – G-Drive Racing
2 > Gibson 015S-Nissan #42 – Strakka Racing
3 > Alpine A460 #36 – Signatech Alpine

LMGTE : Aston Martin résiste, Larbre Compétition insiste
Excellent départ des deux Aston Martin qui prenaient la course en main devant un peloton compact constitué des Ford et Ferrari, avec la Porsche #77 en arbitre. Derrière, les Am voyaient les Porsche #88 et #78 mener devant l’Aston #98.

Si la V8 Vantage GTE #95 prenait un peu d’avance, derrière la voiture soeur #97 avait fort à faire avec les GT #66 et #67 qui encadraient la 488 GTE #51, tandis que la #71 prenait le meilleur sur la 911 RSR #77. Le spectacle venait avant tout de l’affrontement entre les deux Ford et la Ferrari de pointe, pare-chocs contre pare-chocs tout en restant parfaitement fair-play. Après 45 minutes, la deuxième 488 GTE rejoignait le quatuor Aston-Ford-Ferrari-Ford dans la lutte pour la deuxième place tandis que l’Aston #95 disposait d’une quinzaine de secondes d’avance sur ceux-là.

Première à stopper, la #51 voyait ensuite la Ford #66 faire de même un tour plus tard, les autres « Pro » suivant, la #71 étant la dernière trois tours après la voiture soeur.

Coup de théâtre au ravitaillement de la #67 qui prenait feu devant son stand suite à un souci avec le tuyau de ravitaillement, Andy Priaulx étant obligé de sortir de la voiture, la Ford GT repartant avec 24 tours de retard. Sur la piste, l’Aston #95 menait toujours devant la Ferrari #51 à 4″ et la Ford #66 qui en concédait une quinzaine de plus. Suivaient la deuxième Ferrari, tandis que la Porsche Dempsey-Proton racing voyait la deuxième Aston revenir dans ses rétros après avoir perdu du temps lors de son ravitaillement pour remplacer le rétroviseur gauche.

En LMGTE-Am, c’est la Porsche KCMG #78 qui menait la danse devant la Ferrari AF Corse #83 et la Corvette #50 Larbre Compétition. Pierre Rague offrait un festival et hissait la C7.R « française » en tête de la catégorie, alors que Perrodo partait à la faute dans la dernière chicane, restant coincé dans les graviers, provoquant le premier FCY de la course.

LMGTE-Pro
1 > Aston Martin V8 Vantage GTE #95 – Aston Martin Racing
2 > Ferrari 488 GTE #51 – AF Corse
3 > Ford GT GTE #66 – Ford Chip Ganassi Team UK

LMGTE-Am
1 > Corvette C7.R #50 – Larbre Compétition
2 > Porsche 911 RSR #78 – KCMG
3 > Aston Martin V8 Vantage #98 – Aston Martin Racing