Ca y est, elle est enfin passée entre nos mains. Les huit mois d’attente pour cet essai en disent long sur le succès que rencontre la nouvelle née de BMW, ou plutôt le retour aux sources de son département “M”. Alors, cette M2, ça donne quoi? Et surtout, est-elle réellement la digne remplaçante de la 1M?

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Suite au succès rencontré par le constructeur avec sa 1M dans le passé, BMW se devait de proposer à nouveau une voiture « abordable » sous son blason M. Pour cette M2, à contrario de la 1M, pas d’édition limitée. Certes moins exclusive, elle n’en demeure pas pour autant moins agréable à contempler et à conduire. Grâce à la foule de composants récupérés directement de la M3, ce nouveau coupé a tout pour procurer des sensations que l’on pensait disparues avec le temps et l’évolution des voitures d’aujourd’hui.

© Nathan Paternotte

Avec l’arrivée de ce nouveau coupé sportif sur sa gamme, le constructeur à l’hélice nous a un petit peu rendu la M3 d’antan. Pourquoi cela? C’est très simple, et ça tient en deux raisons: Des dimensions plus petites et un prix d’achat “beaucoup” plus “accessible” que celui des nouvelles M3 et M4. En effet, en dehors de quelques petites options plus ou moins utiles, elle embarque pratiquement tout l’équipement de série, tel que le GPS Pro, le combiné d’instruments, les phares xénon, …

© Nathan Paternotte

Le seul petit regret: l’absence de freins carbone/céramique en option, qui, d’après les témoignages que nous avons pu recueillir, manquent grandement pour les amateurs de circuit. Pour un usage quotidien, les freins d’origine restent cependant la meilleure alternative sur le plan budget/efficacité.

Face à sa grande soeur la M4, “notre” M2 perd un peu plus de vingt centimètres sur la longueur et seize millimètres sur la largeur. Nonobstant ce régime minceur, la “M” d’entrée de gamme conserve les trains roulants de la M4 et également son différentiel autobloquant.

Sous le capot, elle hérite du bloc TwinPower de la M235i. Bien entendu, ce dernier a reçu trente chevaux supplémentaires, pour un total de 370 équidés. Avec donc 61 chevaux de moins que sur la M4, a-t-elle de quoi offrir autant de plaisir? La réponse est oui ! Grâce à son empattement plus court et aux quelques kilos gagnés, la M2 est une pure voiture plaisir, qui pourrait satisfaire les plus puristes d’entre nous. On a du couple à ne plus savoir qu’en faire, une boite manuelle parfaitement étagée, et, surtout, un agrément de conduite digne d’une véritable voiture de course.

© Nathan Paternotte

Le revers de la médaille, c’est le confort, qui se veut tout de même fortement réduit par rapport aux « M » plus haut de gamme ou même par rapport à une Série 2 classique. Le fait qu’il ne soit pas possible d’y ajouter une suspension adaptative y joue pour beaucoup.

Malgré tout, les assistances qui officient en mode comfort et sport permettent aux conducteurs d’exploiter pleinement leur “petite” propulsion. En effet, elles fonctionnent de manière à permettre des petits excès, mais à la moindre glissade du train arrière, la voiture reprend les devants et calme les ardeurs, sans pour autant aseptiser la conduite.

Malgré la puissance revue à la baisse en se basant sur celle de la M3, il est important de souligner que les consommations restent semblables, de l’ordre de 12/13l / 100 km.

A l’intérieur, la sensation d’être dans une véritable “M” ne se fait pas vraiment sentir. En effet, avec les sièges d’origine et le fait de ne pas voir la bosse sur le capot ainsi que les rétroviseurs spécifiques, on aurait plus l’impression d’être assis à bord d’une Série 2 on ne peut plus classique.

© Nathan Paternotte

Heureusement, on oublie vite ces détails lorsqu’on démarre le six en ligne, dont la mélodie nous fait faire un bond en arrière de quelques dizaines d’années. Quel bruit ! Même avec l’échappement d’origine, la sonorité est plus que satisfaisante et, selon nous, sonne beaucoup moins artificielle que sur la M3 que nous avons pu tester. On s’en demanderait même pourquoi y mettre les hauts parleurs Harman Kardon en option tant il est agréable d’entendre le ronronnement de la belle. 

Et si…

BMW était parvenu à nous proposer une voiture 100% plaisir et plus abordable financièrement? Dans tous les cas, nous ne pouvons que tirer notre chapeau au département //M pour cette réussite !