Ce championnat du monde 2017 risque d'être intéressant à plus d'un titre: quelques jeux de chaises musicales, un règlement technique assez modifié, et des repères à trouver. Des écuries comme Mercedes, Red Bull ou Ferrari vont se battre sur un terrain à présent légèrement différent. Mais d'autres écuries pourraient également avoir un rôle d'outsider plus important qu'il n'y paraît. Regardons les forces en présence.

  • Mercedes AMG Petronas Motorsports:

1 Lewis HAMILTON: Il a la chance d’être dans l’écurie de pointe, c’est un fait. Son pilotage, souvent qualifié d’agressif, a au moins le mérite de l’avoir emmené à un titre de vice-champion du monde l’an passé. Statistiquement, il serait celui qui a le plus de chances de remporter le titre en 2017 si la supériorité des monoplaces à l’étoile continue. Son gros défaut? Un manque de lucidité lorsqu’il est poussé dans ses retranchements, ce qui nous a donné droit à quelques courses piteuses lorsque l’on est spectateur. Et la perte de quelques points précieux, comme en 2007 où, à cause d’une erreur au GP de Chine, il perd le point qui offrira le titre à Räikkönen quelques courses plus tard (110 contre 109 pts). Une image people trop bling-bling lui a également fait perdre l’aura dont il jouissait à ses débuts en F1. Pour Lewis, 2017 peut être l’année de la consécration mais aussi celle d’une lente descente en termes de performances et de sportivité. Son image bling-bling lui assurant quelques buzz, il faudra surveiller cette année la psyché de Lewis. S’il redevient psychiquement stable, il sera imbattable.

© Mercedes

2 Valtteri BOTTAS: Vainqueur du championnat de GP3 Series 2011, il débute chez
Williams en 2013 et obtient de rares podiums l’année suivante. En 4 ans, il dépasse les 400 points inscrits (nouvelle notation de points s’entend) durant sa carrière en F1 en 2016, ce qui fait de lui le pilote ayant totalisé le plus de points sans jamais avoir gagné de Grand Prix. Sa présence aux côtés de Hamilton me fait penser à l’époque de Nelson Piquet chez Williams qui souhaitait n’avoir qu’un coéquipier de niveau moyen pour attirer toutes les forces vives autour de lui. Un pilote suffisamment rapide pour marquer des points, mais pas assez pour ennuyer Lewis. De deux choses l’une: ou Bottas, profitant de faits de course, se transforme en une doublure de Rosberg et titille le Britannique, soit il finira sa carrière comme un coéquipier de star, sans possibilité de jouer le titre un jour. Sa trajectoire pourrait rappeler celle de Riccardo Patrese dans les années 90 : sans cesse posé en second pilote (hormis l’année où son équipier De Angelis se tuera en essais privés avec une Brabham médiocre), il ne pourra postuler qu’à un Top 5 final, ou, avec de la chance, un titre honorifique de vice-champion. Je reste cependant sceptique sur ce que le Finlandais pourrait apporter à Mercedes si ce n’est un peu plus de sérénité au sein du duo de pilotes. Et quelques points.

  • RED BULL Racing – Tag Heuer/Renault

3 Daniel Ricciardo: Ricciardo a démontré de bonnes choses l’an passé. L’arrivée tonitruante de Verstappen l’a obligé à se remettre en question. Mais il a un potentiel énorme. Il me rappelle Carlos Reutemann, fin des années 70, début des années 80. Toujours rapide, capable de viser un podium régulièrement, mais avec toujours d’autres gros bras se battant devant et l’empêchant d’accéder au titre ultime, notamment en 1980 où, il perd pour 1 petit point le championnat, face à un Piquet chanceux. Ricciardo est un peu comme l’ancien pilote argentin: accrocheur, rapide, accessible. S’il travaille d’arrache-pied, il sera incontestablement le leader de cette écurie. Tout va dépendre maintenant du matériel qui lui sera fourni. Néanmoins, il sera, avec son coéquipier et les deux Ferrari, l’une des épines les plus piquantes dans le pied d’Hamilton.

© Red Bull

4 Max Verstappen: On passera sur ses qualités éthiques décriées de nombreuses fois, que l’on mettra sur le coup des hormones diffusées à large échelle dans le corps d’un très jeune homme de son âge, et d’un manque d’expérience malgré tout. Cependant, on pourrait affirmer qu’un jour, ce gars sera champion, une fois ses défauts de jeunesse effacés. Un « gamin » pétri d’un talent remarquable, qui, lorsqu’il il réussit à se concentrer sur ses départs et ses courses démontre une pointe de vitesse et une qualité de jugement de la piste tout bonnement exceptionnelles pour un pilote de F1 de son âge. Il tentera encore crânement sa chance cette année. reste à voir comment il va s’adapter à une monture à priori plus large et lourde, avec plus d’appuis. En tout cas, il signera de la victoire en 2017, car il possède l’ADN de la course. Et beaucoup d’argent. Mais de talent aussi. Un rival sérieux pour Hamilton, mais aussi pour Ricciardo.

  • Scuderia FERRARI 

5 Kimi Räikkönen: Oscillant depuis 2008 entre la troisième et la 6ème place finale, nombre de spectateurs le décrient comme ne pouvant plus gagner d’autres titres. C’est oublier que le Flying Finn est le second meilleur pilote de tout les temps concernant le nombre de meilleurs tours en course, derrière le seul Schumacher. Le problème de Kimi, c’est une certaine poisse, et encore un manque de collaboration plus étroit avec ses ingénieurs. Kimi, à l’instar d’un Senna ou d’un Lauda, sait ce qu’il faut à sa monoplace. Mais parfois, ses idées et sa manière de piloter procurent de vrais casse-têtes techniques à son équipe. Et il se retrouve avec un châssis pas ajusté comme il le voudrait ou alors subit quelques défauts de pièces mécaniques toutes simples. Plus rapide que Vettel l’an passé, il finit à une anonyme sixième place, peu révélatrice du talent du pilote natif d’Espoo. Mais avec le nouveau règlement technique et le changement de taille des pneus, Räikko va retrouver des conditions plus propices à son type particulier de pilotage (des entrées de virage quasi cubiques avec des vitesses de sorties énormes, en survirage léger, à son époque McLaren). Reste à voir si la Scuderia va enfin sortir de la torpeur dans laquelle elle baigne depuis quelques saisons, et nous produire une monoplace aussi impressionnante que les hypercars qu’elle produit pour de richissimes conducteurs. Il ne reste plus beaucoup de temps à Kimi pour signer un second titre. 2017 pourrait-être cette année, s’il retrouve des sensations qui lui conviennent à 100%.

© Ferrari

6 Sebastian Vettel: Le quadruple champion du monde a vu l’an passé sa saison gâchée par des événements de toutes sortes, et les frictions avec Verstappen Junior n’ont rien arrangé. Malgré la domination outrancière des Mercedes et le retour en forme des Red Bull, le prodige allemand fut un des seuls pilotes à prendre les courses l’une après l’autre, donnant toujours 150% de son potentiel. Si le châssis Ferrari est excellent, son pilotage devrait suffire à le rendre exceptionnel. L’éventualité d’un cinquième titre est largement à sa portée. L’entente avec Räikkönen est très bonne, et si la Scuderia a réussi a se maintenir en gros outsider, signant quelques belles perfs, cette entente technique n’y est pas étrangère. Reste à Ferrari de lui fournir un matériel performant dès le premier GP.

  • Sahara FORCE India F1 Team/Mercedes: 

7 Sergio Pérez: À l’image de Force India, Pérez, certes venu à la F1 avec de l’argent frais me fait penser à des pilotes venus en F1 comme Barrichello, pilote payant à ses débuts chez Jordan. Le même type de pilotage: inexpérimentés, jeunes et fougueux, prenant de mauvaises décisions. Et un jour, sous la douche, devant leur télé, ou au restaurant un éclair de lucidité, et tout deux se sont mis au boulot. Et Rubens, certes, devenu (super) second pilote pour Schumi a fini deux fois vice champion du monde. Lors d’une course à Donington, sur Jordan, il était le seul à suivre Senna sous un déluge de pluie, en pneus slicks, au début des années 90. Pérez, lors d’un grand prix de Malaysie resté fameux, fut le seul à suivre et rattraper Alonso et sa Ferrari, et sans une petite erreur du Mexicain, il aurait signé une première victoire d’ampleur. Il y a un peu de Pironi d’ailleurs chez Pérez: une carrière qui démarre tout doucement et qui va finir par éclater au grand jour. Et Pérez le fait lui, avec une « simple » Force India ». Il est le  6ème de 2016, le « meilleur des autres », c’est à dire qui n’a ni Ferrari, ni Mercedes, ni Red Bull. Lui, il peut venir sérieusement jouer les trouble-fêtes. Et en fonction des différents faits de course à venir, un podium est largement à sa portée en 2017. Si Force India continue à lui fournir un matériel de plus en plus performant..

© Force India

8 Esteban Ocon: À montré un potentiel certain en formules de promotion, et un intérêt appuyé de la part de grosses pointures comme Ferrari ou Mercedes, et, dans une moindre mesure, par Manor, qui lui aura donné sa chance en 2016, finissant 23ème. Vu comme ça, c’est pas terrible. Mais c’est la Manor qui n’était pas au top. Une véritable calamité au volant de laquelle il aura accompli quelques passes d’armes énormes, certes, en fin de peloton. Suffisant pour signer un contrat de second pilote dans l’écurie montante Sahara Force India. Ce n’est pas la meilleure des monoplaces, mais elle mue par un excellent moteur. Et avec l’expérience qui s’accumulera, Ocon risque de devenir plus qu’un outsider dans les 5 ans à venir.

  • Williams Martini Racing

9 Felipe Massa: nous savions avant l’annonce officielle que Massa continuerait chez Williams suite à la disparition curieuse de Rosberg chez Mercedes. Que dire de Felipe?  Il a notamment disputé 250 Grands Prix de Formule 1 depuis 2002 et a décroché onze victoires avec un titre de vice-champion en 2008. Très agressif depuis ses débuts en sport automobile, son style de pilotage s’adoucit après son arrivée chez Ferrari en 2003. Au cours de la saison 2012, il confie avoir du mal à accorder son pilotage trop sévère à sa monoplace. En 2014, à la suite du changement de réglementation, Massa déclare devoir adapter son style car les nouveaux moteurs développent plus de couple et les voitures disposent de moins d’appuis aérodynamiques. Enfin il déclare en 2015 que son accident de 2009 n’a pas changé sa façon de piloter. Felipe Massa est réputé pour être un pilote très malchanceux en raison de ses nombreux abandons et erreurs de stratégie non voulues par lui-même mais son écurie: il possède plus de pole positions que de victoires (16 contre 11), et en rôle de deuxième pilote, il a plusieurs fois reçu une consigne d’équipe lui intimant de laisser passer son leader en course, comme en 2010 chez Ferrari ou en 2014, chez Williams. Champion du monde durant 30 secondes en 2008 avant un renversement de situation abracadabrantesque (au point même que certains spécialistes se sont demandé s’il ne s’agissait pas d’un scénario écrit à l’avance!), il a peut-être laissé passer sa chance. Néanmoins, l’émulation avec Lance Stroll, son nouveau coéquipier devrait le remotiver. Si la FW40 se montre moins rétive et évolue au court de l’année, Massa pourrait bien retrouver le chemin des podiums. À l’instar de Räikkönen, les nouvelles mesures techniques prises pourraient mieux correspondre au style de pilotage scheckterien de ses débuts (Jody Schekter fut le seul champion du monde sud-africain en F1, en 1979 chez Ferrari, devant le regretté Gilles Villeneuve. Jody avait aussi la réputation d’un pilote dur aux décisions parfois erratiques).

© Williams

10 Lance Stroll: de la graine de champion. Comme Chase Elliott l’a fait en NASCAR, il va débarquer en F1 et certainement claquer des performances hallucinantes. Son seul souci à gérer sera justement cela: quasi tous les amateurs et le paddock attendent de voir Stroll à l’oeuvre. Une pression médiatique qu’il devra gérer au mieux.  Il est placé dans la Ferrari Driver Academy à l’âge de neuf ans! Il passe à la monoplace en 2014, en rejoignant le championnat d’Italie de Formule 4. Dès sa première saison, à l’âge de quinze ans, il est sacré champion après avoir largement dominé ses rivaux, comptant dix victoires en dix-sept courses.  Vainqueur du championnat d’Europe de Formule 3 en 2016, il effectue ses débuts en Formule 1 en 2017 chez Williams F1 Team. Une perle rare.

  • McLaren Honda formula 1 Team

11 Stoffel Vandoorne: il aura mangé longtemps son pain noir et rongé ses freins en tant que pilote de réserve avant d’être enfin titularisé. Pilote au style fluide, éclectique dans sa manière d’appréhender la situation sur un moment de course spécifique, rapide et décomplexé, on se demandait pourquoi ce pilote, au style proche de celui de Jacky Ickx, n’était pas titulaire dans la catégorie reine de la monoplace. Une hérésie! Stoffel possède à présent son destin en mains, et les rares fois ou il a couru, il n’aura pas eu à rougir de la comparaison avec d’autres pilotes, loin de là. La seule préoccupation du Belge sera de savoir si le bloc nippon équipant la McLaren se montrera enfin à la hauteur du châssis (avec un peu de rigidité en plus pour ce dernier). Bon, on peut se dire que lorsque dans les années 90, McLaren a signé avec un bloc Mercedes (ex-Illmor), il aura fallu quelque 4 ans et demi avant de devenir la référence grâce notamment au Flying Finn Mika Häkkinen. Mais chez McLaren, on travaille, et 24h/24. La remontée des performances de l’écurie en fin de saison laissait augurer du bon. Maintenant, l’objectif pour les Britanniques est de revenir a minima la quatrième force du plateau. Et c’est faisable.

© McLaren

12 Fernando Alonso: Nando, ne nous leurrons pas, est sur sa fin de carrière. Mais il a l’expérience, le talent et encore un peu d’envie. Il ne lâchera rien, surtout si sa monture crû 2017 sait être plus performante qu’en 2016. Double champion du monde, on le sent un peu frustré de ces dernières années passées au volant de monoplaces pas assez performantes à son goût. Le début de saison nous donnera de meilleures clefs pour noter la motivation réelle de Fernando pour la F1.

  • Scuderia Toro Rosso / Renault: 

13 Daniil Kvyat: Vice-champion en Eurocup Formula Renault 2.0 2012 et champion de GP3 Series 2013, il débute en Formule 1 avec la Scuderia Toro Rosso au Grand Prix d’Australie 2014 et rejoint l’écurie Red Bull Racing l’année suivante, aux côtés de l’Australien Daniel Ricciardo. Le 5 mai 2016, Red Bull annonce sa décision avec effet immédiat de transférer Daniil Kvyat chez Toro Rosso. Le problème, c’est que le Russe peut le meilleur comme le pire. C’est, dans l’ensemble, un pilote aux compétences réelles mais qu’il n’arrive pas à mettre en valeur. Sa « rétrogradation » chez Toro Rosso ne l’aida pas réellement à se remettre sur les rails. 14éme au général final de 2016, il sera condamné à l’exploit s’il veut sortir du ventre mou du peloton.

© Toro Rosso

14 Carlos Sainz Junior: le fils de l’emblématique Carlos Sainz Senior a besoin d’encore plus d’expérience, et de culot. Son pilotage est fluide, mais la concentration a tendance à parfois s’évaporer, lui faisant rater des performances honorables. Mais son coup de volant semble prometteur. Toro Rosso n’étant plus une sorte de placard pour pilotes choisis ou payants, Junior est en mesure de commencer à montrer plus régulièrement de belles choses en piste.

  • HAAS F1 Team/Ferrari 

15 Romain Grosjean: début 2016, la mass media se faisait les choux gras de la presse people et condamnait d’avance ET Grosjean ET l’équipe « d’amerloques sans expérience ». 6 mois plus tard, les langues de vipères furent rangées, et l’ensemble du paddock félicita cette nouvelle petite écurie pour les points inscrits et une vision, certes, encore candide de la F1, mais qui a montré qu’aux States on ne faisait pas que tourner en rond (ce qui est bien plus difficile a faire qu’il n’y parait). La HAAS finit 8ème au général, soit juste deux places derrière Force India, et Grosjean 13ème, avec 29 points inscrits. On y voyait la rivale de Manor, elle fut celle de McLaren. Le pilotage de Romain s’est assagi, et avec une meilleure compréhension des rouages de la politique et de la technique de la F1, Haas, lié à la fourniture moteur Ferrari peut fournir une monoplace plus exotique et plus efficace pour 2017. Romain, mari et papa heureux est à présent serein. Et à l’instar d’un John Watson dans les années 70 sur une Penske sur laquelle personne ne pariait (et qui a remporté un GP au nez et à la barbe des meilleurs), Romain peut miser, malgré l’inexpérience de l’équipe et une monoplace moyenne sur de belles passes d’armes à jouer, et avec un peu de chance, pourquoi pas un top 5, voire un podium, au gré de faits de courses? Ce sera en tout cas un des pilotes à suivre car Romain reste un pilote rapide, et sans concessions. et c’est lui qui sauvera peut-être encore Haas d’une ramasse à la Manor.

© Haas

16 Kevin Magnussen: on ne peut pas dire du Danois que c’est un pilote moyen, voire médiocre en certaines occasions. Non. Quand on est pilote de F1, on est, par la force des choses, un bon pilote, on appartient au gotha de ceux-ci. Mais Magnussen a encore quelques lacunes en F1, qu’il comble par une tendance soit au surpilotage, soit au sous-pilotage. Il devra se montrer sous son meilleur jour chez Haas, surtout face à Grosjean, très rapide sur la Haas lorsque celle-ci le lui permettait.

  • Renault Sport Formula 1 Team

17/18: Nico Hülkenberg et Jolyon Palmer:  Malheureusement pour les deux pilotes, le team Renault Sport est loin de son lustre d’antan, et la faiblesse de la monoplace bride les envies et performances des pilotes. Il m’apparaît peu probable que la situation se renverse en 2017, qui devrait de nouveau se transformer en long chemin de croix pour tenter, éventuellement d’arracher quelques unités en fin d’année. À l’instar de Sauber, la bataille se situera en fond de grille pour essayer de ne pas finir dans les derniers. Hulkenberg pourrait être un déclencheur avec ses qualités de pilote mais le jeune Palmer est loin d’être fantastique. Peu de moyens, une image peu flatteuse, le challenge des pilotes Renault sera lourd à relever : redorer patiemment le blason d’un constructeur qui fut au sommet à une époque.

© Renault
  • SAUBER F1 Team / Ferrari:

Depuis l’éviction pour raisons financières de Kamui Kobayashi, et l’arrivée à un poste décisionnaire de Monisha Kaltendorn, Sauber F1 est devenue l’ombre d’elle-même, ne pouvant produire que des monoplaces aux châssis médiocres, à peine sauvées par le bloc turbo provenant de chez Ferrari. Wherlein pourrait accrocher peut-être une fois une dixième place, mais la probabilité est faible, malgré tout le talent du pilote.

19/20: Marcus Ericsson et Pascal Wherlein:  Ils devront composer avec l’échec cuisant de la saison précédente. Sans changement intégral de l’équipe de direction, Ericsson et Wherlein ne pourront guère faire mieux que de longs warms-ups tout au long de la saison, en fin de peloton. Et sans un apport financier gigantesque qui permettrait à Sauber de sortir de l’impasse, cette écurie risque de sombrer définitivement et d’anéantir des décennies d’efforts d’un des derniers artisans de la F1, Peter Sauber, son créateur.

  • Manor Racing MRT / Mercedes

Le 6 janvier 2017, Manor Racing est placée sous administration judiciaire, compromettant fortement la participation de l’équipe pour la saison 2017. Désargentée, sans le niveau pour courir, nous ne verrons sans doute pas les monoplaces Manor en cette année 2017. Dommage, car avec le bloc Mercedes, Manor aurait pu mettre une claque à Sauber et Renault.

Avec l’Arlésienne Felipe Massa, et le nouveau règlement technique, les cartes semblent redistribuées pour 2017, un titre qui semble pourtant d’ores et déjà promis à Hamilton. Mais derrière, Ferrari et Red Bull ne sont pas en reste.