Formule 1

Résumé de course / GP du Mexique

Lewis Hamilton égale Alain Prost avec une 51ème victoire

Après un départ marqué par l'accrochage du premier virage, les Mercedes reprenaient leur marche en avant. La gestion des gommes jouait un rôle important sur un tracé finalement assez stérile en termes de dépassements. Au final, le drapeau à damier saluait un doublé logique et attendu pour les Flèches d'Argent.

Le départ voyait Hamilton et Rosberg couper la première chicane, l’Allemand un peu aidé par Verstappen. Derrière, l’accrochage entre Nasr et Wehrlein – fatal à ce dernier – provoquait une première neutralisation sous safety car. La relance souriait aux Mercedes qui repartaient en tête de la meute. Superbe départ de Hulkenberg qui conservait l’avantage sur les Ferrari qui encadraient Massa. De son côté, Verstappen mettait lui la pression sur Rosberg. Son équipier australien remontait dans le classement chaussé des pneus mediums.

Plus rapide sur un tour mais en manque de vitesse maxi, Vettel ne parvenait pas à dépasser Massa, laissant Iceman en découdre avec Hulkenberg. Verstappen chaussait les mediums au treizième tour et repartait derrière son équipier. Dans le Top 10, la lutte était intéressante entre les Force India et les Williams qui se disputent la quatrième place au championnat constructeurs.

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Parti en tendres, Hamilton passait aux mediums au dix-septième tour, repartant devant Bottas et Hulkenberg. Son équipier faisait de même trois boucles plus tard, suivi de Vettel, mais Hamilton reprenait les commandes, mais les Red Bull payaient cher le bouchon Perez en restant derrière Rosberg. L’Allemand était pressenti pour tenter le pari d’aller au bout du Grand Prix avec ces gommes. En attendant, Vettel menait la course avec ses pneus tendres, restant plus rapide que Hamilton, le pilote Ferrari poursuivant jusqu’au 32ème tour pour repartir lui aussi avec des Pirelli Medium et la certitude de ne plus devoir en changer. Mais il repartait derrière son équipier au sixième tour.

Au top de la mi-course, Rosberg se retrouvait à portée de Verstappen, très incisif. On retrouvait donc les deux Mercedes devant le duo Red Bull et la paire Ferrari, suivaient Hulkenberg, devant Bottas, Massa et Perez.

Au 45ème tour, Raïkkönen stoppait une seconde fois pour chausser des mediums à nouveau et reprenait la piste septième derrière la Force India de Hulkenberg. Au même moment, Verstappen revenait à une seconde Rosberg au bénéfice des manoeuvres de dépassement des retardataires tandis que, de son côté, Romain Grosjean se plaignait à nouveau de ses freins. Max tentait un freinage très tardif sur Nico, mais trop optimiste, sa RB12 partait en dérapage et il concédait quelques secondes au leader du championnat, soulagé.

De manière judicieuse, Ricciardo chaussait des tendres au 51ème tour, avec l’assurance que ces enveloppes tiendraient la distance jusqu’à l’arrivée. Restait à capitaliser sur ce choix de pneus plus performants. Un choix qui donnait des ailes à l’Australien qui signait rapidement le meilleur tour en course, deux secondes au tour plus rapide que les quatre rivaux le devançant. De quoi espérer revenir vite sur Vettel. Derrière, Raïkkönen revenait dans le sillage de Hulkenberg mais ne parvenait pas à porter une attaque sur la Force India pour s’emparer de la sixième place.

L’entrée dans les dix derniers tours permettait à Vettel de revenir petit à petit sur Verstappen dont les gommes – plus anciennes – avaient probablement été un peu abimées lors de sa petite pirouette. Si ces deux-là nous promettaient une belle opposition pour les derniers tours, ils devaient se méfier de Ricciardo qui revenait à grandes enjambées.

En tête, Hamilton maitrisait son sujet, en route pour égaler les 51 victoires de Prost. Plus loin derrière, Raïkkönen piquait Hulkenberg au freinage et ce dernier partait en toupie. La Ferrari de Vettel poussait Verstappen à la faute à la première chicane sous la pression de l’Allemand nettement plus rapide. Max tirait tout droit et en profitait pour garder sa place, provoquant l’ire du pilote de la Scuderia, d’autant que Ricciardo était dans ses échappements. La manoeuvre du pilote Red Bull était placée sous investigation après la course.

Pas de quoi émouvoir Hamilton qui s’offrait une 51ème victoire et revenait à 19 points de Rosberg, deuxième. Verstappen terminait troisième, mais voyait Vettel lui exprimer son mécontentement après la ligne d’arrivée. L’Allemand était consolé par la pénalité de 5″ infligée à Verstappen qui offrait le podium à Vettel et la quatrième place à Ricciardo.

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