Avec Liberty espérant terminer son rachat de la F1 plus tard ce mois-ci, l'accent est maintenant mis sur la façon dont il va secouer le sport dans le but d'améliorer la présence de "petites" écuries et leur popularité et d'augmenter les revenus dévolus à celles-ci.

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Une idée envisagée est qu’il y aurait une répartition beaucoup plus équitable des revenus commerciaux de la F1, ce qui pourrait signifier la fin des paiements historiques qui ont été versés aux équipes les plus âgées; mais là où le bât blesse, c’est que ce sont des écuries, de par leur image d’excellence depuis de nombreuses années (début des années 50 pour la firme du Commendatore) et qui ont porté à bout de bras des pans entiers de la discipline avant qu’Ecclestone ne la hiérarchise et l’organise sérieusement.

Ferrari, donc, reçoit plus de 90 millions de dollars en droit à l’image et en « prime » pour être un acteur décisionnel et d’image de luxe de la F1 – un chiffre qui représente plus du double des écuries modestes comme Manor et Sauber qui, au passage, jouissent de beaucoup moins de prestige (hormis peut-être Sauber, qui a aussi produit du bon en Endurance à sa grande époque) et de résultats, et sont donc peu souvent présentes à l’antenne, ce que les sponsors n’apprécient pas trop.

Le directeur général de Liberty, Greg Maffei, a maintenant suggéré que le moment est venu d’une distribution égale de cet argent et que Ferrari devrait penser à accepter un tel changement parce qu’il y aura des avantages qui viennent d’une F1 plus compétitive, par des revenus de commandite accrus. Ferrari garderait son aura mondiale en WEC (GT) et par la livraison d’hypercars de luxe, tout en arborant le Cavallino Rampante sur la catégorie reine.

« Si vous êtes « un Ferrari », vous avez d’énormes revenus de parrainage qui vont directement dans votre poche« , a déclaré Maffei, selon Forbes. « Cela va être impacté plus positivement par de grandes courses. Là aussi, il restera à le démontrer en piste, mais je suis certain que viser les écuries un peu fragiles financièrement avec une meilleure répartition des richesses peut relancer la F1. » Un tifosi exprimait sur FB, je cite: « Mais a Maranello, on tire grise mine, surtout de ne pas réussir à produire une monoplace non pas excellente, mais exceptionnelle pour avoir de réelles chances de battre Mercedes. Cet argent, ça servait à faire de multiples simulations, ça faisait bosser du monde aussi. L’idée est bonne, mais il faudrait l’appliquer à toutes les écuries, via un pot commun, redistribué à parts égales ». Certes, demander l’avis d’un tifosi italien habitant pas loin de Maranello est loin de l’objectivité réelle, mais le questionnement ainsi posé permet en effet d’ouvrir d’autres pistes de suggestions.

« Alors penser à équilibrer les paiements par équipe, donnera une chance et une motivation un peu plus équilibrée et créera plus d’équité pour les autres équipes« . renchérit Maffei.

Chez Ferrari on ne dit mot, et la question de mettre en lumière médiatiquement cette annonce « directos » sur les Italiens fait pour le moment ruer dans les brancards.

Pour rappel, la Scuderia Ferrari c’est, en F1:

Courses disputées : 929
Points marqués : 6659.5
Titres constructeurs : 16
Titres pilotes : 15
Victoires en Grands Prix : 224
Podiums : 707
Pole positions : 208
Meilleurs tours en course : 237 (dont 43 en 6 ans par le seul Kimi Räikkönen)