TCR BeNeLux

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Rencontre avec Amaury Richard, le Frenchie qui monte

Après une première saison du TCR Benelux, nous avons posé quelques questions à l'un de ses acteurs en vue, Amaury Richard. Un jeune pilote d'outre-Quiévrain qui a su se mettre en valeur au volant de la VW Golf TCR alignée par le Delahaye Racing. Associé à un équipier dont le nom ne laisse personne indifférent dans nos contrées, Amaury a su se faire une place par son coup de volant sur la piste et sa sympathie en dehors.

Amaury, quel bilan tires-tu de cette saison 2016 ? As-tu atteint tes objectifs fixés en début d’année ?

« J’essaie de tirer un maximum de bilans positifs. En début de saison, j’avais beaucoup d’appréhension pour ce qui est de l’apprentissage d’une voiture de tourisme et particulièrement l’adaptation à la traction avant. Je pense avoir rempli mon contrat à ce niveau-là. On a pu voir tout au long de l’année que la performance était présente et j’arrivais (quand nous n’avions pas de malchance) à constamment jouer aux avant-postes. Je ne m’étais pas fixé d’objectifs de résultats en début d’année. Ils sont venus en milieu de saison lorsqu’on a vu que nous pouvions être performants. Je me suis alors mis à la poursuite du titre en junior. Une nouvelle fois, la malchance a joué un rôle décisif. »

Tu as pu affronter des vrais spécialistes du super-tourisme comme Radermecker, Monteiro, Micheliz, Corthals & Co, as-tu été surpris par le niveau du championnat  TCR Benelux ?

« La confrontation à de grandes pointures du sport auto comme Michelisz, Monteiro ou Coronel a vraiment été un plus ! Se bagarrer en pister avec eux ne peut être que positif dans ce rude apprentissage de la ’’touring car’’. Et cela a une nouvelle fois prouvé que le niveau général du championnat était extrêmement élevé malgré le faible nombre de voitures en piste. »

Tu partageais ton volant avec Didier Van Dalen, un nom très connu dans le sport auto belge. As-tu rencontré des difficultés à te faire une place ?

« Non, pas particulièrement. Je ne suis pas le genre de pilote à faire attention à cela. J’essaie de constamment donner le meilleur de moi-même, peu importe les personnes contre qui nous roulions. »

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© Jacques Letihon

Qu’as-tu pensé de ta monture, la Golf TCR et de l’équipe Delahaye ?

« Lors des premiers tests avec la Golf à la fin du mois d’avril, j’ai été agréablement surpris par la voiture. De plus, avec le Delahaye Racing Team que je connais extrêmement bien, nous avons beaucoup travaillé ensemble afin que je sois le plus confiant possible dans la voiture. Le passage d’une monoplace de 500 kilos à une voiture fermée de plus d’une tonne parait périlleux, mais il s’est fait en douceur dans mon cas. C’est ce qui m’a permis d’être performant dès le début de la saison. »

Quel travail spécifique as-tu dû accomplir pour adapter ton pilotage à cette traction ?

« Le pilotage est au final très différent, il faut bizarrement être très coulé avec la voiture, ne pas la brusquer. Le moindre patinage en sortie de virage nous fait directement perdre du temps, c’est pour cela que nous sommes très doux avec l’accélérateur en sortie de virage. Dès que nous sur-conduisons, nous perdons énormément de temps. »

Tu as manqué le titre de peu. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance du mauvais côté ?

« Le cardan qui casse dans le tour de chauffe lors de la dernière manche à Mettet alors que j’étais en pole a clairement joué une part importante dans la perte du titre. Mais si nous prenons du recul sur la saison en général, notre manque de régularité en Long Race nous a également fait perdre beaucoup de points. »

Quelle est ton opinion sur le fameux système « Make the grid » (qui sera abandonné pour 2017) ?

« Je n’ai jamais été fan du « Make the grid » et c’est peu dire. Quand on voit l’argent, le temps et l’énergie que nous mettons dans le sport auto, les résultats ne peuvent être décidés que sur la piste et pas autrement. »

© Jacques Letihon
© Jacques Letihon

Quel fut l’épreuve la plus marquante pour toi cette saison ? Quel circuit t’a le plus plu ?

« L’épreuve la plus marquante restera celle de Zandvoort. C’est la première fois de la saison que j’ai réellement pu me mettre en avant. Je finis 2ème derrière Mischelisz lors de ma première course sprint, un fait de course avec ce dernier me prive de ma première victoire pour le deuxième sprint. Zandvoort et Mettet sont deux circuits que j’ai particulièrement aimés, où je me suis directement senti à l’aise avec la voiture. »

Où peut-on s’attendre à te voir en 2017 ?

« Je croise les doigts afin de trouver les budgets nécessaires pour refaire le TCR Benelux avec Delahaye en 2017. Le cas échéant, j’espère me battre pour de nombreux titres comme le Junior, le Golf TCR Trophy, et bien sûr, le classement général. »

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