Blancpain Endurance Series

Interview / 3 Heures du Nürburgirng

Angélique Detavernier: « Je veux apprendre et ne pas faire d’erreurs »

C'est avant la course qu'Angélique Detavernier s'est confiée à nous. Malgré une expérience plus que restreinte du GT3, la jeune Verviétoise a réalisé course conforme à ses objectifs: elle n'a pas fait d'erreur et a réalisé des temps très corrects.

Comment s’est passé ton week-end jusqu’à présent?

« Jusqu’à présent il s’est bien déroulé. Avant d’arriver j’avais à peine fait une demi-course en GT3, sans autres tests, et je ne connaissais pas du tout le circuit. Ce n’était pas facile d’arriver dans ces conditions. Malgré tout, lors de la première séance d’essais libres, j’ai tourné en 2’01 en roulant seulement 5 tours donc j’étais très contente. Lors de la deuxième session il y a eu drapeau rouge pendant mon temps de roulage, c’est dommage car chaque tour compte pour prendre de l’expérience. J’ai roulé 9 tours pendant la dernière session libre, mais avec des pneus forts usés et 90 kg de lest pour simuler le comportement lorsque le réservoir de carburant est plein. Maîtriser la voiture était très compliqué, surtout avec le trafic, donc j’ai perdu beaucoup de confiance et les temps n’étaient pas bons. Et comme en qualification la partie ou je devais piloter a été annulée à cause du brouillard, au total je n’ai presque pas roulé… »

Es-tu impressionnée par le niveau du GT3?

« Je connaissais le niveau, je m’y attendais. Mon but ici est d’apprendre pour me rapprocher des plus rapides. »

Quels sont d’après toi tes points forts et tes points faibles, à améliorer?

« Mon objectif est d’avoir plus de possibilités pour rouler. C’est dur de comparer mes temps avec ceux des autres pilotes qui roulent chaque week-end depuis des années, alors que moi je roule à peine depuis 3 saisons lors desquelles j’ai roulé 5 tours maximum. Malgré ça je donne le meilleur à chaque opportunité. »

© Audran Lernoux
© Audran Lernoux

L’adaptation entre la Mercedes AMG GT3 de ce week-end et l’Audi R8 LMS, que tu as conduite précédemment, a-t-elle été compliquée? Quelles sont les grosses différences?

« D’abord, je suis très bien assise dans la Mercedes. J’ai toujours de grosses difficultés à trouver une bonne position de conduite en raison de ma corpulence par rapport aux pilotes avec lesquels je conduis, qui sont souvent beaucoup plus grands. Trouver le réglage des pédales est plus facilement adaptable ici. La Mercedes est globalement plus facile à prendre en main, mais ça reste toujours difficile lorsque tu approche des limites, peu importe la voiture. Nous avons eu autant de difficultés à trouver le bon set-up, mais je suis plus confiante maintenant. »

Qu’envisages-tu pour la course? Quels sont les objectifs?

« Pour être honnête ce sera juste survivre. Si tout va bien j’ai une heure de roulage, donc j’essaie d’apprendre, ne pas faire d’erreurs, ce qui est plus important qu’améliorer mon temps d’un dixième. »

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