Porsche nous promet un roadster plus vif, plus puissant, plus écologique et plus efficace que jamais ! A quel prix ? Le flat 6 atmosphérique est abandonné pour laisser place à de moins nobles 4 cylindres. Coup de génie ou erreur monumentale ? C’est ce que nous allons déterminer !

Pour cette nouvelle génération, la 718 se pare donc de moteurs 4 cylindres. Certains « puristes » parlent d’un manque de noblesse en ne jurant que par leur flat 6. Chez Actu-Moteurs.com nous ne nous laissons pas berner par ce genre de propos. Si par le passé les choix de Porsche nous ont bien souvent surpris, il faut admettre que rarement la marque nous aura déçu. Son succès mondial en est la preuve.

Rappelons enfin que les 4 cylindres, qu’ils soient en ligne ou à plat, ont leur place dans l’histoire de la marque et que celle-ci n’en est pas à son coup d’essai. Notre bolide du jour rend d’ailleurs hommage à la 718 RSK produite de 1957 à 1962 et ayant permis à Porsche de décrocher un beau palmarès en endurance.

Mardi matin 10h00, il est temps de partir à la rencontre de la belle. Difficile de dissimuler son impatience lorsqu’on part chercher une voiture de ce genre. Point de berline diesel cette fois ci ! Aujourd’hui nous prenons le volant de ce qui représente sans doute le mieux le plaisir de conduire, un roadster ! Quand il est orange c’est encore plus fun et si le soleil est de la partie cela devient carrément le pied !

Premier tour de reconnaissance, la 718 évolue discrètement sur le plan esthétique. Pourtant, 70% des pièces sont neuves par rapport au précédent modèle. Les nouveaux boucliers, feux avant et arrière lui confèrent une allure plus agressive et sur le flanc, les entrées d’air s’agrandissent pour un meilleur refroidissement et apport en oxygène du flat 4 turbo. Notre 718 Boxster est équipé du 2.0 à simple turbo. La version S de 2.5 litres à quand à elle droit au turbo à géométrie variable.

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A l’intérieur, on remarque de suite le sérieux de la finition. Le tableau de bord accueille enfin un nouveau système PCM à écran tactile de 7 pouces pouvant disposer de l’Apple Car Play et de l’Android Auto. Je remarque malheureusement l’absence du fameux bouton « échappement sport » disponible en option. Dommage, mais restons optimiste.

Pas de Keyless Go ici, le démarrage se fait encore au moyen de la clé (en forme de Porsche) qui doit être insérée dans le contacteur. A l’ancienne quoi, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Le flat 4 se réveille dans un feulement discret. Premier coup de gaz, on est loin du 6 cylindres mais la sonorité n’est pas désagréable pour autant. Juste différente et évoque par moment les anciens flat 4 de ses ancêtres.

Sur la route, le Boxster 718 impressionne ! Il se lance avec gourmandise à l’assaut de chaque virage au travers des petites routes sinueuses nous menant au lieu de la séance photo. Un vrai régal que nous pouvons vivre pour l’occasion, cheveux aux vents. Pied enfoncé sur l’accélérateur, le 2.0 turbo de 300 chevaux délivre sa puissance progressivement, lui donnant un caractère plus naturel et donc, proche d’un moteur atmosphérique. Quelle santé ! A aucun moment le 2.0 ne manquera de puissance et quand la plupart des moteurs turbo s’essoufflent à partir de 5.000 trs/min, le 718 continue de pousser inlassablement jusqu’au rupteur perché à 7.000 trs/min.

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Rien à redire non plus sur les freins aciers qui, malgré nos fortes sollicitations, se montrent toujours aussi performant sans jamais montrer de signe de fatigue. De quoi se poser des questions sur le réel intérêt des freins céramiques nettement plus couteux.

La Boxster 718 reste donc une machine à sensation, mais lorsqu’il s’agit de circuler en ville elle dévoile une toute autre facette. Très facile à conduire grâce à sa boite PDK et à ses contours bien visible, vous n’aurez aucun mal à circuler et à vous garer dans les petites rues ou les grand boulevards surpeuplés de la capitale. Rouler devient un jeu d’enfant, à tel point qu’on en oublie parfois qu’on est à bord d’une réelle sportive. Evidemment, elle n’en oublie pas non plus le sens pratique avec toujours ses 2 coffres disposés à l’avant et à l’arrière pour un espace total de chargement de 275 litres. De quoi emmener confortablement vos affaires pour un parfait weekend en amoureux… ou entre amis pour une sortie circuit !

Coté consommation, là encore la boite PDK a montré tous son savoir faire. Avec une consommation moyenne de 6,6 litres sur autoroute, le roadster s’en sort avec les honneurs. Evidemment en conduite sportive la consommation grimpe en flèche mais reste très honorable avec une moyenne de 12 litre/100km.

Et si…

… on se mettait déjà à rêver à une future version GTS offrant un supplément de caractère. La 718 excelle dans bien des domaines mais le 2.0 litres de 300 ch, bien que très efficace, manque d’un léger grain de folie.